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Rail et intelligence territoriale, ensemble pour un avenir solidaire

Dossier : Dossier FFE sur le MarocMagazine N°699
Par Sanae RAISSOUNI

Les relations terrestres, maritimes ou aériennes permettent à l’homme de banaliser les distances : c’est l’un des rouages clés de ce troisième millénaire.

Les transports rythment notre quotidien pour nous rendre au travail, à l’école, à l’hôpital ou encore pour nous approvisionner de vivres et de biens de tout genre. Ils ressourcent aussi notre existence en nous offrant un espace de partage et de belles retrouvailles avec les êtres que nous aimons.

Au Maroc, des réalisations substantielles ont été accomplies ces dernières années et des chantiers remarquables d’infrastructure sont en cours dans les routes, autoroutes, ports et aéroports.

Les villes marocaines se dotent également de leurs « premières » lignes de tramway et redécouvrent sa commodité.

“ Au Maroc, des réalisations substantielles ont été accomplies ces dernières années et des chantiers remarquables d’infrastructure sont en cours ”

Pour leur part, les chemins de fer marocains, dans une continuité dans l’effort et s’appuyant sur l’engagement indéfectible des cheminots, se lancent dans la grande vitesse pour accompagner la dynamique socio-économique du pays.

A l’instar des nations du monde qui croient en l’avenir du rail, le Maroc s’inscrit résolument dans la logique d’en faire un levier de son positionnement stratégique et ambitionne même de pouvoir relier un jour l’Europe à l’Afrique et surtout de contribuer à consolider l’Union Maghrébine.

Parallèlement aux connections inter-villes, un des défis majeurs à relever par le Maroc dans les prochaines décennies consiste à repenser en profondeur la mobilité dans ses agglomérations pour les déplacements urbains et suburbains. Aujourd’hui, l’absence de transports en commun de qualité entraîne l’accélération de la motorisation individuelle et l’apparition d’alternatives artisanales ou informelles.

Ceci conduit à la congestion des axes principaux, la pression sur le stationnement, le désordre sur la voirie ainsi que l’augmentation plus massive des nuisances environnementales et de l’insécurité routière.

Une mobilité durable et intelligente garantira de réparer l’avenir pour les villes de taille importante et d’anticiper les schémas de déplacement pour les villes nouvelles ou en devenir.

Il est aujourd’hui urgent de prendre le temps de la réflexion pour proposer à nos citoyens un système multimodal cohérent, fiable et optimisé. L’ingénierie et la planification des transports, conditionnées par l’accroissement de la performance et de la rentabilité, font appel à la recherche dans plusieurs disciplines et à l’intégration organique de l’automatisation et des technologies de l’information et de la communication.

L’expertise nationale dans tous ces métiers mérite d’être renforcée pour notamment élaborer les modèles adéquats qui tiennent compte du facteur humain et de la spécificité marocaine.

Tout laisse présager aujourd’hui que le rail sera salutaire pour nos agglomérations. En effet, les mouvements pendulaires ont désormais atteint une ampleur que seule la voie ferrée avec son énorme capacité, sa souplesse, sa rapidité due à sa plateforme indépendante, peut assurer. Plus que jamais, nous devons surmonter les obstacles techniques et matériels et parfois l’incompréhension de nos contemporains pour équiper nos métropoles en transports collectifs de masse guidés, l’armature structurante autour de laquelle le réseau de surface devrait s’articuler.

Les prochaines années verront l’avenir urbain modelé par le ferroviaire et la renaissance d’une grande et noble mission pour le chemin de fer.

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