« Rayonner au pays des stars »

Dossier : X-USA-Canada : un réseau d’éliteMagazine N°678 Octobre 2012
Par Jacques LEVIN (58)

Le groupe X‑U­SA-Cana­da vise à par­ta­ger les fruits de ses connais­sances et de son accès aux milieux indus­triels et uni­ver­si­taires nord-amé­ri­cains avec tous ses membres. Il opère en col­la­bo­ra­tion avec Paris­Tech Alum­ni, avec le sup­port de l’AAGEF (Asso­cia­tion des anciens élèves des grandes écoles fran­çaises) et des réseaux des grandes écoles fran­çaises de renom.

D’Est en Ouest

Vue de New-York
Plus de la moi­tié des membres réside sur la
côte est
.

« Je pré­side le groupe depuis sa créa­tion, il y a dix ans, sous l’impulsion de Jean-Michel Yolin (65), explique Jacques Levin (58). Nous avons créé immé­dia­te­ment un bureau d’une ving­taine de membres. Nous avons lan­cé des listes de dif­fu­sion sur Inter­net. La pre­mière, inti­tu­lée Membres, regroupe aujourd’hui les membres anciens X (976) qui nous ont rejoints.

« Au cours des pre­mières années, alors que nous déve­lop­pions notre réseau au sein de la com­mu­nau­té poly­tech­ni­cienne, deux autres listes, East­coast et West­coast, ont concer­né, comme leur nom l’indique, les deux sous-groupes vivant sur la côte est (419 cama­rades) et sur la côte ouest (350) des États-Unis.

Depuis, Daniel Totouom (97) a suc­cé­dé à Étienne Ardant (97) pour ani­mer la côte est, tan­dis que Joëlle Bar­ral (2001) a suc­cé­dé à Éric Set­ton (98) sur la côte ouest.

L’ouverture de polytechnique.org aux non‑X a per­mis de délé­guer un cer­tain nombre d’activités locales à des anciens d’autres écoles qui ont accep­té d’animer les évé­ne­ments locaux.

« Un groupe s’est éga­le­ment for­mé au Cana­da, ani­mé par Audrey Moores (98), Axel Pavillet (69), Renaud Azières (91) et, plus récem­ment, San­dra Pati­no (96).

« À sa créa­tion, le groupe a comp­té un bureau de 24 anciens X. Plus tard s’y est ajou­té un Board d’anciens de ParisTech. »

Un site et une lettre

« Ces quatre der­nières années, et sur la recom­man­da­tion de l’AX, notre effort a consis­té à élar­gir notre réseau à d’autres grandes écoles.

Les anciens de Paris­Tech et d’autres grandes écoles fran­çaises nous ont alors rejoints dans deux listes, inti­tu­lées res­pec­ti­ve­ment PTA (Paris­Tech Alum­ni, 633 membres), regrou­pant les anciens des écoles membres de Paris­Tech, et Alum­ni (355 membres), regrou­pant les anciens des autres écoles.

« Notre objec­tif a donc chan­gé, avec comme nou­velle mis­sion de créer un réseau d’élite des anciens de ces écoles rési­dant aux États-Unis et au Cana­da. Raphaël Bar­rois (2006), pré­sident de poly­tech­nique. org, nous a appor­té une aide pré­cieuse. Grâce à son équipe, nous avons pu construire un site Wiki, abri­té sur le ser­veur de poly­tech­nique. org, où nous annon­çons tous nos évè­ne­ments, et publier chaque mois une news­let­ter.

« Nous avons atteint aujourd’hui un nombre total de près de 2 000 membres. »

Jacques LEVIN (58)Ins­tal­lé aux États-Unis depuis qua­rante ans, Jacques Levin (58) est spé­cia­liste de l’en­sei­gne­ment à dis­tance. Il tra­vaille actuel­le­ment à la Nova Sou­theas­tern Uni­ver­si­ty, située à Fort Lau­der­dale (Flo­ride).
En tant que consul­tant, il a déve­lop­pé un sys­tème d’en­sei­gne­ment à dis­tance et un sys­tème de déve­lop­pe­ment rapide d’ap­pli­ca­tions sur le Web.
Il est marié à une Hol­lan­daise, spé­cia­li­sée en lit­té­ra­ture fran­çaise. Tous deux ont acquis récem­ment la natio­na­li­té américaine.

