Le big data peut-il accélérer la transition écologique des bâtiments ?

Le big data peut-il accélérer la transition écologique des bâtiments ?

Dossier : La donnée au service de l’envi­ronnementMagazine N°789 Novembre 2023
Par Chloé CLAIR (X97)
Par Annelise CASTRES SAINT MARTIN (X02)

La régle­men­ta­tion incite et même oblige les pro­prié­taires à réno­ver les bâti­ments qu’ils pos­sèdent pour accom­pa­gner la tran­si­tion éco­lo­gique conduite au niveau natio­nal. De nom­breuses et signi­fi­ca­tives aides ont été mises en place à cette fin. Pour­tant l’effet en est limi­té et la France prend du retard dans ce domaine. Cela s’explique notam­ment par les incer­ti­tudes qui pèsent sur les pro­prié­taires. Or le big data per­met de déve­lop­per des outils qui éclairent les déci­deurs et leur per­mettent de choi­sir les 20 % d’investissements qui auront une effi­ca­ci­té de 80 %.

L’urgence éco­lo­gique génère des attentes très fortes sur la trans­for­ma­tion du parc de bâti­ments. D’abord sur la réduc­tion de leur empreinte car­bone : l’Europe s’est enga­gée à réduire les émis­sions du bâti­ment de 60 % d’ici 2030. Les leviers de mise en œuvre sont essen­tiel­le­ment liés à la réno­va­tion éner­gé­tique et à l’exploitation du poten­tiel de pro­duc­tion d’énergies renou­ve­lables asso­ciées au bâti­ment (solaire notamment).

Un renforcement du reporting

Ensuite, sur l’estimation de leur vul­né­ra­bi­li­té face au chan­ge­ment cli­ma­tique et sur l’identification de mesures d’adaptation. La direc­tive euro­péenne CSRD (Cor­po­rate Sus­tai­na­bi­li­ty Repor­ting Direc­tive) impose aux entre­prises de plus de 250 sala­riés de prendre en compte des risques cli­ma­tiques, dits « phy­siques » et « de tran­si­tion », dans leur repor­ting extra­fi­nan­cier. Une éva­lua­tion rigou­reuse des impacts cli­ma­tiques phy­siques sus­cep­tibles d’affecter l’activité de l’entreprise devra être réa­li­sée, en se fon­dant sur des pro­jec­tions cli­ma­tiques à court, moyen et long termes. L’exposition du por­te­feuille immo­bi­lier de ces entre­prises consti­tue une part signi­fi­ca­tive de ce repor­ting et néces­site une don­née qua­li­fiée au bâtiment.

La préservation des ressources naturelles

Enfin, la pré­ser­va­tion des res­sources natu­relles (eau et bio­di­ver­si­té) consti­tue éga­le­ment une contrainte pour l’évolution du parc immo­bi­lier : repen­ser les formes urbaines pour inté­grer la nature en ville, recréer les trames vertes et bleues dans les ter­ri­toires tout en répon­dant aux objec­tifs de pro­duc­tion de loge­ments, trou­ver des solu­tions pour pré­ser­ver la res­source en eau d’un point de vue qua­li­ta­tif et quan­ti­ta­tif dans des ter­ri­toires arti­fi­cia­li­sés. Et tout cela dans un contexte de déve­lop­pe­ment ter­ri­to­rial avec un objec­tif de zéro arti­fi­cia­li­sa­tion nette des sols : ce qui signi­fie qu’il faut prio­ri­tai­re­ment agir sur le parc de bâti­ments « déjà-là ». Trans­for­mer le bâti exis­tant, c’est en effet garan­tir des loge­ments habi­tables en 2050 pour évi­ter d’avoir à recons­truire du neuf sur des sur­faces agri­coles ou natu­relles ailleurs. C’est une bonne nou­velle : en réno­vant les bâti­ments, non seule­ment on évite des émis­sions car­bone en limi­tant les consom­ma­tions d’énergie, mais encore on pré­serve la bio­di­ver­si­té en limi­tant la consom­ma­tion d’espace liée à notre habitat.

