Livre : Edouard GRIMAUX, un grans savant vendéen

Édouard Grimaux

Dossier : Arts, Lettres et SciencesMagazine N°686Par : Josette FOURNIER, texte annoté et illustré par Claude BUJEAUDRédacteur : Alain GUYOT (50) et Jacques TIREL (50)

Édouard Grimaux, né à Rochefort en 1835 d’un père pharmacien de Marine et professeur à l’École de santé navale de cette ville, fréquente lui-même cette école et devient lui aussi pharmacien, puis s’établit à Sainte-Hermine.

En 1861, il décide de poursuivre des études supérieures de pharmacie et s’intéresse à la chimie, science encore balbutiante, partagée entre les partisans de la théorie des équivalences (Berthelot, Sainte- Claire Deville) et ceux de la théorie atomistique (Wurtz, Naquet, Lauth). Il choisit de l’étudier avec Naquet.

De retour à Sainte-Hermine, il établit un laboratoire de chimie dans son arrière-boutique. Il y fait des observations originales qu’il publie à partir de 1863 dans des communications à l’Académie des sciences. En 1865, il soutient à Paris une thèse de doctorat en médecine, puis l’année suivante l’agrégation, section chimie.

En 1867, il s’installe définitivement à Paris comme professeur de chimie à la Faculté de médecine. En 1872, il soutient une thèse de doctorat ès sciences sur les dérivés de l’acide urique. En 1875, sur proposition de Cahors, professeur à l’École polytechnique, il y est nommé répétiteur, et en 1881 il lui succède comme professeur.

Sa nomination à l’X correspond à une augmentation importante du nombre des élèves et à la nécessité d’agrandir les laboratoires qu’il rénove complètement. Son cours est fondé sur le tableau de Mendeleïev publié récemment.

Il est élu à l’Académie des sciences en 1894. Homme de conscience, il est le patriote qui participe jusqu’au bout au combat de 1870 contre les Prussiens à Paris.

Mais son engagement au côté des dreyfusards lui vaut une mise à la retraite d’office de son poste de professeur à l’X, en 1898. Édouard Grimaux, très affecté par cette quasi-révocation, participe en juin 1898 à la fondation de la Ligue des droits de l’homme et en est nommé vice-président.

Il meurt le 2 mai 1900.

Commentaire

Ajouter un commentaire

Répondre