La sagesse du physicien

Dossier : Arts, Lettres et SciencesMagazine N°605 Mai 2005Par : Yves QuéréRédacteur : JR

Sage, le physicien ? Allons donc ! répond ici l’auteur.

Ne convient-il pas, bien plutôt, d’évoquer à son sujet la déraison ? Celle de Copernic prétendant que ce n’est pas le Soleil qui se déplace dans le ciel, mais nous qui tournons sur nous-mêmes, ou celle de Dirac faisant naître, au bout de son stylo, une certaine antimatière qui annihilerait ce dont nous sommes faits.

Déraisonnable, le physicien, mais aussi raisonneur ; porteur de convictions mais contraint à d’incessantes remises en cause ; agaçant peut-être lorsqu’il se voit à l’épicentre de la connaissance mais ouvert à toutes autres disciplines ; tiraillé entre la rusticité de ses modèles et la complexe réalité des choses…

Tel est ce personnage dont le métier est d’ausculter la nature, la mission de la décrire, le devoir envers autrui d’en maîtriser les méfaits et la foi, autre déraison, de pouvoir, un jour, – qui sait ? – la comprendre.

Commentaire

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d’aste blancrépondre
21 novembre 2017 à 8 h 57 min

contact
Bonjour,
J’ai lu avec attention le livre écrit par François Turlot et Gérard Pétillon « Histoire de guérisons »,
Monsieur Pétillon fût mon kinésithérapeute préféré.
Me serait il possible d’avoir un contact avec Monsieur Turlot?
Bien sincèrement

Marcel d’Aste Blanc

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