L’Open Innovation, une nouvelle manière de faire de la R&D

Dossier : Dossier FFEMagazine N°722
Par Jean-Michel JOLAS
Par Manuel CHAREYRE

L’innovation ouverte est un changement de culture dans notre façon de travailler et demande agilité et ouverture d’esprit ainsi que de nouvelles compétences pour les personnes. Le principal défi est d’arriver à un équilibre satisfaisant pour tous : clients internes ou partenaires externes.

Le jeu en vaut la chandelle : c’est une démarche « gagnant-gagnant » qui permet de générer une valeur partagée par l’ensemble des partenaires et qui représente également un levier financier important.

« Être en mode ouvert, nous rend plus visible et permet de promouvoir la qualité de nos projets et d’attirer des partenaires de talent », indiquent Jean-Michel Jolas et Manuel Chareyre.

Comment cela se passe concrètement chez nous ?

En partant des besoins clients, nous identifions les défis non couverts par nos ressources, nos compétences et nos budgets ou qui ont besoin d’un développement rapide, puis nous nous orientons vers les meilleurs partenaires possibles à travers les réseaux existants et avec le soutien des organisations de support tels que les Pôles de Compétitivité, les Agences Régionales d’Innovation, etc.

Les aspects financiers sont aussi importants. À titre d’illustration, le programme de recherche et innovation HORIZON 2020 en Europe dispose d’un budget de 70 Md € sur 7 ans. D’autres dispositifs nationaux proposent aussi des financements intéressants.

Depuis 3 ans, nous avons mis en place un réseau interne et identifié les opportunités. Nous avons lancé un certain nombre d’expérimentations pour acquérir de l’expérience : sur 6 projets Horizon 2020 déposés, 4 ont été acceptés au niveau européen, sur des sujets aussi divers qu’un développement d’anode inerte, un véhicule autonome de transport de charges lourdes, et le développement d’outils « d’analyse de données massives » (projet MONSOON) pour l’optimisation de procédé.

À titre d’exemple, le projet MONSOON a un budget de plusieurs M€ dont un tiers sont directement utiles pour le groupe Technologie Aluminium. Le projet est financé à 100 % par l’Europe donc un coût nul pour le groupe, il est constitué de 11 partenaires venant de 7 pays européens et va durer 3 ans.

Vincent Christ, Vice-président Technologie et Développement de projet dans le groupe Aluminium conclut « L’open innovation est synonyme d’ouverture d’esprit et de collaboration, c’est une manière différente de faire de la R&D. Cela permet d’avoir un regard nouveau en élargissant de façon considérable l’accès au talent tout en créant de la valeur ».

À propos de Rio Tinto

Rio Tinto est un important groupe minier international dont le siège social est situé au Royaume-Uni, regroupant Rio Tinto plc, société inscrite aux Bourses de Londres et de New York, et Rio Tinto Limited, société inscrite à la Bourse d’Australie.

Rio Tinto s’occupe de prospection, d’exploitation et de traitement de ressources minérales. Il produit principalement de l’aluminium, du cuivre, des diamants, de l’énergie (charbon et uranium), de l’or et des minéraux industriels (borax, dioxyde de titane, sel et talc) et du minerai de fer. Rio Tinto est solidement implanté en Australie et en Amérique du Nord et possède d’importantes entreprises en Amérique du Sud, en Asie, en Europe et en Afrique australe.

Le groupe Aluminium, présent eu Europe, Canada et Australie, produit du métal liquide qui subit une première transformation pour obtenir des produits tels que : plaques, lingots, billettes et fils. Produits qui sont ensuite vendus sur les marchés : automobile, aéronautique, emballage, boîtes de boisson, etc.

Le rôle de la technologie est de fournir des solutions permettant à nos usines d’être encore plus compétitives dans un marché de l’aluminium tendu.

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