Une quinzaine de sous-groupes géographiques

« Au cours des années, ajoute Jacques Levin, des sous-groupes se sont créés dans une quin­zaine de villes en Amé­rique du Nord. Chaque groupe orga­nise des évè­ne­ments locaux (déjeu­ners, apé­ri­tifs, pots, dîners, etc.), avec un pro­gramme de leur choix. De nom­breux cama­rades pro­posent diverses acti­vi­tés en fonc­tion de leur envi­ron­ne­ment (centre uni­ver­si­taire, finan­cier, hi-tech, etc.).

« En géné­ral, les nou­velles sont com­mu­ni­quées par cour­riel, mais les ani­ma­teurs locaux peuvent eux-mêmes publier leurs nou­velles sur le site. »

X‑USA-Canada

Pré­sident :
Jacques Levin (58)
6411 NE 22nd Avenue
33308 Fort Lau­der­dale, Florida
tél. : 00 1(954) 772 0522
fax. : 00 1(954) 938 8186
cour­riel : jacques.levin @polytechnique.org

Les res­pon­sables locaux
• ATLANTA : Cata­li­na Stan (Télé­com).
• BERKELEY : Fran­çois Gal­let (2004).
• BOSTON : Camille Déle­becque (Agro), Éric Pite (Télé­com), Jes­si­ca Mathe­ron (Mines).
• CHICAGO : Myriam Le Can­nel­lier (HEC).
• HOUSTON : Claude Bau­doin (70), Nico­las Des­co­qs (2001).
• LOS ANGELES : Yohan Stern (HEC), Arnaud Benah­med (99).
• MONTRÉAL : Hubert Gal­let (ENSAM), Yves Girau­don (ENSAM), San­dra Pati­no (96), Audrey Moores (98), Timo­thée Fau­con (Mines).
• NEW YORK : Daniel Totouom (97), Fré­dé­ric Sibou­let (Mines), Elsa Ber­ry (HEC), Emma­nuelle Bom­mier (Ponts).
• SAN DIEGO : Alain Duval­let (77), Raphaël Mall (Télé­com), Natha­lie Larive (Mines), Sté­phane Bel­mon (93).
• SAN FRANCISCO : Éric Ben­ha­mou (ENSAM), Oli­vier Combes (ENSAM), Reza Malek­za­deh (HEC), Marc Dan­geard (HEC), Phi­lippe Poux (HEC), Gilles Drieu (Mines), Jean-Pierre Ber­nard (Ponts), Alain Ray­naud (Supé­lec 92), Fabrice Del­la Mea (Télé­com), Gaë­tan Gachet (Télé­com), Joëlle Bar­ral (2001).
• SEATTLE : Fré­dé­ric Dubut (2003), Tho­mas Potier (99), Jean-Fran­çois Heitz (Mines).
• TORONTO : Éric Bres­sot-Per­rin (Mines), Yous­sef Islah (85), Ludo­vic Lecher­bourg (doc­to­rat de l’X en 2007).
• VANCOUVER : Pierre Gru­get (Mines).
• WASHINGTON : Oli­vier Fran­çois (99), Ariel Ortiz Bobea (Agros), Kim Domp­tail (Ponts).

Des sous-groupes par thème ou par affinité

« Nous avons créé des sous-groupes et nom­mé des lea­ders dans quatre sec­teurs tech­no­lo­giques : Finances : Daniel Totouom (97); Hitech : Mung Ki Woo (90) ; Bio­tech : Léo­nide Saad (98) et Éner­gie : Tho­mas Potier (99).

