L’électricité, élément clé de la compétitivité

Dossier : Le Grand Paris : Les territoires, espaces d‘anticipationMagazine N°676
Par Fabrice FOURCADE
Par Claude NAHON (73)

REPÈRES
Le mix énergétique français permet aux entreprises et aux particuliers de bénéficier de tarifs de l’électricité de 30 % inférieurs aux prix de l’électricité constatés dans le reste de l’Union européenne. Le contenu carbone de cette électricité est de surcroît particulièrement faible. Cette situation est un facteur certain d’attractivité de nos territoires.

Un facteur déterminant de compétitivité

Avec une centaine de data centers, la France se situe au quatrième rang mondial du secteur. 40 % de ces installations se situent en Île-de-France. Plus du tiers de la croissance de la demande d’électricité de notre région devrait venir du développement de cette nouvelle industrie électro-intensive.

Avec 20% du coût global de ces installations, l’électricité est en effet un facteur déterminant de leur compétitivité. La continuité d’alimentation est également essentielle à la sécurité de leur fonctionnement. Le maintien d’une fourniture d’électricité compétitive et de qualité est indispensable au développement effectif des nombreux projets de data centers qui vont nourrir la croissance économique de l’Île-de-France.

Investir dans la performance énergétique

En Île-de-France, les trois quarts de l’énergie finale sont d’origine fossile. La sobriété énergétique est donc indispensable pour les projets du Grand Paris.

Moins de CO2
L'innovation permet de transformer en chaleur une part de l’énergie électrique consommée par les installations des data centers, par récupération de la chaleur dégagée par les importants groupes réfrigérants. Une premi•re réalisation industrielle de ce type, réalisée à Marne-la-Vallée par l’entreprise Dalkia dans un centre de 10 000m2, permet d’économiser annuellement le rejet de 5 400 tonnes de CO2.

Le bâti constitue, avec les transports, une des deux grandes sources de dépense énergétique de la région. Le seul secteur résidentiel représente près du tiers de ses consommations. Pour être efficace, il faut agir sur toutes les composantes du bâti métropolitain : l’ancien et le neuf, le résidentiel mais aussi le tertiaire, au niveau de chaque bâtiment, à l’échelle de nos quartiers mais aussi de nos territoires.

Le secteur résidentiel représente près du tiers de ses consommations

Agir sur les bâtiments amène à inventer et développer des mécanismes qui inciteront à réaliser les investissements pour la performance énergétique : installations de gestion technique, équipements thermiques, isolation, etc. Les Contrats de performance énergétique (CPE) sont une des solutions pour faciliter le financement et garantir la rentabilité de ces opérations.

Optimiser les systèmes énergétiques

Il faut aussi agir à l’échelle de nos quartiers et de nos territoires. L’Île-de-France produit moins de 15% de l’électricité dont elle a besoin. Même si elles sont limitées, un développement efficace sur les plans économique et environnemental de ses propres ressources est sans doute nécessaire : géothermie, biomasse par exemple. Ces nouvelles énergies locales, l’innovation sur les capacités de stockage de l’électricité, le développement de la mobilité électrique, les possibilités nouvelles d’action sur les usages énergétiques qu’offrent les NTIC : toutes ces raisons obligent à porter un regard nouveau sur l’optimisation du système énergétique que constitue chacun de nos quartiers. C’est précisément là l’objet des projets de smart grids (réseaux intelligents).

Écoles économes
Le 14 mars 2012, la Ville de Paris a dévoilé son premier CPE signé avec la société Nov’Écoles Paris (groupement composé d’EDF Optimal Solutions, Caisse des dépôts et consignations et Atlante Gestion) pour la rénovation énergétique de cent écoles. Les écoles parisiennes consomment plus de 350 000 mégawatts/heure par an en énergie primaire et génèrent 55 000 tonnes de CO2. La facture énergétique des cent écoles retenues s’élève aujourd’hui à 2,3 millions d’euros par an. La Ville attend et l’opérateur s’engage à une baisse de consommation de 31,5% et de 34,5 % des gaz à effet de serre, soit une économie annuelle de 850 000 euros.
Label Grand Paris
Le label Grand Paris a été attribué au consortium IssyGrid®, Bouygues Immobilier, Alstom, Bouygues Telecom, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria, Total, ERDF et EDF. Ce consortium développe un réseau inédit pour mettre en place un modèle de gestion de l’énergie à l’échelle du quartier. Sa vocation est de piloter la production d’énergies renouvelables, la consommation (logements, tertiaire, commerces, éclairage public, voitures électriques) et le stockage. IssyGrid® couvrira à terme les besoins de 10 000 salariés sur un périmètre de 160 000 m2 et 4 500 habitants de la commune. Il devrait s’étendre au-delà du quartier d’affaires Seine Ouest pour rayonner jusqu’au fort d’Issy en 2013.

