« Rayonner au pays des stars »

Dossier : X-USA-Canada : un réseau d’éliteMagazine N°678
Par Jacques LEVIN (58)

Le groupe X-USA-Canada vise à partager les fruits de ses connaissances et de son accès aux milieux industriels et universitaires nord-américains avec tous ses membres. Il opère en collaboration avec ParisTech Alumni, avec le support de l’AAGEF (Association des anciens élèves des grandes écoles françaises) et des réseaux des grandes écoles françaises de renom.

D’Est en Ouest

Vue de New-York
Plus de la moitié des membres réside sur la
côte est
.

« Je préside le groupe depuis sa création, il y a dix ans, sous l’impulsion de Jean-Michel Yolin (65), explique Jacques Levin (58). Nous avons créé immédiatement un bureau d’une vingtaine de membres. Nous avons lancé des listes de diffusion sur Internet. La première, intitulée Membres, regroupe aujourd’hui les membres anciens X (976) qui nous ont rejoints.

« Au cours des premières années, alors que nous développions notre réseau au sein de la communauté polytechnicienne, deux autres listes, Eastcoast et Westcoast, ont concerné, comme leur nom l’indique, les deux sous-groupes vivant sur la côte est (419 camarades) et sur la côte ouest (350) des États-Unis.

Depuis, Daniel Totouom (97) a succédé à Étienne Ardant (97) pour animer la côte est, tandis que Joëlle Barral (2001) a succédé à Éric Setton (98) sur la côte ouest.

L’ouverture de polytechnique.org aux non-X a permis de déléguer un certain nombre d’activités locales à des anciens d’autres écoles qui ont accepté d’animer les événements locaux.

«Un groupe s’est également formé au Canada, animé par Audrey Moores (98), Axel Pavillet (69), Renaud Azières (91) et, plus récemment, Sandra Patino (96).

«À sa création, le groupe a compté un bureau de 24 anciens X. Plus tard s’y est ajouté un Board d’anciens de ParisTech.»

Un site et une lettre

« Ces quatre dernières années, et sur la recommandation de l’AX, notre effort a consisté à élargir notre réseau à d’autres grandes écoles.

Les anciens de ParisTech et d’autres grandes écoles françaises nous ont alors rejoints dans deux listes, intitulées respectivement PTA (ParisTech Alumni, 633 membres), regroupant les anciens des écoles membres de ParisTech, et Alumni (355 membres), regroupant les anciens des autres écoles.

«Notre objectif a donc changé, avec comme nouvelle mission de créer un réseau d’élite des anciens de ces écoles résidant aux États-Unis et au Canada. Raphaël Barrois (2006), président de polytechnique. org, nous a apporté une aide précieuse. Grâce à son équipe, nous avons pu construire un site Wiki, abrité sur le serveur de polytechnique. org, où nous annonçons tous nos évènements, et publier chaque mois une newsletter.

«Nous avons atteint aujourd’hui un nombre total de près de 2 000 membres.»

Jacques LEVIN (58)Installé aux États-Unis depuis quarante ans, Jacques Levin (58) est spécialiste de l'enseignement à distance. Il travaille actuellement à la Nova Southeastern University, située à Fort Lauderdale (Floride).
En tant que consultant, il a développé un système d'enseignement à distance et un système de développement rapide d'applications sur le Web.
Il est marié à une Hollandaise, spécialisée en littérature française. Tous deux ont acquis récemment la nationalité américaine.

Une quinzaine de sous-groupes géographiques

«Au cours des années, ajoute Jacques Levin, des sous-groupes se sont créés dans une quinzaine de villes en Amérique du Nord. Chaque groupe organise des évènements locaux (déjeuners, apéritifs, pots, dîners, etc.), avec un programme de leur choix. De nombreux camarades proposent diverses activités en fonction de leur environnement (centre universitaire, financier, hi-tech, etc.).

« En général, les nouvelles sont communiquées par courriel, mais les animateurs locaux peuvent eux-mêmes publier leurs nouvelles sur le site.»

X-USA-Canada

Président :
Jacques Levin (58)
6411 NE 22nd Avenue
33308 Fort Lauderdale, Florida
tél. :  00 1(954) 772 0522
fax. : 00 1(954) 938 8186
courriel : jacques.levin @polytechnique.org

