Face aux concurrents étrangers : la cécité des médias français

Dossier : Formations scientifiques : regards sur l’internationalMagazine N°666
Par François-Xavier MARTIN (63)

REPÈRES

REPÈRES
Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis furent le premier pays à organiser l'accès d'une fraction importante de sa population à l'enseignement supérieur. Cette politique leur a permis d'acquérir une position tout à fait dominante, en particulier dans les domaines scientifiques et techniques. À partir de 1980, l'Europe et plusieurs pays d'Asie se sont organisés pour rattraper leur retard, et les pourcentages de jeunes obtenant au moins un diplôme de l'enseignement supérieur sont maintenant assez voisins dans de nombreux pays développés. Simultanément la désaffection des jeunes Américains pour les matières scientifiques et techniques est devenue telle que leur jeunesse est maintenant peu diplômée dans ces disciplines; en revanche la France est le pays développé qui a le mieux résisté à cette tendance générale.

Les jeunes Américains se désintéressent des matières scientifiques

De nombreux médias français, des rapports de think tanks, des blogs d'universitaires et de politiques diffusent régulièrement des images très négatives de la situation quantitative de l'enseignement supérieur de notre pays, en particulier quand on la compare à celle des États-Unis : faiblesse supposée de l'effectif de diplômés du supérieur, concentration excessive d'étudiants dans des disciplines aux débouchés professionnels incertains, taux important d'abandon en cours d'études, formation d'un nombre insuffisant d'ingénieurs et de scientifiques. Or les comparaisons internationales permettent de relativiser ces affirmations.

Le pourcentage de jeunes Français diplômés de l'enseignement supérieur (41% selon l'OCDE pour les 25-34 ans) a pratiquement rattrapé celui des jeunes Américains (42%) et l'a même dépassé au niveau du doctorat et surtout du master, en particulier dans les matières scientifiques.

Le rattrapage français

Diplômes scientifiques décernés aux étudiants nationaux
Les diplômes d'ingénieurs (masters of engineering) décernés annuellement à des étudiants nationaux sont au nombre de 20 000 aux États-Unis (307 millions d'habitants) et de 25 000 en France (64 millions d'habitants). Les doctorats scientifiques (PhD scientifiques) sont respectivement de 13 000 aux États-Unis et de 4 000 environ en France.

Le rapport 2010 de l'OCDE donne le pourcentage en 2008 de jeunes âgés de 25 à 34 ans qui ont obtenu un diplôme d'enseignement supérieur (page suivante). Dans de nombreux pays (dont les États-Unis et la France) ce pourcentage est voisin de 40 %. Le rappel des chiffres pour la génération des 55-64 ans (États-Unis : 40%, France : 17 %) montre l'ampleur du rattrapage français des trente dernières années (qui dépasse celui de tous les autres pays de l'OCDE, à l'exception de la Corée).

Pourcentage de jeunes ayant obtenu un diplôme d'enseignement supérieur en 2008

  Corée Japon États-Unis France Roy.-Uni Allemagne Moyenne
25-34 ans 58% 55% 42% 41% 38% 24% 35%
55-64 ans 12% 26% 40% 17% 27% 24% 20%

 (source : OCDE 2010)

Le tableau ci-dessous indique le niveau maximum atteint (educational attainment) par les Américains âgés de 25 à 29 ans en 2009. Pour obtenir le nombre total de Bachelors, il faut bien entendu ajouter au chiffre de la colonne Bachelor ceux des colonnes suivantes.

Niveau maximum atteint par les Américains en 2009

  Population des 25-29 ans (en milliers) Sans diplôme du supérieur Associate Bachelor Master  Professional Doctoral
Nombre 21 256 12 894  1 856 4 927 1 258  204 117
% 100% 60,7% 8,7% 23,2% 5,9% 1% 0,6%

 (source : Census Bureau américain)

Des chiffres globaux comparables

Selon la DEPP, par rapport à la classe d'âge : 66 % des jeunes Français sont reçus au baccalauréat, 54 % entrent dans l'enseignement supérieur, 27 % obtiennent un diplôme de niveau au moins égal à la licence, 15% obtiennent un diplôme de DUT ou de BTS sans obtenir ensuite de diplôme de niveau supérieur. En croisant diverses sources, on peut établir le tableau ci-dessous, qui n'inclut pas les étudiants venus de l'étranger pour obtenir des masters et des doctorats.   

