Piotr Ilitch Tchaïkovski : Premier concerto pour piano, Deuxième acte de Casse-Noisette

Piotr Ilitch Tchaïkovski : Premier concerto pour piano, Deuxième acte de Casse-Noisette

Dossier : Arts, lettres et sciences | Magazine N°812 Février 2026
Par Marc DARMON (X83)

Déjà plus de vingt ans ! Magnifique Nuit Tchaïkovski dans un des amphithéâtres les plus attrayants d’Europe, la Waldbühne de Berlin (littéralement « Théâtre de verdure ») peut accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs, ce qui en fait la salle de concert la plus populaire du monde.

Le concert débute par le célèbre Concerto pour piano n° 1 du compositeur russe, créé en 1875 à Boston, réputé pour sa difficulté technique et son intensité.

Le célèbre pianiste à l’époque Nikolaï Rubinstein (frère du fameux Anton Rubinstein), qui avait adressé de violentes critiques à Tchaïkovski sur cette œuvre d’une monstrueuse difficulté, en est finalement devenu un des meilleurs et plus militants exécutants. Ce soir-là de 2004, Lang Lang alors âgé de 22 ans l’interprète avec son charisme naturel. Lang Lang, déjà reconnu pour sa virtuosité exceptionnelle et son charisme naturel, a relevé le défi avec brio, offrant une interprétation intense et captivante du concerto. Avec déjà à l’époque une très grande virtuosité, impressionnante à voir, et beaucoup de sentimentalité à la limite du maniérisme. Évidemment, la facilité permet à Lang Lang de jouer avec le public (œillades, fausses pamoisons…), un véritable cabot, mais soyons indulgents car c’est ainsi qu’étaient probablement au piano Chopin, Liszt, Rachmaninov et même Mozart à son âge.

Le ballet Casse-Noisette, créé à Saint-Pétersbourg en 1892 d’après un conte d’E.T.A. Hoffmann de 1816 (adapté d’abord par Alexandre Dumas), a été et est encore l’un des plus grands succès de Tchaïkovski. Il est vrai que la musique, mélodique et magnifiquement orchestrée (le célèbre moment de célesta dans la Danse de la fée Dragée) et l’histoire permettent deux heures de numéros de danse de toute beauté.

L’histoire est ici un peu différente de celle d’Hoffmann. Le second acte notamment, très noir chez Hoffmann, se situe pour le ballet dans la ville de sucre de Confiturenbourg (sic) et sert en fait de prétexte à des instants musicaux très caractérisés avec une succession de scènes de pure féerie.

En seconde partie du concert, le Philharmonique de Berlin et Sir Simon Rattle en jouent ce second acte, léger et scintillant, qui fait donc se succéder les danses pittoresques (dont la Valse des fleurs et la Danse de la fée Dragée et son célesta), donnant un ton féerique à la seconde partie de cette nuit. 


Lang Lang, Orchestre Philharmonique de Berlin, Sir Simon Rattle
Concert disponible sur MediciTV, Euroarts Channel, YouTube, DirectConcertall.com

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