Pour convaincre hors de France

Dossier : La médecine à quel prix ?Magazine N°633
Par François-Xavier MARTIN (63)

Dans tous les pays, de plus en plus d’étudiants souhaitent pouvoir obtenir des diplômes reconnus à leur juste valeur dans le monde entier ; cela leur permet ensuite d’entreprendre des études complémentaires ou travailler hors de chez eux.

Pour nos jeunes camarades, le diplôme de l’X doit être le même sésame que celui apporté par les universités étrangères les plus réputées ; c’est ainsi que notre École peut attirer d’excellents étudiants de tous pays à Palaiseau.

Cette ambition est parfaitement justifiée puisque la réforme X 2000 a déjà mis en place la plupart des recommandations contenues dans les études internationales les plus récentes sur la formation idéale des ingénieurs du xxième siècle.

Pour convaincre hors de France nos interlocuteurs de la valeur de la formation polytechnicienne, il est indispensable d’aller au-delà d’une simple promotion de « l’ingénieur à la française » et d’expliquer les qualités spécifiques du nouveau cursus en employant les termes du schéma LMD (licence-master *-doctorat) adopté par toutes les grandes institutions mondiales. Dans ce contexte, la sélectivité et la qualité du cycle polytechnicien qui se termine à bac + 6 ou 7 lui permettent de revendiquer un statut équivalent à celui des meilleurs parcours étrangers de durée voisine.

Insistons en particulier sur le fait que la combinaison du diplôme de fin de 3ème année de l'X que l’on pourrait appeler « master de sciences et de direction technologique », en anglais MSTA et du master spécialisé obtenu en fin de « 4 année » garantit une des meilleures préparations mondiales à des responsabilités dans le domaine des hautes technologies, face à la classique association « diplôme scientifique ou technique + MBA » plutôt adaptée à des activités plus établies et donc plus facilement planifiables.
Bien entendu, à l’international, toute explication qui tendrait à opposer universités et grandes écoles françaises passerait pour picrocholine et serait totalement contre-productive. Évoquons plutôt une coexistence entre universités à admission libre (les universités actuelles) et universités à admission sélective (les grandes écoles et certaines universités ou facultés), et présentons les classes préparatoires pour ce qu’elles sont en fait : un premier cycle universitaire d’excellence.

* Terme utilisé dans le monde entier, et en particulier par l’Éducation nationale française, pour désigner un diplôme délivré après 5 années d’études supérieures : 3 années de licence (ex-DEUG + licence) + 1 année de master 1 (ex-maîtrise) + 1 année de master 2 (ex-DEA ou DESS).


Jardin de l'hôtel-Dieu

En savoir plus sur Internet

Cercle Santé-Société

Guy VALLANCIEN, président du Cercle,
Didier BAZZOCCHI, Joël BOUFFIES,
Francis BRUNELLE, Denis CASTAING,
Jean-Marc DANIEL (74), Claude EVIN,
Jean-François GIRARD, Jean-Alexis
GRIMAUD, Marc GUILLAUME (60),
Élisabeth HUBERT, Stanislas JOHANET,
Claude LE PEN, Jean-Hervé LORENZI,
Jacques MEURETTE, François SARKOZY,
Didier TABUTEAU (78), François THEPOT,
Laurent ZARNITSKY et
Jean-Claude PRAGER (64), délégué général.

Une sélection de sites où trouver des compléments d’information sur le thème de la Santé.

Le Cercle Santé-Société : www.cerclesantesociete.fr

CNAM : degsante.cnam.fr/fr/equipe/kervasdoue/

• X-Sursaut : x-sursaut.polytechnique.org

• La CADES : www.cades.fr

• Europe : www.ehealthinitiative.eu

À lire

Anissa AFRITE, Laure COM-RUELLE, Zeynep OR, Thomas RENAUD :
L'hospitalisation à domicile, une alternative économique pour les soins de suite et de réadaptation.
Étude de l’iIRDES : Questions d’économie de la santé, février 2007.

Guy VALLANCIEN et alii : La révolution médicale, Seuil, 2003.

Jean-Claude PRAGER, Didier BAZZOCHI et Marc GUILLAUME :
Économie de la santé, une réforme ? Non ! Une révolution !
Cercle des Économistes, 2004.

Didier TABUTEAU : Les contes de Ségur : les coulisses de la politique de santé (1988-2006), Ophris, 2006.

Groupe de travail
X-Sursaut Santé

Pierre BIVAS (84),
Marie-Louise CASADEMONT (74),
Jean-Marc DANIEL (74),
Raoul de SAINT-VENANT (73),
rapporteur, Marc IDELSON (83),
Hubert LÉVY-LAMBERT (53),
Laurent PAPIERNIK (92),
Jean-Claude PRAGER (64),
Guy VALLANCIEN, Michel VILLAC (70)
et Thierry ZYLBERBERG (78).

 

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