Diplômes obtenus par les classes d'âge récentes

  USA France Source USA Source France
– Ayant commencé des études supérieures 60% 54% Census B DEPP
– Ayant obtenu au moins un diplôme supérieur 42% 41% OCDE OCDE

– Au moins un diplôme Bachelor ou licence

31/34% 27% Census B / NSF DEPP

– Au moins un diplôme de niveau master

13% 16% NSF DEPP
– Ayant obtenu un doctorat 0,9% 1% NSF DEPP

 (sources : Census Bureau, National Science Foundation, OCDE, DEPP)

À partir du niveau master, nous n'avons pas utilisé les statistiques du Census Bureau relatives à la tranche d'âge 25-29 ans, car cette limite pénaliserait les USA en raison des nombreux masters tardifs (dont les MBA) ; d'autre part, pour les deux pays, cette limite est trop basse pour la prise en compte de l'ensemble des doctorats. Nous avons donc reporté les nombres de masters et de doctorats obtenus annuellement qui sont fournis par la NSF (pour 2006) et la DEPP (pour 2008).

Licence ou Bachelor

D'après les statistiques de la National Science Foundation sont décernés chaque année aux États-Unis environ 1 500 000 diplômes de Bachelor (dont 50 000 à des étrangers), ce qui correspond à 34% de la classe d'âge

Environ un tiers des Américains atteint le niveau Bachelor

Parmi ces diplômes : 70 000 Bachelors en engineering ; 60 000 en mathématiques et informatique; 17 000 en sciences physiques; 95 000 en biologie, agronomie et sciences de la terre (un peu plus de 10 000 de ces Bachelors scientifiques étant décernés à des étrangers).

Les Bachelors scientifiques obtenus par des Américains correspondent à environ 5,6% de la classe d'âge.

La comparaison avec la France est rendue difficile par le fait qu'une grande partie du flux annuel d'élèves de grandes écoles ne reçoit aucun diplôme lorsqu'elle passe par le niveau licence (le diplôme d'ingénieur ou de commerce-management n'étant obtenu qu'à "bac + 5"). On peut estimer qu'environ 35 000 Français obtiennent une licence scientifique (LMD ou professionnelle) et 25 000 passent par le niveau licence scientifique en école d'ingénieurs, ce qui conduit à un total d'environ 8% de la classe d'âge.

Master

Les statistiques Science&Engineering de la National Science Foundation américaine incluent la psychologie et les sciences sociales qui dans les autres pays sont classées dans les sciences humaines. Dans les comparaisons internationales, les diplômes de ces disciplines doivent donc être exclus.

De nombreux ingénieurs français cumulent plusieurs diplômes

Le tableau ci-dessous donne pour certains pays le nombre de diplômes de niveau master décernés annuellement à des nationaux et à des étrangers (qui ont souvent fait leurs études jusqu'au niveau Bachelor-licence dans leur pays d'origine).

Noter le très faible nombre de jeunes Américains ayant un master scientifique (47 000 par an), chiffre à peine supérieur à celui des jeunes Français obtenant un diplôme du même niveau (43 000 par an pour une population et une classe d'âge cinq fois moins nombreuses). Les autres États européens et le Japon se situent à des niveaux intermédiaires.

En France, le nombre des masters inclut 29 000 ingénieurs dont 25 000 français. Par prudence, nous avons indiqué un total inférieur à la somme des masters universitaires et des diplômes d'ingénieurs, car certains ingénieurs obtiennent un master scientifique universitaire au cours de leurs études. De même certains ingénieurs cumulent deux diplômes d'ingénieurs (cas de nombreux polytechniciens).

Comparaison internationale des masters

Pays

Population

millions

Masters

par an

Masters scientifiques

maths, phys., chimie, ing., bio.

Masters scientifiques

par million d'habitants

États-Unis 307 600 000 73 000 dont 47 000 Américains 238 dont 154 Américains
Allemagne 82 140 000 35 000 427

France

64 140 000 51 000 dont 43 000 Français 707 dont 680 Français

Royaume-Uni

61 141 000 36 000 590
Chine 1339 327 000 150 000 112
Inde 1157 ? 125 à 250 000 (?) 108 à 216 (?)
Japon 127 74 000 38 000 299

Doctorat – PhD

Les trois pays les plus innovants ont des politiques de formations doctorales différentes : beaucoup de docteurs en Allemagne, peu au Japon, situation intermédiaire (proche de celle de la France) aux États-Unis.

