Regarder vers l’industrie et l’international

Dossier : ÉditorialMagazine N°684
Par Laurent BILLÈS-GARABÉDIAN (83)

L’École polytechnique fait encore rêver des générations de jeunes gens en France. Le dernier palmarès des écoles d’ingénieurs la classe une fois de plus en tête des formations scientifiques dans notre pays, et il suffit de discuter avec les élèves et les professeurs de classes préparatoires pour mesurer sa capacité d’attraction.

Mais, dans une compétition devenue mondiale, l’X doit se développer largement vers l’international. Pour cela, elle n’est pas seule; elle apportera ses forces et ses spécificités au projet Paris-Saclay comme à ses partenaires du Campus.

Dans ce nouveau monde, formation, recherche et innovation sont au cœur du développement économique et social, comme le rappelait récemment le président du MIT dans les colonnes du Financial Times. Plus que tout autre levier, elles permettent d’améliorer les conditions de vie, de créer de l’emploi et de la valeur. La réindustrialisation de notre pays passe par la maîtrise des technologies les plus innovantes, clé de la compétitivité. Elle passe aussi par la capacité de fournir aux clients, dans des conditions compétitives, les biens et les services dont ils ont besoin.

La France dispose des atouts nécessaires pour se redresser : sa recherche, ses infrastructures, son attractivité pour les investisseurs étrangers, son cadre de vie, son modèle social. Ce redressement exige une ambition industrielle et une politique volontariste de filières stratégiques. La formation aux métiers de l’industrie est ainsi à remettre en adéquation avec les besoins de cette industrie.

Le succès médiatisé d’Airbus symbolise une industrie qui gagne et une École polytechnique qui sert les intérêts de la Nation. La France a su conserver ses capacités de production dans la filière aéronautique. En témoignent les importantes commandes militaires qui soutiennent l’innovation. Les grands programmes d’État concentrent les forces dans une entreprise résolument européenne.

La mondialisation et la désindustrialisation ont largement changé la donne. Les défis actuels et futurs sont complexes. Comme l’a souligné le Délégué général pour l’armement, l’École doit être un remède et donner à la France les moyens de tenir son rang sur la scène internationale.

Le prix Queen Elizabeth for Engineering attribué à notre camarade Louis Pouzin, précurseur d’Internet, en est un rayonnant exemple.

L’École doit se tourner vers les entreprises, comprendre leurs besoins, s’adapter aux évolutions et regarder vers l’international

 

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