Pourquoi les Européennes ont-elles si peu d’enfants?

Dossier : Démographie, un monde de disparitésMagazine N°685 Mai 2013
Par Catherine ROUVIER

L’évolution de l’image de la mère est elle-même liée à celle de la femme, du couple et des pratiques sexuelles. Quelles idées mettre en avant pour restaurer cette image ?

REPÈRES
Les mutations de l’idée de maternité cheminent depuis longtemps en Occident. Cette marche a mené de la négation du bonheur de l’enfantement, dans les années 1950, par Simone de Beauvoir (Mémoires d’une jeune fille rangée, Le Deuxième Sexe), à la revendication actuelle d’indifférenciation sexuelle généralisée portée par Élisabeth Badinter (L’un est l’autre) et ses homologues américaines.

L’équilibre de l’enfant

La première des idées à promouvoir est si simple que cela pourrait paraître superflu, et pourtant elle est aujourd’hui totalement niée : la maternité n’est pas identique à la paternité.

La maternité n’est pas identique à la paternité

De mater a été forgé « maternage ». Existe-t-il un « paternage » ? Non, mais un « patronage », et tandis que le « maternage » évoque la douceur et la chaleur de bras qui vous bercent tendrement, le « patronage » évoque l’action, le jeu, l’activité extérieure, collective, sociale. Mater a aussi donné « matrice », quand pater donnait « patrie ». Or la matrice est le lieu secret de la confection, de la création, alors que la patrie est, pour l’enfant sorti de la matrice, le lieu extérieur de rattachement.

Il y a pour l’équilibre de tout enfant ce double rattachement. Le rattachement intérieur, intime, à la mère, et celui qui, par le père, ouvre sur le monde.

La noblesse de la fonction maternelle

La seconde idée en voie d’extinction est la noblesse, la sacralité de l’enfantement, et donc de la fonction maternelle. Or l’incommensurable noblesse, le caractère essentiel et quasi divin de la fonction maternelle, encore perceptible dans les sociétés moins développées, moins matérialistes, moins mécanisées que la nôtre ne sont plus perçus dans nos pays présumés civilisés.

Pire, elle est cachée comme une survivance des temps anciens, une faute de goût, que ne commettent plus des femmes libérées, une occupation subalterne pour femmes désœuvrées, une preuve d’esclavage, la conséquence désastreuse d’une éducation encore fondée sur le schéma périmé de la différence entre homme et femme.

C’est cette mutation de l’idée de maternité qui, autant et peut-être plus encore que les causes matérielles, scientifiques et techniques, est à l’origine de la baisse drastique de la natalité.

Hédonisme, esthétisme et féminisme

La guerre des sexes
L’idéal du Women’s lib était que la femme n’ait plus besoin de l’homme pour rien. À ce titre, la maternité faisait horreur aux plus engagées. Car elle est le lieu de la rencontre durable de l’homme et de la femme. La charge actuelle contre l’institution du mariage, contre son sens profond, qui est d’abord de protéger la procréation, elle-même consécutive à l’acte amoureux, ne peut que passer par une chape de silence sur la fonction maternelle. Par une déformation idéologique en tout point semblable à celle du marxisme, le féminisme militant inscrit l’histoire des femmes dans la seule guerre des sexes. Pour la faire cesser, il suffit de supprimer la différence sexuelle.

On peut relever à l’origine de ce changement trois attitudes caractéristiques de notre époque : l’hédonisme, l’esthétisme et le féminisme politique. La fonction « plaisir » a tout recouvert. Sur les images publicitaires, la femme a nécessairement la taille mince et le ventre plat.

Devenue exceptionnelle, la maternité, qu’on a affublée du vilain mot de « grossesse », donne lieu à des habits spéciaux faits dans des boutiques spéciales, qui s’ingénient à gommer la bosse disgracieuse. La « grossesse » est d’abord une catastrophe esthétique.

La déconstruction

Déconstruire est le maître mot de la philosophie contemporaine. Le divorce a été la première étape. Il fut, de fait, une liberté nouvelle pour la femme, mais aussi, et surtout, pour l’homme. Cette liberté s’est bien souvent retournée contre elle et contre les enfants, meurtris dès leur plus jeune âge par le spectacle désolant de la fin de l’amour et du début de la « logique de guerre » entre un père et une mère qu’ils aimaient pareillement.