Comme pour les masters scientifiques, il faut enlever, avant toute comparaison internationale, les doctorats en psychologie et en sciences sociales qui figurent dans les Science& Engineering Fields.

Le tableau montre également le faible nombre de jeunes Américains obtenant un doctorat scientifique (PhD : 13 200 par an).

À population égale, ce chiffre est inférieur au chiffre de docteurs scientifiques français (estimé à un peu plus de 4 000 par an) et surtout aux chiffres allemand et britannique.

Comparaison internationale des doctorats

Pays

Population

millions

Doctorats

par an

Doctorats scientifiques

maths, phys., chimie, ing., bio.

Doctorats scientifiques

par million d'habitants

États-Unis 307 49 600 25 200 dont 13 200 Américains 82 dont 43 Américains
Allemagne 82 25 000 13 600 166

France

64  10 700 6 050 dont plus de 4 000 Français 95 dont plus de 60 Français

Royaume-Uni

61 17 600 8 500 139
Chine 1339 111 000 66 000 49
Inde 1157 ? environ 10 000 environ 9
Japon 127 17 400 5 800 46

Comparaison internationale

Pourcentage de la classe d'âge ayant obtenu États-Unis France
• Au moins licence-
Bachelor scientifique
5,6% 8%
• Au moins
Master scientifique
1,2% 6%
• Doctorat-PhD scientifique 0,3% 0,5%

 
En sciences et ingénierie, on note un avantage français particulièrement marqué au niveau du master. En n'incluant pas les étudiants venus de l'étranger (essentiellement pour obtenir des masters et des doctorats) on constate clairement la désaffection des jeunes Américains pour les études scientifiques et d'ingénierie, en particulier au niveau du master (fuite des Bachelors scientifiques vers les MBA).

 

Le pourcentage de jeunes Français diplômés de l'enseignement supérieur (entre 40 et 45%) a enfin rattrapé celui des jeunes Américains
Il l'a même dépassé au niveau du doctorat et surtout du master, en particulier dans les matières scientifiques
En raison de la désaffection des jeunes Américains, l'enseignement scientifique américain est devenu le plus malthusien de tous ceux du monde développé

Quelques réussites méconnues

Les considérations qui précèdent ne signifient pas que le système d'enseignement supérieur français est exempt de faiblesses (en particulier au niveau de la licence). Elles en montrent simplement quelques réussites méconnues.

Les champions du doctorat sont les Allemands, suivis des Britanniques

Au terme d'un rattrapage qui a duré plusieurs décennies, cet enseignement amène maintenant 41 % des jeunes Français à l'obtention d'un diplôme du supérieur, ce qui met notre pays à un niveau comparable à celui des États- Unis (42 %) et des pays d'Europe du Nord (Danemark : 43%, Finlande : 38%, Suède : 41%, Norvège : 46 %). Le taux de masters (16% des jeunes Français, dont par exemple 100% des ingénieurs et bientôt 100 % des enseignants) est exceptionnellement élevé.

La France a été jusqu'à maintenant beaucoup moins touchée que l'ensemble des autres pays développés par la désaffection générale pour les études scientifiques et techniques (à population égale, elle forme actuellement parmi ses nationaux 4,4 fois plus de masters scientifiques et techniques que les États-Unis parmi les leurs). Plusieurs raisons à cette situation favorable : l'aura des grandes écoles d'ingénieurs traditionnelles (et en particulier des meilleures d'entre elles) qui continue à attirer de nombreux jeunes vers la terminale S puis les filières scientifiques ; la volonté des universitaires de montrer qu'ils sont capables de mettre en place des écoles internes d'ingénieurs, des masters et des doctorats concurrentiels pour des débouchés qui ne se limitent plus à l'enseignement ou à la recherche publique.

Les points que nous venons de mettre en évidence sont peu connus, car ils ont toujours été éclipsés par des déclarations systématiquement négatives sur notre enseignement supérieur, qu'elles proviennent de médias généralistes ou spécialisés, de think tanks, des blogs d'universitaires ou de politiques qui ne semblent pas être remontés directement aux sources d'information étrangères.

