Asset managers, oubliez le Big Data

Dossier : Dossier FFEMagazine N°720 Décembre 2016
Par Didier ROUBINET

« OIL & SOIL » !

Toutes les entre­prises en pleine trans­for­ma­tion numé­rique l’ont com­pris : la don­née est l’or noir de notre époque et le ter­reau sur lequel vont pou­voir croître les ser­vices et la valeur de demain pour leurs clients. 

Cepen­dant sur cette thé­ma­tique, trop sou­vent, c’est la pro­messe « Big Data » qui reste la plus média­ti­sée : d’impressionnants volumes de don­nées très hété­ro­gènes à ana­ly­ser rapidement. 

Les sys­tèmes Big Data ne sont pour­tant pas pen­sés d’un point de vue « tran­sac­tion­nel », pour réa­li­ser et modi­fier des enre­gis­tre­ments, en appli­quant des règles busi­ness nom­breuses et en lais­sant à dis­po­si­tion des pistes d’audit pour toutes les trans­for­ma­tions effectuées. 

Cette approche « Smart Data » est en l’occurrence beau­coup plus inté­res­sante pour un Asset Manager. 

Et pour cela, pas besoin de faire table rase de son sys­tème exis­tant : il suf­fit d’entrer dans une logique de « Data Cen­tric Ope­ra­ting Model ». L’essentiel sur le sujet en 3 questions. 

De quoi s’agit-il ?

À l’heure actuelle, l’immense majo­ri­té de nos sys­tèmes d’information sont conçus pour être « busi­ness cen­tric ». Les Asset Mana­gers ont ain­si des sys­tèmes par­fai­te­ment cali­brés pour faire du « risque », d’autres de la « com­pliance », d’autres de la « tenue de posi­tion », ou encore de la comp­ta­bi­li­té… cha­cun étant un silo de don­nées propre et cohé­rent pour faire très bien cette par­tie dédiée de son busi­ness. Et pas plus. 

De nom­breuses entre­prises cherchent à bâtir au-des­sus de ces silos, une couche « client cen­tric » qui intè­gre­ra les usages nou­veaux, une meilleure visua­li­sa­tion des don­nées, des fonc­tion­na­li­tés et une ergo­no­mie sédui­sante, au niveau de ce que pro­posent de plus en plus de jeunes acteurs dis­rup­tifs de la FinTech. 

C’est brû­ler les étapes et ris­quer au contraire d’accumuler les erreurs qui grè­ve­ront cette expé­rience uti­li­sa­teur tant recher­chée. Pour atteindre cet objec­tif, il faut repar­tir d’une base solide : une approche du data mana­ge­ment qui per­mette d’être « data cen­tric » à tous les niveaux de l’entreprise.

Les Asset Mana­gers n’ont plus le choix : les contraintes régle­men­taires, de Sol­ven­cy 2 au Dodd Franck Act, ont mis en avant l’impérieuse néces­si­té de pou­voir jus­ti­fier de cette excel­lence sur la mise en qua­li­té, la mise à dis­po­si­tion pour audit et la trans­pa­rence de la don­née dans le sys­tème d’information.

Les der­nières sanc­tions pro­non­cées par l’AMF, cer­taines appro­chant le mil­lion d’euros sont là pour le rappeler. 

Quelles sont les meilleures pratiques pour mettre en place mon data centric operating model ?

L’objectif est de se doter d’une approche du data mana­ge­ment qui per­mette aux silos métiers du sys­tème his­to­rique de deve­nir à la fois contri­bu­teur et consom­ma­teur d’un socle com­mun pour toutes les don­nées de l’entreprise.

La mise en qua­li­té des don­nées sera cen­tra­li­sée, har­mo­ni­sée, plu­tôt que d’avoir à se répé­ter des dizaines de fois pour chaque sys­tème. Le quo­ti­dien « fonc­tion­nel » des silos métiers res­te­ra, lui, inchangé. 

ON NE S’IMPROVISE PAS EXPERT EN DATA MANAGEMENT : CELUI-CI DOIT AVOIR L’INTELLIGENCE QUI PERMETTRA DE S’ADAPTER EN TERMES DE FORMATS, DE PROTOCOLES, DE CONTRÔLES, AFIN D’UNIFORMISER, DE COMPLÉTER ET DE RESTITUER UN ENSEMBLE COHÉRENT.
 