Rénover, c’est possible

Contrai­re­ment à d’autres défis de la tran­si­tion éco­lo­gique, réno­ver le parc bâti semble une action réa­li­sable : il y a des solu­tions tech­niques exis­tantes, il y a des filières struc­tu­rées (même si pas encore assez déve­lop­pées), il y a des lois contrai­gnantes, il y a des dis­po­si­tifs d’aide finan­cière pour inci­ter les pro­prié­taires à agir. Bref, nous sommes prêts ! S’agissant des solu­tions tech­niques pour l’efficacité éner­gé­tique, il faut avant tout tra­vailler sur l’enveloppe et son iso­la­tion afin de limi­ter les déper­di­tions en hiver ; et cela per­met­tra aus­si d’assurer un meilleur confort d’été. Un second axe est de tra­vailler sur l’efficacité des modes de pro­duc­tion de chauf­fage et d’eau chaude sani­taire, avec la mise en œuvre de pompes à cha­leur par exemple ; puis si pos­sible de décar­bo­ner la source de pro­duc­tion avec des éner­gies renou­ve­lables telles que des pan­neaux solaires ou de la géothermie.

Installation de panneaux solaires pour rendre le bâtiment plus écologique
Ins­tal­la­tion de pan­neaux solaires © Adobe Stock – Elenathewise

Avoir une approche systémique

Ces solu­tions tech­niques per­mettent d’agir sur l’impact car­bone du bâti, mais il est d’autant plus inté­res­sant de jouer sur l’ensemble des axes envi­ron­ne­men­taux, car la tran­si­tion éco­lo­gique est sys­té­mique. Les solu­tions sont plus variées et touchent à la fois aux sys­tèmes, aux maté­riaux et aux usages. Quelques exemples : ajou­ter une toi­ture végé­ta­li­sée per­met à la fois de ralen­tir le rem­plis­sage des bas­sins d’orage en cas de forte pluie, d’isoler le bâti et de créer un puits de bio­di­ver­si­té ; sur­éle­ver un bâti­ment per­met d’éviter d’artificialiser de nou­veaux ter­rains ; mul­ti­plier les usages pour créer de l’hyper-occupation ; ou encore uti­li­ser des maté­riaux recy­clés ou bio­sour­cés dans la réno­va­tion. Il est donc vrai­ment essen­tiel d’analyser la réno­va­tion du bâti en fonc­tion de sa décar­bo­na­tion, mais aus­si d’estimer son impact sur l’eau et le ruis­sel­le­ment, ses risques cli­ma­tiques (comme l’inondation par exemple), le phé­no­mène d’îlot de cha­leur ou encore la den­si­fi­ca­tion. Un bâti­ment réno­vé peut par­ti­ci­per de manière posi­tive à l’ensemble de ces impacts, s’il est éva­lué de manière mul­ti­cri­tère… C’est là qu’on a besoin de modèles complexes ! 

Rénover, c’est obligatoire

En outre, l’évolution récente de la régle­men­ta­tion a créé de nom­breuses inci­ta­tions pour entre­prendre la réno­va­tion éner­gé­tique du parc bâti. Pour les entre­prises, le décret ter­tiaire paru en juillet 2019 impose aux loca­taires et pro­prié­taires de bâti­ments dont la sur­face est égale ou supé­rieure à 1 000 m² un sui­vi et une dimi­nu­tion de leurs consom­ma­tions éner­gé­tiques. Pour les par­ti­cu­liers, la loi cli­mat et rési­lience impose aux pro­prié­taires de loge­ments éner­gi­vores toute une série de contraintes pro­gres­sives dans le temps pour les inci­ter à réa­li­ser des tra­vaux de réno­va­tion éner­gé­tique : gel des loyers, inter­dic­tion de loca­tion, obli­ga­tion de réa­li­ser un audit éner­gé­tique avant une vente… À noter : la loi consi­dère pro­gres­si­ve­ment les pas­soires ther­miques comme des loge­ments indé­cents, ce qui signi­fie par exemple qu’un loca­taire peut exi­ger l’exécution de tra­vaux de réno­va­tion éner­gé­tique pour faire évo­luer l’étiquette éner­gé­tique du logement.

