Le rôle de l’ambassade de France en Israël

L’ambassade de France à Tel-Aviv ne se contente pas d’aider dans son rôle économique les entreprises françaises à développer leur activité commerciale. Elle doit aussi s’intéresser à l’innovation israélienne pour tisser des partenariats technologiques et donc rechercher les domaines où les savoir-faire sont les plus complémentaires.
La caractéristique la plus saillante d’Israël est incontestablement sa spécialisation dans les high-tech, qui la fait reconnaître aujourd’hui comme l’un des pôles majeurs d’innovation à l’échelle mondiale.
“ 5 700 entreprises françaises exportent en Israël ”
Mais cet aspect éclatant ne doit pas faire oublier qu’Israël est également un marché pour nos entreprises. Le pays possède aujourd’hui un PIB comparable à celui du Danemark mais sa croissance est beaucoup plus forte (4 % en 2016).
Aujourd’hui, 5 700 entreprises exportent 1,35 milliard d’euros de biens vers Israël, ce qui place la France dans le top 10 des fournisseurs d’Israël. L’évolution est relativement stable, ce qui n’est pas forcément un résultat satisfaisant au vu de la croissance du marché !
REPÈRES
Le contexte géopolitique régional d’Israël est si délicat que les questions qui s’y rapportent échappent assez rapidement au champ d’initiative de l’ambassade.
Une des conséquences est que les autres dimensions de la diplomatie (économie et commerce, culture, sciences, défense, etc.), plutôt que d’être étouffées par le sujet israélo-palestinien, prennent une place importante dans les actions des équipes du poste.
CINQ VOIES DE SOUTIEN AUX EXPORTATIONS FRANÇAISES
Il y a d’un côté la Start-up Nation et de l’autre des secteurs traditionnels peu modernisés. Cette dualité se reflète également dans la société, relativement stratifiée, où les classes aisées cosmopolites et parfaitement anglophones côtoient des classes plus modestes (commerçants, artisans, employés, etc.) comparables à celles d’autres pays de la région.
UN MODÈLE MENACÉ À TERME
Malgré les nombreux défis auxquels le pays fait face, la période qu’il traverse du point de vue économique est particulièrement prospère. Or les données socio-économiques montrent que le modèle actuel n’est pas durable.
La principale raison est démographique : les populations juives orthodoxes et arabes d’Israël, moins formées et participant peu au marché du travail, pourraient représenter plus de la moitié de la population d’ici quarante ans.
Si les décideurs sont bien conscients de cette difficulté, les mesures de long terme pour y remédier ne sont pas prises. Il s’agit avant tout d’un sujet social et économique, mais dont les répercussions sont évidemment bien plus larges.