Les responsables locaux
• ATLANTA : Catalina Stan (Télécom).
• BERKELEY : François Gallet (2004).
• BOSTON : Camille Délebecque (Agro), Éric Pite (Télécom), Jessica Matheron (Mines).
• CHICAGO : Myriam Le Cannellier (HEC).
• HOUSTON : Claude Baudoin (70), Nicolas Descoqs (2001).
• LOS ANGELES : Yohan Stern (HEC), Arnaud Benahmed (99).
• MONTRÉAL : Hubert Gallet (ENSAM), Yves Giraudon (ENSAM), Sandra Patino (96), Audrey Moores (98), Timothée Faucon (Mines).
• NEW YORK : Daniel Totouom (97), Frédéric Siboulet (Mines), Elsa Berry (HEC), Emmanuelle Bommier (Ponts).
• SAN DIEGO : Alain Duvallet (77), Raphaël Mall (Télécom), Nathalie Larive (Mines), Stéphane Belmon (93).
• SAN FRANCISCO : Éric Benhamou (ENSAM), Olivier Combes (ENSAM), Reza Malekzadeh (HEC), Marc Dangeard (HEC), Philippe Poux (HEC), Gilles Drieu (Mines), Jean-Pierre Bernard (Ponts), Alain Raynaud (Supélec 92), Fabrice Della Mea (Télécom), Gaëtan Gachet (Télécom), Joëlle Barral (2001).
• SEATTLE : Frédéric Dubut (2003), Thomas Potier (99), Jean-François Heitz (Mines).
• TORONTO : Éric Bressot-Perrin (Mines), Youssef Islah (85), Ludovic Lecherbourg (doctorat de l’X en 2007).
• VANCOUVER : Pierre Gruget (Mines).
• WASHINGTON : Olivier François (99), Ariel Ortiz Bobea (Agros), Kim Domptail (Ponts).

Des sous-groupes par thème ou par affinité

«Nous avons créé des sous-groupes et nommé des leaders dans quatre secteurs technologiques : Finances : Daniel Totouom (97); Hitech : Mung Ki Woo (90) ; Biotech : Léonide Saad (98) et Énergie : Thomas Potier (99).

« Les entrepreneurs et business angels peuvent démarrer un groupe outre-Atlantique en s’adressant, selon les villes, aux noms cités dans la liste suivante. San Francisco : Marc Dangeard (HEC) ; Houston : Claude Baudoin (70) ; Chicago : Myriam Le Cannellier (HEC) ; Washington : Ariel Ortiz Bobea (Agro) ; New York : Daniel Totouom (97) ou Frédéric Siboulet (Mines); Boston : Camille Délebecque (Agro) ou Éric Pite (Télécom); Vancouver : Pierre Gruget (Mines); Montréal : Hubert Gallet (ENSAM). « Claude Baudoin (70) anime le groupe Consulting.

«Enfin, chacune des treize écoles représentées à ce jour dispose d’un correspondant. Chaque mois de l’année en cours, une école organise un événement particulier aux États-Unis ou au Canada.

Renforcer les liens et stimuler les contacts

Quels sont les objectifs à moyen terme?

On cherche toujours fortune au Texas.
On cherche toujours fortune au Texas. © ISTOCKPHOTO

«Nous souhaitons d’abord, souligne Jacques Levin, renforcer les liens permettant de constituer un réseau reliant la communauté des X (et anciens d’autres grandes écoles), vivant aux États-Unis ou au Canada, et ceux qui sont désireux de pénétrer les marchés américains ou d’y nouer des partenariats. Nous voulons aussi faciliter la venue de ceux qui désirent partir étudier ou travailler aux États-Unis ou au Canada (notamment par la diffusion d’offres d’emplois ou de stages).

«Enfin, nous nous proposons de promouvoir le rayonnement de l’X et des autres écoles aux États- Unis et au Canada.

«À court terme, nous stimulons les contacts et échanges entre X intéressés par les États-Unis et le Canada, à titre professionnel ou personnel, au sein d’une communauté virtuelle sur le Net ou au travers de rencontres locales.

« Nous avons créé, plus récemment, un site qui nous permet d’échanger nos idées de façon efficace.»

L’esprit de conquête

Deux cent cinquante camarades polytechniciens en Californie.
Deux cent cinquante camarades en Californie.
© ISTOCKPHOTO

«Bien sûr, ajoute Jacques Levin, il nous reste beaucoup à faire pour créer des groupes importants dans un certain nombre de villes, dans certains secteurs technologiques ou types d’activité. Le plus difficile est d’assurer une certaine continuité dans nos activités, avec des membres très actifs qui disposent de peu de temps en dehors de leur travail ou de leurs responsabilités familiales.

« Mais le réseau que nous avons construit est maintenant bien établi, et nous permet de rendre de multiples services à notre communauté.

« Le dossier spécial que nous avions publié il y a quelques années dans La Jaune et la Rouge1 n’a rien perdu de sa fraîcheur. Il soulignait bien l’enthousiasme de nos camarades qui sont venus s’installer ici.

« Cet enthousiasme est dû, d’une part à la réputation des universités américaines, d’autre part au dynamisme scientifique de ce pays, à l’esprit de conquête qui le caractérise et à son attrait en tant que première puissance mondiale. »

Propos recueillis par Jean-Marc Chabanas (58)

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1. « Les X en Amérique du Nord », La Jaune et la Rouge n° 617, août-septembre 2006.

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