Rénovation d'un bâtiment pour le rendre plus écologique
L’évolution récente de la régle­men­ta­tion a créé de nom­breuses inci­ta­tions pour entre­prendre la réno­va­tion éner­gé­tique du parc bâti. © Adobe Stock – S. Leitenberger

Les aides financières

Un deuxième axe régle­men­taire inci­ta­tif concerne le déploie­ment de pro­jets solaires : pour les entre­prises, le fait d’installer des pan­neaux solaires en toi­ture peut être un axe de réponse au décret ter­tiaire, si l’énergie pro­duite est uti­li­sée en auto­con­som­ma­tion. En outre, la loi d’accélération des éner­gies renou­ve­lables contraint les entre­prises à sola­ri­ser les par­kings de plus de 1 500 m². Enfin la contrainte du « zéro arti­fi­cia­li­sa­tion nette » asso­ciée à la loi cli­mat et rési­lience génère aus­si une forte inci­ta­tion à réno­ver le bâti­ment exis­tant, puisque les pro­jets en exten­sion urbaine seront lar­ge­ment mis en dif­fi­cul­té par cet objectif.

Toutes ces mesures créent un cadre de contraintes fort dont on pour­rait attendre qu’il déclenche une mas­si­fi­ca­tion des déci­sions de réno­va­tion. De plus, l’État et les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales ont mis en œuvre de nom­breuses aides finan­cières pour accom­pa­gner les pro­prié­taires dans la réno­va­tion du parc. Le bud­get consa­cré en 2023 à MaPri­me­Ré­nov (prin­ci­pale aide de l’État pour la réno­va­tion éner­gé­tique) est fixé à 2,4 mil­liards d’euros, comme en 2022, aux­quels s’ajoutent près de 600 mil­lions d’euros pour la ver­sion MaPri­me­Ré­nov’ Séré­ni­té. L’objectif est de favo­ri­ser les réno­va­tions les plus per­for­mantes et d’accentuer le sou­tien aux ménages modestes. À cela s’ajoutent les dis­po­si­tifs CEE (cer­ti­fi­cats d’économie d’énergie), les aides locales ver­sées par les col­lec­ti­vi­tés, d’autres dis­po­si­tifs finan­ciers inci­ta­tifs comme l’exonération par­tielle de taxe foncière.

Mais alors, pourquoi un tel retard ? 

Force est de consta­ter que l’ensemble de ces mesures ne pro­duit pas les effets escomp­tés et que la France est tou­jours en retard pour tenir les enga­ge­ments pris dans la Stra­té­gie natio­nale bas car­bone pour 2050. Plu­sieurs rai­sons peuvent expli­quer ce manque de suc­cès, notam­ment : la défiance des par­ti­cu­liers vis-à-vis des arti­sans après les scan­dales média­ti­sés sur les arnaques asso­ciées à la réno­va­tion éner­gé­tique, le manque de confiance dans le diag­nos­tic de per­for­mance éner­gé­tique du bâti­ment (cf. les nom­breuses études met­tant en lumière les résul­tats approxi­ma­tifs voire com­plè­te­ment inco­hé­rents en matière de DPE), la com­plexi­té admi­nis­tra­tive pour mobi­li­ser les aides, le manque d’accompagnement des par­ti­cu­liers pour mon­ter des pro­jets anxio­gènes et tech­ni­que­ment com­plexes et, bien sûr, le coût impor­tant des pro­jets qui ont réel­le­ment un impact.

