L’Univers, la vie et la contingence

Dossier : Arts, lettres et sciencesMagazine N°752 Février 2020Par :

Jean Fourtaux (59)

Rédacteur : Gérard Blanc (68)Editeur : ISTE Éditions, mai 2019

Dès son enfance, Jean Fourtaux s’intéressait à la paléontologie et aux premiers hommes. Mais quand il suivit les cours de l’X la biologie ne figurait pas encore parmi les disciplines scientifiques enseignées, il a alors pris un autre chemin. Arrivé à la retraite, il est allé étudier auprès des meilleures sources : le Collège de France, l’Institut de paléontologie humaine et le Muséum d’histoire naturelle. Son livre présente l’histoire des animaux sur Terre et intègre les connaissances les plus récentes. Ainsi sont exposées la dérive des continents, les premières traces de la vie, stromatolithes datant de 3,8 milliards d’années, l’origine commune des trois catégories de cellules (archaebactéries, eubactéries et eucaryotes), la colonisation de la totalité de la biosphère par les bactéries, la révolution de l’oxygène, l’évolution du climat, l’apparition des différents organes et éléments corporels des animaux, les grandes extinctions, les dernières hypothèses sur la disparition de l’homme de Neandertal, etc. La flore, brièvement évoquée, apparaît surtout en tant que nourriture des animaux herbivores.

Son histoire pourrait faire l’objet d’un autre ouvrage… Il décrit l’évolution selon les idées les plus modernes comme un buisson aux ramifications multiples et imbriquées, loin de l’image d’un arbre hiérarchique. Il souligne avec justesse le rôle des gènes architectes. La transmission des caractères acquis par l’intermédiaire des bactéries symbiotes de l’organisme explique certains traits évolutifs des animaux qui, à première vue, semblent contraires au darwinisme. Ainsi se justifie l’emploi du terme contingence dans le titre, car l’histoire de la vie est, comme l’a écrit Jacques Monod, le fruit du hasard et de la nécessité.

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