Mais pour y arri­ver, il sera néces­saire d’éviter les faux com­bats. Par­mi eux, l’idée que l’entreprise doit déve­lop­per elle-même en interne le logi­ciel de data mana­ge­ment. Le cœur de métier des Asset Mana­ger n’est pas là : au-delà de la dimen­sion pure­ment tech­nique de ges­tion de la don­née et du data model qui sera uti­li­sé, il va fal­loir tenir compte de l’implémentation des très nom­breuses règles busi­ness finan­cières qui per­met­tront d’éviter les minus­cules erreurs aux consé­quences énormes. 

On ne s’improvise pas expert en data mana­ge­ment : celui-ci doit avoir l’intelligence qui per­met­tra de s’adapter en termes de for­mats, de pro­to­coles, de contrôles, afin d’uniformiser, de com­plé­ter et de res­ti­tuer un ensemble cohérent. 

Il doit avoir les outils, API, web­ser­vices, qui per­met­tront de capi­ta­li­ser sur l’existant, pour toutes les fonc­tions concer­nées, que ce soit un chan­ge­ment de date ou un cal­cul sophistiqué. 

De même, il ne faut pas tom­ber dans le piège des solu­tions tota­le­ment inté­grées qui répon­draient à ces besoins-là aux mêmes titres qu’à tous les autres. Les exemples sont omni­pré­sents sur le mar­ché : on ne réus­sit pas une véri­table approche data cen­tric avec un cou­teau suisse. 

Au contraire, un logi­ciel de data mana­ge­ment indé­pen­dant per­met­tra de faire le lien entre les logi­ciels « Best of Breed » en assu­rant un socle inté­gré com­mun : c’est ce que nous appe­lons chez Neoxam le « Best of Hybrid ». 

Qu’obtient-on une fois ce modèle opérationnel « Data Centric » mis en place ?

Ce socle com­mun sera une source de confort excep­tion­nelle pour tous les contrôles internes ou externes qui seront néces­saires dans la vie de l’entreprise. C’est aus­si un gage de confiance que l’on est en mesure de don­ner à ses uti­li­sa­teurs, qui ne dou­te­ront plus de la qua­li­té et de la per­ti­nence des don­nées qu’ils uti­lisent au quotidien. 

Par ailleurs, la réduc­tion des coûts des contrôles réa­li­sés, en évi­tant toute redon­dance, sera à la fois un fac­teur d’efficacité opé­ra­tion­nelle et d’une meilleure maî­trise des risques. 

EN BREF

NeoXam, leader de l’édition de solutions logicielles dans le secteur financier, est au service de plus de 150 sociétés clientes dans 25 pays.
NeoXam se consacre au succès de ses clients : nous fournissons ainsi des solutions fiables et flexibles utilisées par plus de 10 000 personnes.

Enfin, l’entreprise pour­ra se tour­ner plus serei­ne­ment vers l’avenir, car elle aura de fait une meilleure connais­sance de son busi­ness, de ses clients, de ses émet­teurs, de ses contre­par­ties ou encore de ses opé­ra­tions. Elle sau­ra dire en com­bien de temps une infor­ma­tion a pu être trai­tée, quelles sont les don­nées inté­grées et celles détruites, qui les consomme et pour quel coût global… 

Elle se dote­ra aus­si de KPIs opé­ra­tion­nels qui per­met­tront de faire appa­raitre les usages, les com­por­te­ments et les bonnes pra­tiques des acteurs de l’entreprise, au-delà de la dimen­sion tech­nique et des flux de données. 

De quoi se pro­je­ter plus effi­ca­ce­ment vers son pro­jet d’Entreprise Data Mana­ge­ment, et, plus loin encore, vers un Digi­tal Eco­sys­tem Mana­ge­ment, qui éten­dra son savoir-faire et sa maî­trise des don­nées à l’ensemble des acteurs qui com­posent son éco­sys­tème, afin d’imaginer les ser­vices de demain.

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