Livre : Promenade en Alsace de Dominique Demenge

Promenade en Alsace

Dossier : Arts,Lettres et SciencesMagazine N°721Par : Aquarelles de Fernand de Dartein (1855) Textes de Dominique DemengeRédacteur : Christian MARBACH (56)Editeur : I.D. l’Édition Images & Découvertes – 2016 – 9, rue des Artisans, 67210 Bernardswiller. Tél : 03 88 34 22 00.

Le polytechnicien Fernand de DARTEIN (1855) est une personnalité fascinante, dont le livre Promenade en Alsace présente avec beaucoup d’élégance les multiples facettes.

Sa proximité avec notre École fut permanente. Petit-neveu du baron Atthalin (1802) qui l’aida à développer ses aptitudes au dessin, il entra dans le corps des Ponts et Chaussées, et fut remarqué par Léonce Reynaud (1821), architecte, enseignant, et grand ordonnateur de la politique française des phares permise par les découvertes de Fresnel (1804).

Très vite, il devint à son tour professeur d’architecture à l’X puis aux Ponts. Jusqu’à sa retraite il fera bénéficier ses innombrables élèves de ses connaissances techniques et artistiques : ce géomètre avait beaucoup de finesse, comme on le voit par exemple dans les dessins et les commentaires écrits sur des monuments italiens, ou dans ses travaux pour les Expositions universelles.

Il avait aussi une haute conscience de ses engagements. D’origine alsacienne, il « opta » en 1871 pour la nationalité française, plaida dans des livres signés du pseudo transparent de Heimweh (« le mal du pays ») pour un maintien de la personnalité alsacienne malgré l’annexion allemande, puis pour un rapprochement franco-allemand annonciateur d’une Europe en paix.

Avec Promenade en Alsace, Dominique Demenge qui épousa une descendante de Dartein et fait encore vivre sa demeure d’Ottrott développe ce portrait. Il le fait en mettant en valeur plus d’une centaine d’aquarelles réalisées notamment dans les Vosges, autour du mont Saint-Odile.

Il nous offre ainsi une superbe occasion de suivre Dartein, jour après jour, sur des sentiers que j’ai moi-même bien connus, et dans des réflexions que les Alsaciens ou les polytechniciens ne seront pas seuls à apprécier.

Sur l’amour de la nature mais aussi des monuments construits par les hommes et femmes de tous les temps ; sur l’amour de sa région, de son pays mais en sachant dépasser tout chauvinisme stérile ; et sur les multiples manières enfin de mettre des couleurs dans sa vie et celle des autres.

Aquarelle d'Alsace

Aquarelle d'Alsace

 

Poster un commentaire