Deux souhaits et une mise en garde
Quelle que soit l'inévitable réforme des années d'études suivant le bac, elle ne doit pas réduire l'attractivité globale des études scientifiques visà- vis des jeunes Français, car il s'agit là d'un avantage historique exceptionnel (mais fragile) dans la concurrence internationale qu'il convient absolument de préserver.
Les employeurs industriels français et surtout les sociétés dites de " conseil en technologie" doivent cesser de se lamenter sur le prétendu malthusianisme des formations françaises d'ingénieurs et proposer à ce type de diplômés des salaires et des perspectives de carrières réduisant leur fuite vers d'autres activités ou d'autres pays qui savent se rendre plus attrayants.
L'abandon des études scientifiques et techniques par les jeunes Américains incite déjà les États- Unis à organiser à une échelle massive une " importation " de personnel scientifique, actuellement surtout asiatique. Le développement rapide de l'Asie risque de réduire la disponibilité de personnel venant de cette zone, et de faire d'une Europe qui combinerait de façon durable une faible croissance et une forte production de diplômés un réservoir idéal de main-d'oeuvre scientifique qualifiée où puiser. Il serait paradoxal que l'important investissement que nous faisons actuellement dans notre enseignement supérieur trouve là son principal débouché.

BIBLIOGRAPHIE

Repères et références statistiques (RERS 2010) – Ministère de l'Éducation nationale et Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Regards sur l'éducation 2010 – OCDE

Sites de la National Science Foundation, du National Center for Education Statistics et du Census Bureau américain

 

ILS ONT DIT

LA RÉALITÉ

La France n'est pas assez innovante parce qu'elle forme beaucoup moins de docteurs que les autres pays développés (sous-entendu : beaucoup moins de docteurs scientifiques).

Commentaire fréquent des médias

À population égale, la France forme plus de docteurs que les États-Unis. La proportion de docteurs scientifiques est plus importante en France (55 % contre 50 %). Il n'y a pas de lien automatique entre le nombre de docteurs et la capacité à innover.

(En France) le privé n'est pas assez porté sur l'innovation car les dirigeants d'entreprise n'y sont pas formés, contrairement aux États-Unis où ils ont tous des PhD.

Ancien ministre

Parmi les dirigeants des 500 plus grandes sociétés mondiales, une seule société américaine (sur environ 150) est dirigée par un PhD scientifique. (source : banque de données de l'École des Mines, classement 2008)

(En France) 37% seulement d'une classe d'âge accède à la licence contre 66 % aux États-Unis. La moyenne des pays de l'OCDE s'élève à 53%.

Journaliste du Point dans un ouvrage sur l'enseignement

Les trois chiffres sont faux. La moyenne OCDE (rapport 2010) est de 35% pour un premier diplôme du supérieur (au moins bac + 2). La France et les États-Unis se situent respectivement à 41 et 42%.

Les trois cinquièmes (des jeunes Français) sont boutés hors du système entre la fin du collège et l'obtention d'une licence. Plus de six Américains sur dix sortent, eux, diplômés du supérieur.

Le Monde de l'éducation

Pour les générations récentes, les chiffres OCDE pour la France et les États-Unis sont très voisins : 41 à 42 % obtiennent un diplôme du supérieur (au moins bac + 2).

Alors que le niveau "bac + 5" impose sa norme auprès des employeurs, la France ne mastérise qu'une frange étroite de sa jeunesse.

Le Monde de l'éducation

C'est justement au niveau du master (en particulier scientifique) que la France a le meilleur positionnement par rapport aux autres pays.

La France manque d'ingénieurs. La raison la plus profonde tient sans doute à la conception de ce que l'on appelle la formation d'ingénieur "à la française". Aux États-Unis, la formation des futurs ingénieurs peut commencer seulement dans l'enseignement supérieur, dans les collèges. L'accès aux engineering schools se fait seulement après quatre années d'études supérieures.

