Magazine N°722 Février 2017 - Open innovation

Vous avez dit Open Innovation ?

Popularisée par le professeur Henry Chesbrough avec son ouvrage Open Innovation : The New Imperative for Creating and Profiting from Technology (Harvard Business School Press, 2003), l’open innovation se définit avant tout en creux par opposition à l’innovation fermée, i.e. qui serait issue des seuls investissements d’une même entreprise ou exploitée par cette même seule entreprise.

Partant de là, on peut innover de façon ouverte. Quand les résultats de l’innovation ne sont donc pas maintenus secrets par son organisation, ils peuvent servir à d’autres pour engendrer à leur tour d’autres innovations.

Surtout lorsqu’on travaille de façon collaborative (collaboration entre partenaires, en phase amont de R & D comme aval de commercialisation) et participative (les acteurs de l’entreprise mobilisés pour innover dépassent le périmètre traditionnellement affecté à l’innovation).

Si les applications communément citées tournent en général autour de la relation entre des grands groupes et start-ups, l’open innovation ne saurait s’y limiter.

Elle peut s’incarner dans des initiatives outside-in (comment trouver des sources d’innovation ailleurs que dans son département interne de R & D ?), inside-out (comment essaimer ou partager une technologie pour créer plus de valeur ?), mais également dans des schémas de création de biens communs (comment créer des standards technologiques innovants entre pairs ou concurrents, sur tout un secteur industriel ou comment utiliser l’open source logiciel dans des marchés concurrentiels ?).

On la rencontre in fine dans des champs économiques ou sociétaux variés, comme les institutions publiques ou les PME.

Est-ce un concept nouveau ? Les noms changent, mais ceux qui ont par exemple créé leur boîte par essaimage d’un grand groupe il y a vingt ans sont les témoins du fait que l’open innovation ne date pas de 2003.

L’open innovation se présente aujourd’hui comme un ensemble de pratiques hétérogènes qui s’incarnent différemment suivant les secteurs et formes d’organisation.

Ce dossier l’illustrera, par une série de points de vue particuliers, mais avec toujours le même point commun : l’hypothèse émise que certaines organisations gagnent à ce que leur innovation soit ouverte, pour que la mise sur le marché des produits et services se fasse suivant les meilleurs standards et avec des chances d’adoption.

Fondé en 2013, et fort aujourd’hui de 281 membres, le groupe X-Open-Innovation entend favoriser les échanges de la communauté autour du sujet, en partageant l’expertise de ses membres (notamment par l’organisation de tables rondes thématiques), en diffusant cette connaissance

  • via un dossier de ce type
  • via le blog d’expression libre
  • en dialoguant avec la sphère extérieure (en 2016, déjeuners avec Axelle Lemaire et Mari-Noëlle Jégo-Laveissière).

La définition de l’open innovation, largement reprise ici, émane des travaux préparatoires du groupe.

Ses fondateurs ont voulu une présidence dynamique et annuellement renouvelée, qui a vu se succéder à ce jour Tru Dô-Khac (79), Michaël Haddad (D2000), Céline Conrardy (2004) et Olivier Mellina-Gottardo (96).

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