Affiche Sopra Banking

Sopra Banking Software : la référence européenne des systèmes de paiement

Dossier : Dossier FFEMagazine N°724
Par Bernard RAMÉ

Que dit l’Europe sur les moyens de paiement ?

On ne peut pas aujourd’hui aborder la question des moyens de paiement sans le cadre européen.

Au cours de ces dix dernières années, la politique européenne a été structurée par deux grandes mesures : la mise en place de l’espace unique des paiements en Europe (SEPA) et les directives de services de paiement (DSP).

Le SEPA a harmonisé les virements et les prélèvements dans tous les pays européens.
Quel est le but des directives ?

LES MOYENS ET SYSTÈMES DE PAIEMENT SONT ENTRÉS DANS L’ÈRE DE L’INDUSTRIALISATION “ SERVICIELLE ”.

L’apparition des nouvelles technologies s’est traduite par l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché et par de nouveaux besoins et comportements des usagers.

Elle a nécessité de réguler ces activités en recherchant l’équilibre incessant entre le volet sécurité et le volet innovation.

Quel est votre rôle ?

Sopra Banking Software est spécialisé dans les logiciels bancaires. En application de la réglementation européenne, nous sommes amenés à développer des solutions pour tous les instruments de paiements, pour les banques et les nouveaux acteurs.

Le secteur bancaire doit-il changer ces moyens de paiement ?

Les banques doivent se mettre en conformité réglementaire, créer de nouveaux services, réduire leurs coûts, mutualiser les investissements et faire face aux nouveaux entrants.

Dans un tel contexte, elles ont l’obligation de revoir leur système de paiement, de créer de vraies « usines de paiement » et des banques digitales.

Qu’entendez-vous par usine de paiement ?

Sa raison d’être est « processer de bout en bout » les opérations de paiement pour une ou plusieurs banques. Elle doit comme les nouvelles usines industrielles savoir combiner standardisation et personnalisation, processing et services, pour faire du sur-mesure de masse.

Comment ces usines de paiement peuvent-elles faire du sur-mesure ?

Si l’usine de paiement veut supporter du sur-mesure, elle doit être hautement paramétrable et configurable. Elle doit permettre à la demande des banques de désactiver, d’ajouter ou d’intégrer telle ou telle fonction bancaire.

Qu’est-ce qui vous différencie par rapport aux autres acteurs ?

Pour réduire les coûts des établissements financiers et offrir de nouveaux services aux clients, Sopra Banking Software propose une approche « de bout en bout » et « progicielle ».

Nous déclinons une expertise de A jusqu’à Z avec notamment une démarche de conseil en amont pour aider les banques dans la refonte ou dans la conception de leur système d’information.

Quelles sont les banques que vous avez accompagnées ?

Dans le domaine des virements et des prélèvements, Sopra Banking Software équipe aujourd’hui 50 banques dans 8 pays de l’espace unique européen, notamment en France et au Benelux.

Nous sommes l’acteur ayant le plus de références européennes.

Équipez-vous des banques de toutes les tailles ?

Parmi nos clients, on peut citer la Société Générale, la Banque Postale, LCL ou la Banque de France où nous sommes en train d’installer nos solutions pour traiter tous les paiements de l’État.

DES MILLIONS D’OPÉRATIONS

« La Société Générale traite avec nos solutions 1,5 milliard d’opérations de paiement par an et la Banque Postale 1,3 milliard. Certains de nos clients traitent en pointe entre 16 et 20 millions d’opérations par jour. La Banque de France nous a retenus pour traiter 40 millions d’opérations en une journée », explique Bernard Ramé.

Nos clients sont aussi des banques directes ou les filiales européennes des grands établissements internationaux.

Nous sommes aujourd’hui capables d’équiper de grandes ou de petites banques avec la même solution ; ce qui en démontre sa fiabilité et sa flexibilité. En 2018, un paiement sur deux en France passera par nos solutions.

Quelle est votre dernière opération marquante ?

La Société Générale et La Banque Postale avaient déjà mutualisé leurs traitements cartes en 2007, en créant Transactis pour les opérer.

En 2016, elles ont décidé de disposer d’une plate-forme commune de traitement de leurs opérations de virement et de prélèvement en s’appuyant sur nos progiciels.

Tournez-vous votre activité à l’étranger ?

En équipant en France deux grandes banques qui représentent 25 % du marché des paiements, nous sommes devenus une référence indiscutable en Europe pour traiter des grands volumes de paiement.

Comment assurez-vous la sécurité de vos solutions ?

Nous englobons dans nos logiciels des solutions de lutte contre la fraude, le blanchiment et le terrorisme dans le respect des conditions réglementaires.

Tout est fait pour garantir et surveiller le bon fonctionnement technique, législatif et applicatif de nos applications.

Comment voyez-vous l’évolution des moyens de paiement ?

En Europe, comme dans les autres parties du monde, les parties prenantes évoquent de plus en plus le paiement immédiat. En novembre 2017, les instances européennes ont ainsi prévu le lancement de l’Instant Payment.

Dans le même temps, avec la DSP2, les banques vont devoir ouvrir l’accès aux comptes pour permettre à des tiers d’initier des paiements. La combinaison de l’Instant Payment et de la DPS2 risque de bouleverser le paysage.

« DANS LE DOMAINE DES VIREMENTS ET DES PRÉLÈVEMENTS, SOPRA BANKING SOFTWARE ÉQUIPE AVEC SES PROGICIELS 50 BANQUES DANS 8 PAYS DE L’ESPACE UNIQUE EUROPÉEN, NOTAMMENT EN FRANCE ET AU BENELUX » CONFIE BERNARD RAMÉ.

Comment accompagnerez-vous cette évolution ?

Sopra Banking Software a déjà évolué vers l’instantanéité ! Nous déployons le paiement immédiat dans nos logiciels utilisés par la Société Générale et la Banque Postale. En mettant en œuvre la réglementation européenne pour un quart du marché français, nous nous donnons ainsi un avantage concurrentiel significatif.

Quel sera le prochain défi technologique ?

L’organe européen de gouvernance des paiements engage des études sur les factures électroniques.

À la fin de l’année 2017, il espère édicter de nouvelles normes pour intégrer la facturation dans une chaîne de valeur complète du paiement.

Comment voyez-vous l’avenir du paiement ?

Il existe aujourd’hui deux grandes catégories de paiements, d’un côté les cartes et de l’autre les virements et les prélèvements. Dans les années à venir, nous évoluerons vers le mix paiement.

Tous les acteurs devront être capables de proposer et de combiner tous les instruments de paiement.

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