« Les entre­pre­neurs et busi­ness angels peuvent démar­rer un groupe outre-Atlan­tique en s’adressant, selon les villes, aux noms cités dans la liste sui­vante. San Fran­cis­co : Marc Dan­geard (HEC) ; Hous­ton : Claude Bau­doin (70) ; Chi­ca­go : Myriam Le Can­nel­lier (HEC) ; Washing­ton : Ariel Ortiz Bobea (Agro) ; New York : Daniel Totouom (97) ou Fré­dé­ric Sibou­let (Mines); Bos­ton : Camille Déle­becque (Agro) ou Éric Pite (Télé­com); Van­cou­ver : Pierre Gru­get (Mines); Mont­réal : Hubert Gal­let (ENSAM). « Claude Bau­doin (70) anime le groupe Consulting.

« Enfin, cha­cune des treize écoles repré­sen­tées à ce jour dis­pose d’un cor­res­pon­dant. Chaque mois de l’année en cours, une école orga­nise un évé­ne­ment par­ti­cu­lier aux États-Unis ou au Canada.

Renforcer les liens et stimuler les contacts

Quels sont les objec­tifs à moyen terme ?

On cherche toujours fortune au Texas.
On cherche tou­jours for­tune au Texas. © ISTOCKPHOTO

« Nous sou­hai­tons d’abord, sou­ligne Jacques Levin, ren­for­cer les liens per­met­tant de consti­tuer un réseau reliant la com­mu­nau­té des X (et anciens d’autres grandes écoles), vivant aux États-Unis ou au Cana­da, et ceux qui sont dési­reux de péné­trer les mar­chés amé­ri­cains ou d’y nouer des par­te­na­riats. Nous vou­lons aus­si faci­li­ter la venue de ceux qui dési­rent par­tir étu­dier ou tra­vailler aux États-Unis ou au Cana­da (notam­ment par la dif­fu­sion d’offres d’emplois ou de stages).

« Enfin, nous nous pro­po­sons de pro­mou­voir le rayon­ne­ment de l’X et des autres écoles aux États- Unis et au Canada.

« À court terme, nous sti­mu­lons les contacts et échanges entre X inté­res­sés par les États-Unis et le Cana­da, à titre pro­fes­sion­nel ou per­son­nel, au sein d’une com­mu­nau­té vir­tuelle sur le Net ou au tra­vers de ren­contres locales.

« Nous avons créé, plus récem­ment, un site qui nous per­met d’échanger nos idées de façon efficace. »

L’esprit de conquête

Deux cent cinquante camarades polytechniciens en Californie.
Deux cent cin­quante cama­rades en Californie.
© ISTOCKPHOTO

« Bien sûr, ajoute Jacques Levin, il nous reste beau­coup à faire pour créer des groupes impor­tants dans un cer­tain nombre de villes, dans cer­tains sec­teurs tech­no­lo­giques ou types d’activité. Le plus dif­fi­cile est d’assurer une cer­taine conti­nui­té dans nos acti­vi­tés, avec des membres très actifs qui dis­posent de peu de temps en dehors de leur tra­vail ou de leurs res­pon­sa­bi­li­tés familiales.

« Mais le réseau que nous avons construit est main­te­nant bien éta­bli, et nous per­met de rendre de mul­tiples ser­vices à notre communauté.

« Le dos­sier spé­cial que nous avions publié il y a quelques années dans La Jaune et la Rouge1 n’a rien per­du de sa fraî­cheur. Il sou­li­gnait bien l’enthousiasme de nos cama­rades qui sont venus s’installer ici.

« Cet enthou­siasme est dû, d’une part à la répu­ta­tion des uni­ver­si­tés amé­ri­caines, d’autre part au dyna­misme scien­ti­fique de ce pays, à l’esprit de conquête qui le carac­té­rise et à son attrait en tant que pre­mière puis­sance mondiale. »

Propos recueillis par Jean-Marc Chabanas (58)

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1. « Les X en Amé­rique du Nord », La Jaune et la Rouge n° 617, août-sep­tembre 2006.

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