« Rassembler hors du contexte habituel »

Dossier : GPX : une vieille dame très fringanteMagazine N°669

Gilles Moreau est un récidiviste. Il a déjà présidé le Groupe parisien des X il y a trente ans, séduit par l’idée « d’avoir des amis sans que ce soit pesant pour la maîtresse de maison », une des idées mises en avant lors d’une présentation du GPX au Pré-Catelan en 1975.

«À l’époque, j’étais en pleine activité, mais ce ne fut pas un problème car au GPX le président est loin d’être seul. Le président changeait tous les ans, ce qui aujourd’hui est plus difficile. Michael Téménidès, Yves Demoulin et moi, tous les trois de la 58, nous sommes engagés à assurer en alternance la présidence ces trois dernières années.»

La belle époque

« Il y a une trentaine d’années, le GPX comptait plus de huit cents membres. Nous avons organisé beaucoup de belles manifestations. Je me souviens de soirées de rentrée au Crillon, ou de sorties musicales sur la Seine avec un bateau loué pour la circonstance.

Aujourd’hui notre population a vieilli et s’est réduite de moitié. Inutile de se lamenter là-dessus, chacun sait que le monde a changé mais, croyez-moi, le GPX demeure une belle invention.»

Une juxtaposition de manifestations

«La mission du GPX est, entre autres choses, de favoriser le développement des liens d’amitié entre camarades, poursuit Gilles Moreau, et les diverses activités que nous organisons vont bien dans ce sens : par exemple les bridgeurs rencontrent les bridgeurs, et les passionnés de visites culturelles rencontrent… etc., puis ils rentrent chez eux. C’est une caricature bien sûr, mais pour aller contre cette compartimentation, ou la compenser, nous avons lancé et mis à exécution l’idée de mélanger les thèmes, par exemple technique et culture.»

Allier technique et culture

«Nous avons profité d’une visite au CERN (le collisionneur de particules) pour passer trois jours à Genève et à Ferney-Voltaire sur le thème de Voltaire bien sûr, et dans le Jura. La formule a beaucoup plu, et nous avons poursuivi avec Flamanville et le Cotentin alliés à Barbey d’Aurevilly et Jacques Prévert ; en septembre de cette année, c’était le centre historique de Toulouse, l’industrie aéronautique et le pic du Midi, etc. Ce faisant, explique Gilles Moreau, nous n’avons fait qu’appliquer une recette de la vie active : rassembler les gens en dehors de leur contexte de vie habituel, et ça marche, les gens oublient leurs soucis et se connaissent mieux.»

Photo de Gilles MOREAU (58)

Le GPX

 

Président : Gilles Moreau (58)

Vice-présidents : Yves Demoulin (58), Gilles Vaillant (68)

Trésorier : Claude Rabaud (45)

Secrétaire général : Pierre Marcadé (64)

Secrétaire : Sylvie d’Aillères

tél. : 01 45 48 52 04

Courriel : gpx@polytechnique.org

 
Gilles Moreau (58), deux enfants, trois petits-enfants, est un chercheur de vocation. Après une thèse au CNRS, il se consacre à la recherche pharmaceutique chez Roussel-Uclaf jusqu’à la fusion conduisant à Aventis à la fin de 1997.

Il devient ensuite conseiller indépendant pendant quatre ans.

Il se passionne désormais pour l’anglais. Il assume, pour la commune de Charenton, le rôle de trésorier du comité de jumelage avec Trowbridge (Wiltshire, Grande-Bretagne).

Développer les activités « actives»

«Nos membres apprécient d’être actifs dans les manifestations (comme le bridge, le yoga, etc.) ; c’est donc avec cette idée en tête que le cercle de lecture a été lancé en 2011. Tous les mois, les participants, quelques dames principalement, débattent autour d’un livre qu’il faut évidemment avoir lu. Les premières rencontres ont été consacrées à la littérature classique du XIXe siècle, sous la houlette d’une spécialiste (Marie-Joséphine Strich), dont l’érudition et la gentillesse sont en perpétuelle émulation. Et, si vous participez, vous pourrez influer sur le choix des œuvres qui seront abordées.»

Rajeunir

«Le GPX fonctionne et peut continuer ainsi, mais, ajoute Gilles Moreau, ce serait tellement mieux si nous pouvions étendre notre audience vers les 45 ans, car après tout, si ce n’est pas l’âge moyen mesuré au GPX, c’est en tout cas l’âge perçu ! Et puis si un certain nombre d’entre nous y ont été heureux pendant des années, ça doit pouvoir aussi être vrai pour beaucoup d’autres, ce n’est pas rien !»

Propos recueillis par Jean-Marc Chabanas

 

Une animation collective
Le programme des activités, régulièrement diffusé dans La Jaune et la Rouge et sur http://gpx.polytechnique.org, donne une idée de leur grande variété. Elles sont organisées par une bonne douzaine de camarades : voyages technico-culturels par Jean-Yves Croissant (64) et Pierre Marcadé (64), voyages lointains par Daniel Melin (64) et Gilles Vaillant (68), dîners-croisières, promenades à pied par Hugues Sturbois (85) et Michael Téménidès (58), bridge par Jacky Heude (61), yoga par Jean-François Jacq (58), théâtre par Claude Rabaud (45), oenologie par Jean-Pierre Jamet (65), visites culturelles par Michel Corde (56) et Jean-Loup Picard (64), conférences-dîners par Michael Téménidès (58) et Marie-Joséphine Strich, visites techniques et soirées cabaret par André Philippe de Kersauson (62) et Charles Pautrat (54), et d’autres encore. Comme dans toute organisation, notre secrétaire général, Pierre Marcadé (64), est la clé de voûte. Il a succédé depuis trois ou quatre ans à Claude Rabaud (45) qui l’a été pendant de très nombreuses années et qui est encore notre trésorier (Claude Rabaud est entré au GPX en 1981 pour organiser le rallye X-ECP-HEC; trente ans après il est toujours un membre de poids du bureau). Les présidents récents, Demoulin (58), plusieurs fois président, et Téménidès (58) sont encore très actifs et attentifs ; oublié-je quelques personnes? alors, qu’elles ne m’en veuillent pas.
Vous voyez que le GPX est largement ouvert sur notre communauté polytechnicienne, vous pouvez vous adresser directement aux responsables, ou bien à notre secrétaire Sylvie d’Aillères, la seule personne salariée du GPX.

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