 
Avec le projet Premio, situé à Lambesc dans les Bouches-du-Rhône, EDF contribue à préparer le système électrique intelligent qui permettra, demain, de rendre ses clients acteurs de leur gestion énergétique. Premio est le premier démonstrateur de réseaux électriques intelligents fonctionnant en France. Il expérimente une architecture énergétique innovante, optimisant localement l’intégration de la production répartie, du stockage et de la gestion active de la demande en électricité.

Agir pour la cohésion sociale

En 2011, EDF a consacré 8 millions d’euros à ses actions solidarité en Île-de-France

Il n’y a pas de développement durable d’un territoire sans cohésion sociale. Il faut agir. Rencontres, informations personnalisées sur les économies d’énergie ou les tarifs sociaux : près de 70 correspondants et conseillers Solidarité EDF accompagnent les clients franciliens en difficulté. Ils sont les interlocuteurs privilégiés des centres communaux d’action sociale, des services sociaux départementaux, des associations locales, des caisses d’allocations familiales et des bailleurs sociaux. Ainsi, en 2011, 250 actions ont été conduites avec l’ensemble des acteurs investis sur le terrain dans la lutte contre la précarité énergétique.

Inégalités
L’évolution structurellement haussière des prix de l’énergie conduit à creuser les inégalités. Entre 2001 et 2006, la part des dépenses énergétiques est passée de 10% à 15% pour les ménages les plus modestes. Dans le même temps, pour les plus aisés, cette part a légèrement baissé, passant de 6,5% à 6%.

EDF est aussi un partenaire des associations de médiation sociale et compte sur la région parisienne neuf points d’information et de médiation multiservices (PIMMS) et deux structures dédiées. Lieux d’accueil conviviaux et ouverts à tous, les PIMMS proposent des services de proximité à la disposition des habitants et facilitent l’utilisation des services publics, notamment pour les personnes fragilisées. En 2011, EDF a consacré 8 millions d’euros à l’ensemble de ses actions solidarité en Île-de-France.

Une énergie compétitive, bas carbone, solidaire, économisée avant d’être consommée, est une des clés d’un développement urbain harmonieux et attractif. Pour tenir cet objectif, il est essentiel de concevoir très en amont les solutions énergétiques dont le Grand Paris a besoin. L’énergie est partie intégrante des projets de notre métropole.

Commentaire

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Frédéric.Drépondre
4 avril 2013 à 13 h 05 min

L’optimisation d’énergie 3D

Certaines entreprises ont parfois une vision unidimensionnelle. Elles considèrent simplement l’énergie comme un coût inévitable inhérent à leur activité ; la seule perspective qu'elles ont de contenir ce coût consiste à réduire la quantité consommée.

 
Terawatt s’efforce de leur donner une vision plus large en fournissant des réponses au défi de la maîtrise de l’énergie dans un cadre tridimensionnel: moins, moins cher et mieux. Une partie de l’énergie consommée sur un site de production est utilisée pour un usage général comme le chauffage, la climatisation par exemple. Elle ne se trouve donc pas liée à un processus ou à une activité de production spécifique mais rentre pourtant en compte dans la facture énergétique consommée par l’entreprise.

 
De surcroît, le poste de consommation d’énergie de loin le plus important sert à alimenter les machines, pour transformer des matières premières en produits intermédiaires … Grâce à la « détection d’état énergétique en temps réel » breveté de Terawatt, l’entreprise va utiliser de façon efficace son énergie. Le responsable de site modifiera les façons de travailler et les programmes de manière à rendre son utilisation plus productive et moins énergivore.

 
C’est la carte du « génome énergétique » que Terawatt lui fournit qui trace la demande énergétique de ses installations. Elle lui permet de détecter grâce à l'analyse des données et aux conseils de nos spécialistes les améliorations possibles ainsi que les dysfonctionnements éventuels. Une solution Terawatt tridimensionnelle Tout cela dans un seul but ultime, la troisième dimension, la plus élaborée et celle qui aura finalement l’impact le plus important sur les performances financières, l’U.R.E. (Utilisation Rationnelle de l’Energie). Elle permet d’atteindre les objectifs de production de la façon la plus économique et la plus rentable tout en maîtrisant les nombreuses variables inhérentes à l’activité.

 
En d’autres termes, les entreprises ont la possibilité de gérer leur énergie de façon active comme l’un des nombreux intrants de l’équation globale de production. Les entreprises peuvent donc augmenter leur rentabilité en gérant leurs consommations d’énergie de la même façon qu’elles gèrent leur capital : en réduisant les inefficacités et le gâchis tout en privilégiant l’investissement des ressources précieuses sur les produits et les procédés les plus rentables.

 
Terawatt permet aux entreprises d’investir de façon stratégique l’énergie dans leurs processus de fabrication et permet d’obtenir une meilleure efficacité de leurs dépenses énergétiques par la gestion active de l’énergie en tant qu’intrant à part entière de production.

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