Introduction : Le Viêt-nam

Dossier : VIÊT-NAMMagazine N°525 Mai 1997
Par Châu VU HOANG (61)
Par Dong LE (62)
Par Thong NGUYEN QUANG DO (66)

Le Viêt-nam a souvent « fait la Une » ces dernières années. L’opinion s’est déjà passionnée pour ce pays depuis qu’il a choisi l’ouverture, comme en témoigne la vague de tourisme qui a suivi, le révélant encore mieux au monde extérieur. Mais surtout, fort de ses 75 millions d’habitants, le Viêt-nam s’est résolument engagé dans la course au développement. Pays en train d’émerger dans une région en plein boom économique, il est susceptible d’en devenir à terme un acteur majeur. Pour ses partenaires potentiels, il est désormais impossible d’ignorer les mutations qui sont en train de s’y produire.

La France, pour sa part, porte un regard particulier sur ce Viêt-nam avec lequel tant de liens se sont tissés au cours d’une longue histoire commune. Pour toutes les raisons évoquées, nous avons pensé que la communauté polytechnicienne ne pouvait manquer de manifester à son tour son intérêt, l’année même où doit se tenir à Hanoi le prochain Sommet de la francophonie (décembre 97). Et c’est d’emblée que nos camarades de la Rédaction, Jean Duquesne (52) et Alain Thomazeau (56), ont accepté et encouragé le projet de ce numéro spécial Viêt-nam lorsque nous le leur avons proposé.

Par cette initiative, nous avons simplement voulu donner à nos lecteurs une occasion d’aborder un pays somme toute peu connu de la plupart, et de se faire une idée de son évolution actuelle.

Ces objectifs nous ont conduits à organiser ce numéro en deux séries d’articles, des articles de fond (sept) et des témoignages sur des réalisations concrètes (neuf).

Les articles de fond tentent de présenter une vue d’ensemble, ou de proposer une synthèse, sur un thème ou un domaine particulier. Écrits par des spécialistes, ils se répartissent eux-mêmes en deux groupes :

  •  les quatre premiers ont pour ambition de faire découvrir le Viêt-nam de toujours, à travers un choix de sujets restreint, et pourtant à même d’introduire à l’univers vietnamien un lecteur non averti : l’histoire et la civilisation, complétées par un coup de projecteur sur l’influence française en Indochine, la langue et la littérature, et… les concours de mandarins, auxquels il nous a semblé que les lecteurs X ne devaient pas échapper ;
  • les articles suivants débattent du Viêt-nam d’aujourd’hui, dans trois domaines d’un intérêt manifeste : l’économie, la francophonie, l’aménagement du territoire. Ils permettront à chacun, nous l’espérons, de prendre la mesure des problèmes, et surtout, de se faire une opinion.

 
Les témoignages sur des réalisations concrètes
, quant à eux, constituent, dans plusieurs secteurs de l’économie, une série de documents sur des expériences relatées par ceux-là mêmes qui les ont vécues sur le terrain. Raconter le Viêt-nam d’aujourd’hui, tel pourrait être leur fil conducteur commun. Ils présentent autant les succès que les difficultés, les dynamismes autant que les pesanteurs. On trouvera deux articles sur le ciment (mais avec des approches différentes), ce qui est finalement symbolique d’un pays en train de se reconstruire.

Puis des articles sur l’eau, l’électricité, le gaz, le téléphone, ingrédients de base du standard de confort des pays développés, et qui pourraient être aussi un jour, souhaitons-le, ceux du Viêt-nam. Enfin, l’Assurance et la Tierce Partie sont là pour attester qu’il existe une place pour les services, et pour compléter un tour d’horizon de toute façon bien parcellaire.

Nombre de lecteurs pourront en effet être déçus de ne pas trouver dans ce numéro le sujet qui les intéresse, ou encore un des thèmes censés être « incontournables » quand on se voit proposer l’affiche « Viêt-nam ». Rappelons que l’intention initiale n’était nullement de rechercher l’exhaustivité, mais simplement d’éclairer, de rendre plus proche, et en fin de compte de sensibiliser à un pays que beaucoup ne manqueront pas de trouver attachant. Certains se laisseront même séduire, ce qui serait notre plus grande satisfaction.

Si ce résultat est atteint, le mérite en revient avant tout aux auteurs. Ils n’ont ménagé ni temps ni labeur pour faire profiter les lecteurs de leurs compétences et de leurs expériences. Notre seule contribution aura été de susciter en faveur de ce numéro leur adhésion et leur engagement, qui furent d’ailleurs acquis sans difficulté. Merci à eux de s’être aussi volontiers soumis au « vertige de la page blanche » pour nous livrer ces articles que nous avons pris grand plaisir à découvrir, y trouvant une multitude d’enseignements, et souhaitons à tous ceux qui en prennent connaissance maintenant d’éprouver le même plaisir de lecture.

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