Isolation d'un bâtiment en vue d'améliorer ses performances énergétiques.
© Adobe Stock – Ingo Bartussek

La limite des gestes isolés

Car oui, mal­gré les nom­breuses études (notam­ment menées par l’Institut de l’économie pour le cli­mat I4CE) et les publi­ca­tions plai­dant pour des approches glo­bales de réno­va­tion, la majo­ri­té des gestes de réno­va­tion éner­gé­tique effec­tués par les pro­prié­taires aujourd’hui concernent des gestes de réno­va­tion iso­lés. Or ces gestes iso­lés, bien qu’ayant un coût bien enten­du moins éle­vé, ne pro­duisent pas les effets atten­dus. C’est ain­si qu’une enquête récente de 60 Mil­lions de consom­ma­teurs met en lumière de nom­breuses plaintes de ménages concer­nant les ins­tal­la­tions de pompes à cha­leur qui, si elles ne sont pas ins­tal­lées dans des loge­ments ayant déjà une bonne iso­la­tion ther­mique, peuvent géné­rer des res­sen­tis de froid, de fortes consom­ma­tions d’énergie… bref, du mécontentement.

À cela s’ajoute le com­por­te­ment des ménages consis­tant à n’agir qu’une fois sur un bâti­ment en matière de réno­va­tion éner­gé­tique : l’inconfort durant les tra­vaux, le fait d’avoir épui­sé une enve­loppe finan­cière liée au projet…Tout cela fait que, une fois une opé­ra­tion réa­li­sée, les ménages ne veulent plus y reve­nir, même si on leur démontre qu’ajouter tel geste ou tel autre aurait un bien meilleur béné­fice sur l’isolation de leur bien, donc leurs éco­no­mies d’énergie et la valo­ri­sa­tion de leur loge­ment à terme.


Ville de Vierzon

L’exemple de Vierzon

Chez namR, nous avons mené une étude sur le centre ancien de Vier­zon, pour carac­té­ri­ser plus fine­ment la « per­for­mance » des gestes de réno­va­tion éner­gé­tique. Grâce à notre jumeau numé­rique du bâti, nous sommes capables de don­ner une esti­ma­tion, par bâti­ment, du coût des tra­vaux de réno­va­tion, geste par geste ou en réno­va­tion glo­bale, et d’y asso­cier des béné­fices (baisse de consom­ma­tion d’énergie, baisse d’émission car­bone, éco­no­mies sur la fac­ture). Nous avons simu­lé sur l’ensemble de ce sec­teur tous les gestes pos­sibles et les métriques asso­ciées (coûts de chaque geste, éco­no­mies d’énergie associées).

Cette simu­la­tion a fait appa­raître un prin­cipe clas­sique de Pare­to : il est pos­sible d’atteindre 80 % des éco­no­mies d’énergie sur le ter­ri­toire en allant cher­cher les 20 % des gestes tra­vaux les plus per­for­mants. Ce que cette ana­lyse nous montre éga­le­ment, c’est que la majo­ri­té des gestes tra­vaux sur les bâti­ments rési­den­tiels ont une faible effi­ca­ci­té (au sens coût des tra­vaux-éco­no­mie d’énergie géné­rée). Ain­si, dis­tri­buer des aides publiques à la réno­va­tion éner­gé­tique sans cibler fine­ment le geste (ou plus géné­ra­le­ment le bou­quet de gestes) per­for­mant génère mas­si­ve­ment : une mau­vaise uti­li­sa­tion de l’argent public et la conta­mi­na­tion géné­rale de la popu­la­tion autour de la convic­tion que la réno­va­tion éner­gé­tique coûte cher et ne sert à rien. 


