Vers la légèreté. Petite histoire énergétique des sociétés humaines.
Raphaël Ménard, docteur en architecture, directeur de l’AREP, une agence qui conçoit gares et espaces publics tout en menant des travaux de prospective, passe en revue l’évolution dans le temps du poids en énergie et matière des constructions humaines. Construire puis entretenir le bâtiment consomme de l’énergie et des matériaux.
À l’origine les ponctions étaient faibles : elles s’apparentaient à des flux qui restaient modestes, le bois se
régénérant dans les forêts par exemple. Mais la découverte des énergies fossiles a libéré le potentiel architectural, permettant des volumes plus grands, des formes plus hardies et plus de confort dans le chauffage. La population croissant fortement, les ponctions sur les stocks de matière et d’énergie fossile sont devenus gigantesques.
C’est une façon originale de faire comprendre qu’il est nécessaire de revenir à des énergies renouvelables, à plus de légèreté, tant dans la construction que dans le coût de maintenance et de confort. La disponibilité – la rareté – de l’énergie et des matériaux commande à nouveau l’architecture. Le livre esquisse des solutions tout en craignant les obstacles à leur mise en œuvre, le pouvoir politique et les opinions publiques n’étant pas prêtes à une évolution aussi radicale. Les spécialistes trouveront
de multiples références précises ; tous seront conduits à réfléchir à l’emprise insoutenable en matière et en énergie de la construction et de l’entretien de notre habitat et à ses conséquences sur nos modes de vie.


