Bruits de bottes

Dossier : DéfenseMagazine N°715
Par Robert RANQUET (72)

La France est engagée à l'extérieur et découvre en même temps la connexion entre défense extérieure et sécurité intérieure. Dans ce contexte tendu et anxiogène le présent dossier tenter de brosser une perspective à long terme des questions de défense.

Aujourd’hui, les armées françaises sont essentiellement engagées en Afrique, pour l’opération Barkhane dans la bande sahélo-saharienne (3 500 personnes) et au Moyen-Orient dans la lutte contre Daech en Irak et en Syrie (3 500 personnes de l’opération Chammal).

Dans le même temps se font entendre à nouveau des bruits de bottes en Libye, où les Occidentaux, et bien sûr la France en premier, pèsent prudemment les modalités de la lutte qu’il leur faudra bien entreprendre pour tenter d’y limiter l’expansion de l’« État islamique ».

“ Nos concitoyens découvrent la connexion entre défense extérieure et sécurité intérieure ”

Mais au même moment, en France même cette fois, nos concitoyens découvrent de manière très concrète la connexion désormais inévitable entre défense extérieure et sécurité intérieure avec la crise des migrants à Calais ou ailleurs, tout cela dans le souvenir amer des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

C’est dans ce contexte tendu et anxiogène que nous publions le présent dossier, pour tenter de brosser un panorama large des questions de défense, sous différents aspects : stratégique, politique, militaire, économique, etc.

C’est un caractère paradoxal de la défense que de s’inscrire à la fois dans la très longue durée, celle des évolutions des nations et des territoires, mais aussi des technologies et des industries ; et dans le court terme, voire l’immédiateté de l’information et de l’action politique, au rythme effréné de l’hypercommunication des CNC et autres Twitter.

C’est bien à ces perspectives de long terme que nous avons voulu nous attacher ici, réservant à d’autres médias le commentaire de l’actualité immédiate.

« La défense – disait le général de Gaulle – est la première raison d’être de l’État : il n’y peut manquer sans se détruire lui-même. » Il est salutaire aujourd’hui de le rappeler.

 

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