Des injonctions contradictoires

Enfin, la dyna­mique de réno­va­tion peut être frei­née par des contra­dic­tions poten­tielles liées à la com­plexi­té de la prise en compte des enjeux cli­ma­tiques : on me dit d’isoler ma toi­ture, mais est-ce que je devrais aus­si envi­sa­ger l’installation de pan­neaux solaires pour sécu­ri­ser l’approvisionnement en éner­gie de mon loge­ment ? Ou plu­tôt végé­ta­li­ser la toi­ture pour réduire l’effet d’îlot de cha­leur urbain en cas de cani­cule ? Lorsque j’ai ache­té mon loge­ment, mon agent immo­bi­lier me pré­sen­tait l’installation au gaz comme une solu­tion éco­no­mique et per­for­mante, or la crise éner­gé­tique actuelle montre les limites de ce choix, est-ce que je dois inves­tir dans une pompe à cha­leur ou est-ce encore un effet de mode qui sera cri­ti­qué dans quelques années ? Les injonc­tions contra­dic­toires, les convic­tions anté­rieures perpé­tuelle­ment remises en cause freinent les prises de déci­sion des pro­prié­taires pour réno­ver leur bien. 

L’efficacité de l’utilisation de la donnée

Face à ces dif­fi­cul­tés de mise en œuvre concrète de la dyna­mique de réno­va­tion éco­lo­gique du bâti­ment, notre convic­tion est que la réus­site dépend d’un pilo­tage des actions, à la maille du bâti­ment, pour stop­per l’hémorragie de gestes inef­fi­caces qui génère un sen­ti­ment par­ta­gé d’impuissance et donc de l’immobilisme dans les prises de décision.

“Le big data permet l’accélération de la transition écologique des bâtiments.”

Chez namR, nous avons déve­lop­pé une base de don­nées unique qui per­met de carac­té­ri­ser tous les bâti­ments d’un ter­ri­toire, la France – soit 34 mil­lions de bâti­ments –, du point de vue de leur mor­pho­lo­gie (mesures du bâti­ment, maté­riaux de toi­ture, etc.) et du point de vue de cha­cun des axes de poten­tiel éco­lo­gique, de déve­lop­pe­ment et de trans­for­ma­tion des bâti­ments (sur ces trois axes : réduc­tion du car­bone, rési­lience face au chan­ge­ment cli­ma­tique et déve­lop­pe­ment har­mo­nieux avec la nature). Pour cha­cun de ces axes, les don­nées per­mettent de cibler les meilleures solu­tions d’évolution et de réno­va­tion de cha­cun des bâtiments.

Ecoclik renov

Il s’agit ain­si de don­ner la pos­si­bi­li­té aux acteurs asso­ciés à la chaîne de valeur du bâti­ment d’activer le poten­tiel éco­lo­gique d’un bâti­ment, d’un por­te­feuille immo­bi­lier, d’un ter­ri­toire, avec des recom­man­da­tions métiers pré­cises et concrètes pour (re)valoriser ces actifs.

Des objectifs ambitieux

Pour ce faire, uti­li­ser toutes les don­nées que l’on pos­sède ou que l’on peut créer sur ces bâti­ments (à l’aide machine lear­ning, de com­pu­ter vision, de règles métiers, etc.) per­met de modé­li­ser, de pro­je­ter, de simu­ler les meilleurs modèles mul­ti­con­traintes, et de trou­ver les solu­tions les plus impac­tantes dans un monde éco­sys­té­mique. Pour don­ner une image simple, notre objec­tif est de deve­nir le Waze de la trans­for­ma­tion éco­lo­gique du bâti­ment : trou­ver le che­min le plus court, en inté­grant les contraintes et objec­tifs des déci­deurs (faire des éco­no­mies d’énergie, valo­ri­ser le bien immo­bi­lier, œuvrer pour la pla­nète…) pour mettre le bâti­ment dans un état dans lequel il sera tou­jours habi­table en 2050. 