Dissocier fécondation et acte amoureux

Les moyens d’éviter une fécondation non désirée ne sont pas mis en cause ici en tant que tels, car la décision d’avoir ou de ne pas avoir un enfant appartient à chacun en toute liberté. Mais ce qui l’est, c’est la propagande d’État permanente et omniprésente pour inciter à y recourir qui influe aussi sûrement sur le psychisme des jeunes gens et jeunes filles que telle publicité destinée à provoquer les achats compulsifs de telle denrée.

Il y a, dans les conséquences de ce choix politique fait par les pouvoirs publics dans un désir légitime d’éduquer les jeunes, un dégât collatéral important qui est une image terrifiante et très peu romantique de l’acte amoureux réduit à la sexualité.

Une déclaration de guerre

« Sexualité, contraception, avortement, mon choix, mon droit, ma liberté. » Tel est le message adressé par la propagande officielle du ministère de la Santé aux adolescents sur l’amour. Cela sonne comme un slogan syndical, ou comme une déclaration de guerre, et pourrait expliquer bien des impuissances et des frigidités.

Sur les images publicitaires, la femme a la taille mince et le ventre plat

Mais c’est aussi un manifeste. Celui du féminisme politique et militant importé des États-Unis qui a voulu, avant tout, dissocier le ventre de la femme de la semence masculine. «Nos ventres sont à nous», scandaient celles qui revendiquaient, en 1976, la liberté totale d’avorter.

L’homme n’a plus alors que le geste auguste de l’ensemenceur. Rien à voir avec la légitime décision prise à deux, en couple, d’avoir ou de ne pas avoir un enfant. Nous sommes là face à un principe intangible et absolu. Un mode d’emploi officiel et surtout unilatéral, solitaire, de la relation amoureuse.

Donner la parole aux femmes

Que faire, que dire pour « remettre l’image à l’endroit»? Il faut donner la parole aux femmes, il faut sensibiliser les politiques, il ne faut pas craindre de contredire les discours actuellement dominants d’intellectuelles militantes. Le plus étrange dans cette affaire est le silence des femmes.

On n’entend plus que les hommes ou les femmes militantes évoquées ci-dessus. Les autres sont comme sidérées par ce procès fait à la maternité, et parfois ont honte et se cachent. Il est temps pour elles de parler et de protester.

Dire le bonheur de la maternité

Refuser cette omniprésence obscène du préservatif dans l’espace public. Revendiquer haut et fort, après le droit de ne plus être mère quand elle veut, celui de l’être quand elle veut. Demander le maintien des dimanches et des jours fériés pour que soient possibles, demain comme hier, les réunions familiales. Il est temps que les femmes disent que la maternité est aussi l’éblouissante sensualité de l’union des corps pendant la période féconde. Il est temps qu’elles disent la force du plaisir que leur procure l’enfant.

Revendiquer le droit d’être mère

Il ne faut plus hésiter à parler du bonheur de la maternité.
© ISTOCK PHOTO

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Les statistiques le disent : les femmes veulent en majorité trois enfants. Or, en France, la moyenne est de 1,8 enfant par femme. De ce désir d’enfant trop souvent refoulé viennent sans doute les « ratés » contraceptifs. 230 000 femmes par an ont recours à l’avortement, contre 160 000 au début de l’application de la loi qui l’autorise.

Cette situation implique d’infinies détresses, des renoncements répétés à la joie d’une naissance, car les femmes ne le font pas toujours volontairement, loin de là.

De fait, le discours « un enfant quand je veux» se trouve souvent, par la suite, confronté au «quand mon mari veut» ou «quand mon patron veut ». Il n’est pas rare de voir jusqu’à quatre avortements par femme. Parfois, après, il est trop tard, et bien des femmes tentent en vain à 40 ans, leur carrière faite, d’avoir enfin l’enfant.

Sensibiliser les politiques

Il faut saisir plusieurs opportunités dans le débat politique pour parler de l’utilité de la maternité, du bonheur de la maternité, ou encore pour dénoncer les propagandes qui y portent directement ou indirectement atteinte. Le débat sur les retraites a envisagé toutes les solutions : augmenter l’âge de départ, augmenter les cotisations, relever le seuil du départ à taux plein.

Toutes les solutions, sauf celle qui tombait sous le sens : faire plus d’enfants. Il faut lever l’interdit, le tabou, dire la chose que personne n’ose dire, parler de natalité, de politique nataliste, voire « familialiste ».

