L’École au service de la nation

Dossier : ÉditorialMagazine N°699 Novembre 2014
Par Laurent BILLÈS-GARABÉDIAN (83)

À quoi sert l’École poly­tech­nique ? Dix jours séparent cette ques­tion posée par un rap­port par­le­men­taire de la Com­mis­sion des finances de l’Assemblée natio­nale de l’attribution du prix Nobel d’économie à notre cama­rade Jean Tirole (73), que nous saluons très chaleureusement.

Ce rap­port a « tiré la ficelle » à par­tir du rem­bour­se­ment de la pan­toufle. Ques­tion tran­chée puisqu’on sait que, depuis l’an der­nier, le réta­blis­se­ment de la pan­toufle a été déci­dé pour les élèves n’entrant pas au ser­vice de l’État.

Mais ce rap­port s’interroge avant tout sur le lien entre l’École et la Nation, la place des corps scien­ti­fiques et tech­niques, et de façon plus géné­rale de la ques­tion de « la com­mande de l’État » à l’École polytechnique.

L’École a éla­bo­ré une feuille de route stratégique.

Avec les moyens à sa dis­po­si­tion, quel peut être son posi­tion­ne­ment dans la com­pé­ti­tion mon­diale de l’enseignement supé­rieur ? Et si les moyens à dis­po­si­tion ne sont pas suf­fi­sants à terme, voire en décrois­sance, où aller cher­cher les moyens com­plé­men­taires nécessaires ?

Ce que sou­ligne et demande le rap­port est plu­tôt au niveau de « l’actionnaire ».

Dans le por­te­feuille d’objectifs, d’activités et de res­sources de notre pays, quels sont les choix stra­té­giques, quels sont les mis­sions et objec­tifs confiés à l’École poly­tech­nique, quelles res­sources lui allouer et quel en est le retour attendu ?

C’est en affi­chant clai­re­ment les objec­tifs et les moyens et en les assu­mant que l’on pour­ra défi­nir l’avenir de l’École au ser­vice de l’intérêt géné­ral de la Nation, de l’innovation, de la conquête de mar­chés à l’international et de la créa­tion d’emplois.

Il est cru­cial que les diri­geants de demain aient reçu une for­ma­tion qui forge les qua­li­tés de lea­der­ship et qu’ils aient été confron­tés très tôt aux pro­blèmes par­ti­cu­liers à la Défense de notre pays.

La com­mu­nau­té des anciens élèves contri­bue­ra à répondre à ces questions.

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