L’ingénieur, clé des révolutions en cours

Dossier : L'ingénieur dans la sociétéMagazine N°737
Par Philippe FLEURY (59)

Les ingénieurs ont une formation scientifique pluridisciplinaire qui les prépare bien à maîtriser la complexité du monde d’aujoud’hui et à anticiper les effets des évolutions induites tant par les décisions politiques que par les nouveaux produits ou services lancés sur le marché.

Notre société se transforme rapidement sous l’effet de multiples révolutions. Révolution numérique, qui a la caractéristique d’irriguer tous les aspects de la vie économique et sociale. Révolution énergétique rendue indispensable et urgente autant par l’épuisement des énergies fossiles que par la lutte contre le réchauffement climatique. Émergence d’une nouvelle industrie, l’industrie du futur ou industrie 4.0. Révolutions attendues dans le domaine de la santé et de l’alimentation du fait des biotechnologies. Révolution des neurosciences…..

Pour que la France, l’Europe et ses citoyens profitent vraiment de ces révolutions, il faut des hommes capables de définir puis mettre en œuvre les décisions politiques et techniques qui permettront à notre pays et à notre continent de tenir leur rôle face aux géants américains ou chinois. Il faut aussi que ceux qui ont cette capacité soient en mesure d’exprimer leurs talents et ne se trouvent pas réduits au silence ou à l’impuissance, comme on a pu le déplorer parfois au cours des dernières décennies.

Les ingénieurs – au sens où nous employons le terme en France – ont une formation scientifique pluridisciplinaire qui les prépare bien à maîtriser la complexité du monde d’aujoud’hui et à anticiper les effets des évolutions induites tant par les décisions politiques que par les nouveaux produits ou services lancés sur le marché. Adapter leur formation aux enjeux de demain et créer les conditions qui leur permettent de jouer pleinement leur rôle est donc essentiel. À titre d’exemple, on peut se demander quelle politique adopter pour les grands corps techniques de l’État. La constitution de megacorps non spécialisés type Unipef, est-elle la solution ? Favorise-t-elle le développement d’une expertise pointue dans un monde de plus en plus technique et spécialisé ?

Comment affronter les défis du futur ?  Comment faire vivre en France une industie compétitive ?
Un enjeu majeur, comme l’a souligné le Président de la République : la France sans industrie n’est pas une option !

Et rappelons les propos  d’Hubert Reeves : « Ce ne sont pas les sociétés les plus riches qui investissent le plus dans la science, mais ce sont plutôt les sociétés qui investissent le plus dans la science qui deviennent les plus prospères. » Ils sont plus que jamais d’actualité.

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