En Europe où, ne cesse-t-on de nous dire, il manque des millions de travailleurs, une politique nataliste se justifierait pleinement. L’écologie est à la mode et c’est tant mieux. Encore ne doit-elle pas être seulement tournée vers la protection du regain animal, végétal ou minéral, mais aussi vers celle des êtres humains. Nos enfants ne souffrent pas de malnutrition ou de travail forcé, ils souffrent du caractère inconciliable du travail féminin et d’une maternité pleinement et durablement assumée.

Un vrai discours féministe

L’interrupteur de grossesse est dans les mains de la seule mère

Le féminisme a son utilité, car il y a des femmes battues, trompées, violées, réduites à l’esclavage, enfermées, humiliées, etc. Le discours féministe est un discours de combat contre ces injustices-là.

La femme a mis du temps à conquérir la simple possibilité de faire des études longues, du sport, de passer certains concours, d’exercer certains métiers, de voter, d’être payée autant que les hommes. On doit se féliciter de ces conquêtes. Mais il faut offrir un argumentaire parallèle, qui ne s’adresse pas aux mêmes femmes, ou pas au même moment, ou pas au même lieu.

Ce discours doit être celui qui vante la maternité, qui la légitime à nouveau, qui en fait un droit, et pas seulement un devoir, un bonheur et pas seulement une charge. Le temps est venu d’un féminisme de troisième génération.

Ce féminisme devra en finir avec la tyrannie de la théorie du genre qui n’est autre qu’un mythe récurrent, celui de l’indifférenciation sexuelle.

Réhabilitant la femme dans sa pleine dimension, il lui permettra d’être égale aux hommes tout en restant différente. Il saura concilier modernité et maternité.

10 Commentaires

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14 mai 2013 à 17 h 45 min

Quand le discours militant prend le pas sur l’analyse

Je trouve cet article extrêmement surprenant, tant dans sa forme que dans son propos.

 
Si certains points soulevés restent intéressants et indubitablement importants à considérer, comme par exemple la difficulté pour une femme de mener une carrière professionnelle ambitieuse et d'être mère, de nombreux autres méritent selon moi d'être démentis avec fermeté.

 
L'ensemble de cet article semble avoir pour but de démontrer que la maternité est aujourd'hui dénigrée par les sociétés et les gouvernements européens. Ceci est absolument faux et on peut d'ailleurs ajouter que la France est en la matière un très bon élève parmi les pays européens. Les congés maternité et parentaux, l'importance des infrastructures d'assistance aux parents (crèches, assistantes maternelles, …), les allocations familiales sont autant de preuves que le gouvernement français porte une attention toute particulière à la maternité (voire la parentalité au sens large) et à la petite enfance.

 
Rappelons également que l'accès à la contraception et à l'avortement sont des acquis fondamentaux des dernières décennies et qu'ils sont les fondements de la "légitime décision prise à deux, en couple, d’avoir ou de ne pas avoir un enfant" dont parle l'auteur. Il est parfaitement inapproprié de parler de "propagande d'état" quant à la sensibilisation à la contraception. De trop nombreuses jeunes personnes en France n'y ont pas accès ou n'osent pas y avoir recours.

 
Cet article qui fait passer un militantisme d'extrême-droite pour une analyse sociologique n'a selon moi pas sa place dans la revue de la communauté polytechnicienne.

Bernard Zellerrépondre
15 mai 2013 à 7 h 36 min

Le grand mot est lâché :
Le grand mot est lâché : « Extrême-droite ». Pourquoi pas nazi ? A défaut d’argumentation, il reste l’imprécation.
Cet article n’aurait pas sa place dans la revue. Sur quoi se fonder pour demander une telle censure ? Ne faut-il entendre qu’un discours unique ?
Bernard Zeller

16 mai 2013 à 8 h 10 min
– En réponse à: Bernard Zeller

Malgré le vernis sémantique,
Malgré le vernis sémantique, le Rassemblement Bleu Marine est toujours un mouvement d’extrême droite.
http://fn-hainaut.over-blog.com/article-catherine-rouvier-candidate-rassemblement-bleu-marine-siel-candidate-dans-la-19e-circonscription-106092861.html

Didier Piaurépondre
17 mai 2013 à 8 h 12 min
– En réponse à: Bernard Zeller

Extrême-droite
Grand mot ou pas, l’engagement de l’auteure dans des mouvements d’extrême-droite est avéré. Pour aller au plus évident, voir le paragraphe « Parcours politique » de la notice Wikipédia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Rouvier#Parcours_politique

