Au-delà du PIB, quelles mesures alternatives ?

Dossier : Croissance et environnementMagazine N°627 Septembre 2007
Par Jean GADREY

« Le Japon va mieux, les Japonais moins bien… ». Tel était le gros titre de la première page du Monde de l’Économie du 18 novembre 2003. L’article qui suivait, au demeurant d’un grand intérêt, montrait qu’en dépit d’indicateurs économiques et financiers témoignant d’une santé retrouvée, « la question qui préoccupe les Japonais est la détérioration des équilibres sociaux… À une plus grande précarité de l’emploi, à l’aggravation des inégalités sociales en termes de revenus, mais aussi en fonction de l’âge, du sexe ou du niveau d’éducation s’ajoutent les disparités entre les régions ». Comment en est-on venu à ce qu’on puisse affirmer qu’un pays va mieux quand ses habitants vont moins bien, et à ce que personne ou presque ne s’étonne d’une telle formulation ?

 

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