L’énergie dans les pays en développement : le scénario de l’AIE

Dossier : Énergie et environnement | Magazine N°597 Septembre 2004
Par Cédric PHILIBERT
Par François CATTIER

Les pays en développement sont souvent montrés du doigt comme étant à l’origine des tensions croissantes sur les prix de l’énergie, et d’une part grandissante des émissions mondiales de dioxyde de carbone – le principal gaz à effet de serre.
Nous examinerons successivement les projections de consommation des pays en développement, les problèmes d’accès à l’énergie, puis les implications pour les marchés énergétiques, pour les besoins d’investissement et pour les émissions de dioxyde de carbone.

IEA, 2002a, World Energy Outlook, OECD/IEA, Paris.
IEA, 2002b, Beyond Kyoto : Energy Dynamics and Climate Stabilisation, OECD/IEA, Paris.
IEA, 2003, World Energy Investment Outlook, OECD/IEA, Paris.

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1. Cependant, si l’on exprime les PIB en parité de pouvoir d’achat, les écarts sont bien plus serrés : l’intensité énergétique de la Chine tombe à 0,24 tep/$, le reste de l’Asie à 0,21, l’Amérique latine à 0,17, l’Afrique à 0,32, le Proche-Orient à 0,39, l’ancienne Union soviétique à 0,56 et l’OCDE à 0,22.
2. Le  » mécanisme de développement propre  » du protocole de Kyoto ne peut suffire à enrayer ces délocalisations, car il base la création de  » crédits d’émissions  » sur la comparaison avec les standards des pays en développement et non ceux des pays industriels.
3. Par exemple, l’indexation partielle des émissions sur la croissance économique, le prix plafond pour les pays industriels et, pour les pays en développement, les engagements  » non contraignants  » permettant des échanges de permis sous condition (voir IEA, 2002b).

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