Je salue votre tentative de diversion, mais il va falloir trouver mieux…

15 mai 2013 à 14 h 58 min

Je partage pleinement l’avis

Je partage pleinement l'avis exprimé par TC. J'ai été choquée que la rédaction accepte cet article, qui est lourd de sous-entendus sur le droit à la contraception, à l'avortement, et même le droit à une sexualité librement choisie. Par ailleurs la qualité de la réflexion me paraît discutable, tellement elle me semble empreinte de parti pris, bien plus que basée sur l'analyse de faits.

 
Toute forme excessive de sacralisation de la maternité pourrait fort bien se retourner contre les femmes en les enfermant dans ce rôle, ou en les contraignant à choisir ce rôle contre tout engagement professionnel sérieux. On trouve ce genre de chose en Allemagne (peu de mères y travaillent), ou en Turquie (où un petit nombre de femmes font de belles carrières moyennant un renoncement total à la maternité). Dans l'ancienne aristocratie française, les mères confiaient souvent leurs enfants à des nourrices pour retourner à la cour. Le maternage, l'allaitement, étaient dévolus à des femmes de rang inférieur.

 
D'ailleurs ce n'est pas en France, où les femmes sont nombreuses à travailler, que nous avons le moins besoin de redresser le taux de natalité? Et franchement, l'idée d'une propagande pro-maternité me donne la nausée, le bonheur lié à la maternité est de l'ordre de l'intime, et ne peut qu'être dénaturé s'il vient à être vendu sur la place publique. L'art du maternage (pas sûr que cette expression soit appropriée) se transmet et se transforme de mère en fille au fil des générations, il est à chaque fois unique magnifique et faillible.

15 mai 2013 à 18 h 35 min

Militantisme
De qui se moque-t-on en parlant d’étude démographique? Il s’agit ici d’un article militant (parfaitement rétrograde, mais ce n’est que mon avis). La personne qui a coupé les passages les plus polémiques du papier d’origine aurait mieux fait de ne pas le publier du tout: il n’a absolument pas sa place ici. « la propagande d’État » « la tyrannie du genre » ne sont pas des termes que l’on rencontre dans un discours qui se veut objectif… Cela dit le sujet de la conception moderne de la maternité est intéressant, et il doit exister des intellectuels/philosophes/sociologues qui ont un discours plus crédible que Mme Rouvier pour donner la répartie à Mme Badinter.

Brigitte Jacquelinrépondre
16 mai 2013 à 6 h 22 min

Bonjour,Tout d’abord, un

Bonjour, Tout d'abord, un immense merci pour cet article si juste, si rare et si lumineux. Je peux témoigner que l'immense bonheur de notre famille et du mien en particulier, n'est dû qu'à des choix rendus très difficiles par la société et tout particulièrement par le regard des femmes qui n'ont pas fait le même: arrêter de travailler les années nécessaires pour avoir des enfants, les élever c'est à dire les rendre grands, et leur donner en même temps qu'un couple de parents stable, un foyer où il fait bon vivre et grandir.

 
Il faut vraiment avoir une super famille et de très bonnes amies* pour pouvoir supporter la pression qui nous est faite chaque jour…et ne pas courir retravailler comme toutes les autres avec des horaires imposés et un patron ou une charge qui vont définir parfaitement notre emploi du temps et nos responsabilités.

 
Travailler = argent et reconnaissance sociale, parfois aussi un métier intéressant voire passionnant. Mais travailler et avoir une famille, c'est courir, courir. Cela permet de ne pas penser à la liberté que l'on a perdu, cela permet aussi de ne pas voir ses enfants qui sombrent un peu plus chaque jour, ou son couple qui se meurt. Travailler coûte que coûte. On rentre alors dans un cocon, même si il est dur, et on oublie la liberté et la responsabilité qui nous sont données de faire grandir le monde. Oublié la famille, les enfants et la charge que cela représente; mais oublié aussi le merveilleux bonheur de concevoir des enfants et de les aimer tout en les éduquant pour leur permettre de devenir des adultes les meilleurs qu'ils puissent être.

