Le démon du Je

Dossier : Arts, Lettres et SciencesMagazine N°536 Juin/Juillet 1998Par : Jacques DEBUISSON (45)

L’auteur (19, bou­le­vard Hen­ri-IV, 75004 Paris, tél. : 01.42.71.02.22) serait heu­reux d’envoyer un exem­plaire dédi­ca­cé du Démon du Je aux cama­rades qui en feraient la demande.
Jacques Debuis­son a créé, en 1980, La Bou­gie du Sapeur, quo­ti­dien bis­sex­tile parais­sant tous les 29 février ; il pré­pare actuel­le­ment dans la fièvre le numé­ro 6 qui sera pré­sent dans tous les kiosques le 29 février 2000.

Écrire une page tous les jours de cette année 1981 : voi­là le défi que Jacques Debuis­son s’était lan­cé à lui-même ; et qu’il a rele­vé à nou­veau en 1986.

Chaque jour, une ren­contre, un article de jour­nal, un évé­ne­ment, une par­tie de golf, un livre, une date anni­ver­saire le font s’interroger sur l’opportunité pour les socié­tés d’HLM de vendre leurs loge­ments à leurs occu­pants, sur le nombre de petites cuillères qui devrait accom­pa­gner le petit déjeu­ner à l’hôtel, ou sur la per­ti­nence de la bombe à neutrons.

Un livre d’humeur, d’une humeur rare­ment mau­vaise, Jacques Debuis­son est heu­reux et le dit, et seuls les excès du socia­lisme par­viennent à bous­cu­ler son opti­misme congénital.

Ce jour­nal d’un bour­geois de Paris de la fin du ving­tième siècle est à consom­mer modé­ré­ment, page après page.

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