Beaux cerveaux pour Big Data

Dossier : ÉditorialMagazine N°693 Mars 2014
Par Laurent BILLÈS-GARABÉDIAN (83)

L’AX a reçu récemment Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030 qui aide l’État à définir les secteurs et les technologies où la France peut occuper une position de leader.

Le traitement des données massives, ou Big Data, fait évidemment partie de ces secteurs d’avenir, avec des applications nouvelles et des opportunités de création de valeur dans des domaines aussi variés que la santé, l’environnement, la recherche ou l’éducation.

C’est un enjeu économique majeur des prochaines années (estimé à 5 000 milliards de dollars par an à l’horizon 2025). C’est également un enjeu de souveraineté et de sécurité nationale. L’art de traiter ces données massives permettra aussi de favoriser l’expansion internationale des petites et moyennes entreprises à l’international et pourra aussi être exploité dans l’administration.

Pour dompter ces données massives, il faut des ingénieurs de très haut niveau. L’École polytechnique apporte cet enseignement pluridisciplinaire scientifique nécessaire aux élèves sélectionnés.

Sortent, entre autres, de ses rangs des ingénieurs généralistes très recherchés, maîtrisant mathématiques et statistiques, jonglant avec les algorithmes et capables de traiter ces volumes d’informations. La dimension polytechnique assure un lien entre les domaines d’expertise.

La mobilité de l’intelligence scientifique et d’ingénierie est essentielle dans tous les domaines. Elle sera demain créatrice d’innovation au service du client, d’entreprises et d’emplois.

Le pays investit dans les élèves de l’X afin d’y former des cadres de haut niveau pour ses besoins au sens le plus large du terme, que ce soit au service de la haute fonction publique, de la science ou du monde de l’entreprise.

C’est ainsi que l’École polytechnique jouera le rôle que la France attend d’elle pour contribuer à construire l’avenir de la Nation.

 

Poster un commentaire