 
Oublié le plaisir d'être en famille chaque jour, et d'œuvrer pour que chacun ait sa place et qu'elle soit la plus belle possible. Car il faut du temps pour cela, beaucoup de temps, beaucoup plus que le fameux "nourri, logé, blanchi". Non la transmission et l'éducation ne se font pas en claquant des doigts. C'est dur et c'est un travail à plein temps. Combien de femmes qui travaillent ont peur de leurs enfants, même jeunes, qu'elles n'ont pas vu grandir, et qu'elles ne connaissent pas? Oui, la société ne nous aime pas. Et elle nous aime d'autant moins que nous sommes heureux.

 
Etudes, travail (je suis médiateur après une maitrise de droit et chroniqueur radio sur le thème du bonheur en famille et du bon sens), famille, enfants, je veux tout faire, mais tout faire bien. La vie est longue, il y a de la place pour tout, mais successivement. J'ai arpenté la France au gré des mutations de mon mari pour qui l'équilibre familial et notre connivence a été un moteur pour progresser sans cesse dans son métier. Partout j'ai toujours trouvé de quoi valoriser de façon passionnante mon bagage intellectuel et humain plus que dans n'importe quel emploi auquel j'aurai essayé de m'accrocher, tout en gardant la priorité des horaires en famille, et des vacances!

 
Il y a de la place pour tout le monde en France, alors qu'on arrête (les gouvernements et les médias en premier) le grand lavage de cerveau des jeunes tel qu'il est décrit dans cet article génial. Et qu’on ne s’y trompe pas : si on ne nous entend pas c’est parce que l’on ne veut pas nous entendre. Nous sommes toutes prêtes à témoigner, qui va nous laisser parler ?… si seulement on voulait nous écouter, combien retrouveraient le bonheur! *Il existe aussi en France une association qui m'a beaucoup aidée: "Femmes Actives et Foyer" dont le blog existe sur internet et à voir sur Facebook.

16 mai 2013 à 8 h 09 min

Je suis étonné de voir notre
Je suis étonné de voir notre revue s’ouvre à des auteurs défendant des thèses à l’encontre des valeurs de notre école. Dans le contexte politique et sociétal actuel, donner la parole à des contributeurs ouvertement d’extrême droite, sous couvert d’un vernis universitaire, sur le thème de la famille et de la place de la femme dans notre société, m’apparaît comme un coup de pioche de plus dans les digues de la salubrité sociétale et politique. Je déplore que notre revue, qui symbolise pour moi des valeurs progressistes et humanistes, s’associe à ce parti pris discutable, sans même laisser la place à la contradiction.

16 mai 2013 à 21 h 51 min

Comment vider l’X du peu de filles polytechniciennes

Je ne suis pas abonnée à la Jaune et la Rouge, et je sais mieux pourquoi après cet article! Il est à vomir! S'épanouir ou non dans la maternité est un choix personnel. Le droit de disposer librement de son corps est un droit acquis de haute lutte par les femmes, et doit rester un droit inconditionnel. La maternité doit rester un choix, de couple si possible, mais avant tout et en dernier lieu de la femme, qui, rappelons-le, risque sa vie dans l'affaire.

 
Quant aux inquiétudes démographiques de l'auteure, nul besoin de faire l'apologie de la maternité et de limiter le droit à l'avortement: ouvrons des places de crèche massivement, des écoles moins surchargées, de l'accueil périscolaire de qualité, etc. Et pour les femmes qui aspirent à des carrières ambitieuses, battons nous pour que les maternités, précisément, ne nous pénalisent pas dans les carrières que nous imaginions à notre portée, du temps de nos études.

 
Pour le reste, pas envie de répondre point par point à un article tellement régressif. Les femmes à la maison, et l'interdiction de l'avortement, c'est le programme du front national de JM Le Pen… A vomir, je répète. Merci de penser aux femmes polytechniciennes, lectrices de ces insanités!

Pierre Arnouxrépondre
16 mai 2013 à 23 h 18 min

Pourquoi publier un tel article d’opinion sans aucune analyse?

Je suis surpris de voir publier un tel article sur La Jaune et la Rouge. Ce ramassis de lieux communs réactionnaires ne repose sur aucune analyse sérieuse : la natalité en France donne une population en équilibre, contrairement à des pays comme l'Allemagne et le Japon, où l'obligation de choisir entre maternité et profession aboutit à un effondrement des naissances.

 
Un petit tour sur le web montre où vont les sympathies de l'auteur, et permet de comprendre la raison de cet article, qui n'a pas sa place ici.

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