Directeur d'Institut d'études politiques

dans éditorial de Challenges

L'attractivité des études d'ingénieur sur les jeunes Américains est très faible. En engineering on ne compte que 70 000 Bachelors américains par an (quatre ans d'études supérieures) dont seuls 20 000 poursuivent jusqu'au master, à comparer à 25 000 diplômes d'ingénieurs tous bac + 5 pour les jeunes Français (pour une population 5 fois moins nombreuse).

Nous n'avons toujours pas démocratisé notre enseignement supérieur.

À peine 35 % d'une classe d'âge sort diplômée de l'enseignement supérieur en France. Plus de 50% est diplômée de l'université aux États-Unis, 80% dans les pays nordiques, en Corée du sud, au Japon.

Think Tank (Terra Nova)

Les chiffres ont déjà été donnés ci-dessus. Pour les générations récentes, les chiffres OCDE pour la France et les États-Unis sont très voisins : 41-42% des jeunes générations obtiennent un diplôme du supérieur (au moins bac + 2). Les pays nordiques sont à des niveaux voisins. Le chiffre de 80 % ne peut être que la recopie d'un hoax.

Notre système éducatif, centré sur le lycée, continue à former les emplois d'hier, les contremaîtres. Il ne forme pas les emplois de demain, les ingénieurs, les cadres, les techniciens supérieurs.

Think Tank (Terra Nova)

À "bac + 5", en sciences et ingénierie, le taux de formation des jeunes Français est l'un des plus élevés du monde, si ce n'est le plus élevé : 6% de la classe d'âge, soit 4,4 fois le taux américain.

Sans oublier les problèmes importants auxquels doit faire face notre système éducatif. Ce dernier produit chaque année une élite trop faible comparée aux autres pays de l'OCDE.

Institut Montaigne

Notre élite de 16% des jeunes générations atteignant "bac + 5 ", dont 6% dans les matières scientifiques se compare avantageusement à celle de la plupart des autres pays de l'OCDE, en particulier les États- Unis (13 % dont 1,2 % en sciences et ingénierie).

Chaque année, des milliers de places restent libres dans les écoles les plus prestigieuses comme les Mines, les Ponts ou Polytechnique.

Capital

Sans commentaire…

3 Commentaires

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jean-michel rey-robertrépondre
17 juin 2011 à 6 h 36 min

La paille et la poutre
Et si « Face aux concurrents étrangers : la cécité des médias français » n’avait d’égale que celle qui préside au système actuel des grandes écoles, dont notamment l’X : la seule concurrence acceptée est celle des monopoles, des activités à compteurs et la carrière de « hauts » fonctionnaires … le tout sous la gestion … de l’annuaire des anciens … avec sans doute quelques serments « secrets » autour d’une valorisation initiatique d’une cooptation de haute volée. Est-ce réellement un modèle à l’épreuve de tout … notamment sous son caractère « militaire » ?
Trés cordialement … le changement ne peut venir que de l’intérieur et par l’exemple, les preuves ! pas par les semblants et le convenu !

Fançois Xavier Martinrépondre
20 juin 2011 à 19 h 15 min

Avis de l’auteur sur le commentaire précédent : Hors sujet
Réponse bien sectaire à un article qui s’intéresse uniquement aux performances quantitatives globales de l’enseignement supérieur français (incluant les universités et les grandes écoles, et ne critiquant ni les unes ni les autres). Je doute que J.M. Robert ait prêté la moindre attention au contenu de l’article avant de déverser son fiel par un réflexe anti-grandes écoles bien pavlovien.

Jean-Michel Rey-Robertrépondre
12 avril 2013 à 7 h 58 min

ha cette susceptibilité de
ha cette susceptibilité de technicien !! ….
Il est possible de considérer qu’il y a des sujets plus importants que le nombrilisme, que les classements « mondiaux » ne valent pas tripette, sont pipotés par les US et bien d’autres, que nos écoles d’élites ( mais aussi élitistes) n’ont pas besoin du jugement des autres pour savoir ce qu’elles valent … et mettre à profit un titre racoleur (pour un article trés savamment documenté) pour tenter d’attirer des regards vers des réels problèmes autrement plus importants !
Et sans la résolution desquels, les élites n’en seront rapidement plus … pour en arriver à ce qui se passe aujourd’hui « déjà » … être des contre-exemples qui font l’actualité, suivant la règle de pareto…. qui ira jusqu’à s’inverser !
Trés cordialement « aussi » ….

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