Cyrus Herez : Créateur de performance patrimoniale et financière

Dossier : Vie des entreprises | Magazine N°810 Décembre 2025
Par David INTINS

Créé en 1989, Cyrus, groupe indépendant dont le capital est détenu à 73 % par le management et les salariés, s’est imposé comme le leader français de la gestion privée et de fortune. Avec 21 milliards d’euros sous gestion, 20 000 clients, répartis dans 25 villes de France, Belgique et Israël, ce spécialiste du conseil en structuration de patrimoine privé et professionnel propose des solutions d’investissements qui visent à créer de la performance dans le temps.

Dans quel environnement fiscal les Français évoluent-ils ?

La France dispose d’un système fiscal complexe et dense, composé de nombreux impôts directs et indirects, d’exonérations et de crédits d’impôts. Tout cela cumulé, nous affichons un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés d’Europe, à hauteur de 45 % du PIB du pays : c’est énorme ! La fiscalité est aujourd’hui au cœur de l’actualité, notamment à travers les débats sur la taxation des plus hauts patrimoines, notamment proposée par la taxe Zucman. Si 85 % des Français se déclarent favorables à cette mesure, un nouveau prélèvement de 2 % par an sur le patrimoine poserait un vrai problème de société, faisant courir un risque fort de délocalisation des familles concernées. Il faut rappeler, en outre, que 45 % des Français paient l’impôt pour la totalité de la population. Ces chiffres interpellent et confirment la nécessité pour ces contribuables de mettre en place des stratégies de protection de leur patrimoine.

Quelles sont les activités de Cyrus ?

Tout commence par un audit patrimonial qui dresse l’état des lieux de la situation actuelle des familles que nous accompagnons. La structuration du patrimoine dépend, en effet, de chaque profil, en fonction de ses revenus, son niveau d’imposition, son patrimoine global et ses souhaits. Nous nous projetons, ensuite, avec les familles que nous accompagnons, en définissant des objectifs à court, moyen et long terme.

Les principales demandes de conseils portent sur la fiscalité, l’optimisation de la rémunération en salaires ou dividendes, le développement et la valorisation du patrimoine au-delà de l’inflation, ainsi que sur la transmission au conjoint et/ou descendant(s). Selon les profils, nous pouvons les orienter vers la création de holding patrimoniale ; les donations défiscalisées — à hauteur de 100 000 euros par enfant tous les 15 ans — le démembrement de titres, ou encore, les contrats d’assurance-vie français et/ou luxembourgeois. Nous apportons le cadre juridique et fiscal adapté à chaque situation, en collaboration avec les avocats, notaires et experts comptables de nos clients.


“Avec Cyrus, l’allocation équilibrée vise un rendement net de 6 % par an pour un risque limité.” 

Quelles solutions d’investissement proposez-vous ?

Une fois le cadre juridique posé et les objectifs fixés, nous orientons nos clients vers une logique de diversification, reposant sur une allocation stratégique sur mesure robuste : premier facteur de performance patrimoniale. Il s’agit de trouver le bon pourcentage d’allocation de différentes classes d’actifs au sein d’un patrimoine. L’option souvent retenue par les familles accompagnées par Cyrus est celle d’une allocation équilibrée, visant un rendement net de 6 % par an, pour un risque limité à 3,5 sur 7 sur l’échelle de l’indicateur SRI.

Pour cela, nous allouons 50 % d’actifs financiers, composés d’actions, d’obligations et de fonds diversifiés à hauteur de 30 % et 20 % de produits structurés comprenant 10 % de capital garanti et 10 % de non garanti, 20 % de produits non cotés composés à 5 % de private equity et de 15 % de dette privée – très adaptée à l’environnement de taux –, 20 % d’immobilier, à travers des club deals exclusifs sur des actifs prime à prix décoté et 10 % de fonds euros boostés, dans le cadre de contrats d’assurance-vie à taux boostés, sur un ou deux ans. Toutes ces solutions qui ont, pour règle d’or, la diversification, servent la performance patrimoniale et peuvent évoluer selon les appétences de nos clients

“La France affiche un taux de prélèvements obligatoires parmi 
les plus élevés d’Europe : 45 % du PIB.” 

L’assurance-vie de droit luxembourgeois est-elle réellement pertinente ? Quelle différence avec les contrats d’assurance-vie de droit français « classiques » ?  

Pour un résident fiscal de France, un contrat d’assurance-vie a de nombreux atouts pendant la phase d’épargne et au décès de l’assuré. Mais comme il est toujours pertinent de diversifier ses investissements en répartissant par classe d’actifs, établissement financier, échéance de liquidité, risque, sous-jacents… il est très utile de diversifier aussi géographiquement. Avoir un contrat d’assurance vie au Luxembourg ne présente pas d’inconvénient pour un investisseur français, et cela a des atouts indéniables (il faut toutefois signaler ce contrat à l’étranger dans sa déclaration de revenus) : 

  • Un univers d’investissement très large  

Pour l’investisseur français, peu de différence avec un contrat français : aucune fiscalité n’est appliquée au Luxembourg (on parle de neutralité fiscale) et les rachats seront traités en France comme s’il s’agissait d’un contrat français. Les contrats luxembourgeois sont de surcroît des enveloppes très souples, souvent sur-mesure, dont l’univers d’investissement est quasi-illimité.  

Ils permettent désormais de loger toutes les classes d’actifs comme le non coté, l’immobilier, les produits structurés… et il est possible d’investir dans d’autres devises que l’euro. 

  • Un investissement hors de France, à l’abri des revirements législatifs 

Les contrats luxembourgeois sont régulés par une instance luxembourgeoise, sans lien de subordination aux autorités françaises. En cas de blocage des rachats en France, on voit difficilement comment cette décision pourrait s’appliquer aux contrats luxembourgeois en UC. Sur la part en euro, il reste une possibilité d’illiquidité temporaire.  

  • Un contrat qui restera pertinent en cas de changement de résidence 

En cas de changement de résidence fiscale, le Luxembourg n’appliquera aucune fiscalité et c’est uniquement la fiscalité du pays de résidence qui s’appliquera.  

Souscrire un contrat de droit luxembourgeois (capitalisation ou assurance-vie) est toujours une bonne idée. C’est un cadre de gestion souple, très facile d’accès et d’usage pour un résident de France. Et, indéniablement, loger des actifs sur des enveloppes luxembourgeoises apporte plus de sécurité juridique que sur les contrats français, sous réserve de souscrire des contrats en UC.  

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