Ces don­nées, nous les livrons direc­te­ment à nos clients qui les uti­lisent pour prio­ri­ser les bâti­ments à réno­ver sur un ter­ri­toire don­né ou un parc de bâti­ments, défi­nir leur stra­té­gie d’adaptation, se don­ner des objec­tifs com­pa­tibles avec les poten­tiels et contraintes réels. Nous les met­tons en valeur éga­le­ment au tra­vers de pla­te­formes SaaS clés en main pour des usages pré­cis : par exemple une solu­tion de cadastre solaire pour les col­lec­ti­vi­tés qui sou­haitent enga­ger les habi­tants de leur ter­ri­toire dans la sola­ri­sa­tion de leur toi­ture, ou une solu­tion aujourd’hui dis­tri­buée notam­ment par les banques pour révé­ler le pro­jet et le bud­get asso­cié à dif­fé­rents scé­na­rios de réno­va­tion éner­gé­tique sur une adresse don­née, et ain­si accé­lé­rer la dis­tri­bu­tion des « prêts verts ». 

Nous tra­vaillons aus­si sur les ques­tions d’adaptation du bâti­ment aux chan­ge­ments cli­ma­tiques, avec notam­ment une solu­tion de pré­dic­tion des îlots de cha­leur urbains qui per­met de connaître fine­ment sur un ter­ri­toire le niveau d’exposition, mais aus­si les prin­ci­paux fac­teurs qu’il fau­drait cor­ri­ger pour lut­ter contre cet effet (ex. : taux d’artificialisation des sols, forme urbaine dense, etc.).

Des espoirs raisonnables

Le par­cours dans nos pla­te­formes est tou­jours orien­té vers une action, car l’objectif est d’enclencher une prise de déci­sion mas­sive de réno­va­tion, ciblée et effi­cace. Ce par­ti pris est éga­le­ment lié aux ensei­gne­ments des neu­ros­ciences : pour s’engager dans la tran­si­tion, nous avons besoin de nous pro­je­ter sur des solu­tions activables. 

Savoir que son bien immo­bi­lier est expo­sé à un risque de retrait-gon­fle­ment d’argile (donc à des fis­sures) peut être source d’anxiété et d’immobilisme, mais connaître éga­le­ment les solu­tions adap­tées à son bien (solu­tions tech­niques, solu­tions de finan­ce­ment) peut mettre dans une dyna­mique d’action. C’est pour­quoi nous sommes convain­cus que le big data per­met l’accélération de la tran­si­tion éco­lo­gique des bâti­ments par une action à la fois mas­si­fiée (on a les data sur tous les bâti­ments de France) et per­son­na­li­sée (on a les data de cha­cun des bâti­ments de France). Les data per­mettent de se pro­je­ter, de mesu­rer, de cibler, de modé­li­ser, de com­pa­rer des thé­ma­tiques mul­ti­cri­tères de la tran­si­tion écologique.


Bien-Demain.fr

S’attaquer à la réno­va­tion éco­lo­gique des bâti­ments exis­tants, c’est sécu­ri­ser un lieu de vie pour les géné­ra­tions futures. 80 % des loge­ments de 2050 sont déjà construits aujourd’hui : l’objectif est de garan­tir leur trans­for­ma­tion pour qu’ils soient encore viables en 2050. Parce que la tran­si­tion éco­lo­gique des bâti­ments concerne en pre­mier lieu les par­ti­cu­liers, nous avons déci­dé de mettre à dis­po­si­tion sur Bien-Demain.fr les don­nées inédites sur les biens rési­den­tiels en France, afin d’éclairer les choix d’investissement et d’action de chacun.

Les (futurs) pro­prié­taires peuvent déci­der d’investir et de réno­ver leur bien en connais­sant les pro­jets pos­sibles à une adresse asso­ciés à la réno­va­tion éner­gé­tique, au confort d’été, à l’installation de renou­ve­lables, aux risques inon­da­tion, au recy­clage et à la réuti­li­sa­tion de l’eau, etc. La tran­si­tion éco­lo­gique ne pour­ra se faire à grande échelle que si nous trans­for­mons la contrainte en une prise de conscience col­lec­tive et arri­vons à nous pro­je­ter vers un futur dési­rable, où nous serons bien demain. 


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