Polytechniciens compagnons de la libération

Les polytechniciens compagnons de la Libération et morts pour la France 

Dossier : Arts, lettres et sciences | Magazine N°811 Janvier 2026
Par Jacques-André LESNARD

Quatre-vingts ans après la fin du deuxième conflit mondial, le devoir de mémoire nous conduit à évoquer l’engagement de quelques anciens dont le temps a pour beaucoup largement effacé le souvenir de leur sacrifice suprême pour la Patrie. Ils sont onze polytechniciens dans ce cas, qui ont été distingués comme compagnons de la Libération. 

1038 personnes physiques, dont 270 à titre posthume, ont reçu, en principe lors d’une prise d’armes, ban ouvert, la croix de « compagnon de la Libération » (ComLib) épinglée sur la gauche de la poitrine par le remettant qui prononce les mots : « Nous vous reconnaissons comme notre compagnon pour la libération de la France dans l’honneur et par la victoire » (cf. l’ordonnance n° 7 de création de l’ordre, signée à Brazzaville dès le 16 novembre 1940). On dénombre parmi les titulaires 33 polytechniciens, soit 3,18 %, une proportion assurément méritoire en soi mais quelque peu délicate à interpréter, selon le diviseur externe approprié à retenir. Rapporter ce nombre à la population masculine de 1939 de plus de 18 ans (entre 10 et 14 millions) n’a guère de sens, ni même le rapport au 1 % de bacheliers dans les générations de l’époque.

Sur ces 33 polytechniciens ComLib, le tiers – soit 11 – sont « morts pour la France », en raison de la carrière militaire à laquelle l’École, et son statut depuis Napoléon, prédisposait, comme de la place des officiers dans la société française de l’époque de la IIIe République. Les dates de naissance de ces 11 X s’étagent entre 1896 et 1899 pour les deux plus anciens, trois trentenaires nés dans la première décennie du siècle, contre cinq entre 1910 et 1919, et 1920 pour le benjamin. Sauf le cas d’Honoré d’Estienne d’Orves, la mémoire de leurs engagements et actions s’est désormais bien effacée et ils méritent qu’on essaie de la restituer brièvement, selon l’ordre alphabétique.


La croix de la Libération

La croix de la Libération

Écu de bronze poli rectangulaire (33 mm x 31 mm) frappé d’un glaive de 60 mm x 7 mm débordant, surmonté d’une croix de Lorraine, avec un ruban vert (comme l’espérance) et noir (pour le deuil) sur les bords et deux minces liserés centraux. Au revers de l’écu est inscrite sur quatre lignes la devise en latin Patriam servando, victoriam tulit (en servant la patrie, il a remporté la victoire) : c’est la plus rare et la plus prestigieuse des décorations liées à la Seconde Guerre mondiale, d’ailleurs au deuxième rang selon notre protocole, après la Légion d’honneur et avant la Médaille militaire. La version anglaise des deux premières années disposait le double liseré noir en diagonale, avec un ruban plus mince et un vert moins foncé. Elle a été remplacée par un modèle plus conforme aux règles des décorations françaises, pour la largeur du ruban
(37 mm) comme pour le vertical des liserés noirs. Outre les personnes physiques, 18 unités militaires et 5 communes ont reçu la Croix (Nantes, Grenoble, Paris, l’île de Sein et Vassieux-en-Vercors).
La forclusion de janvier 1946 n’a été rouverte que pour Winston Churchill en 1958 (et le roi George VI parallèlement, à titre posthume). 


André Bollier (X1938)
André Bollier (X1938)
Charles Bricogne (X1932)
Charles Bricogne (X1932)
Raymond Decugis (X1926)
Raymond Decugis (X1926)

André Bollier (X1938)

Entré 6e au concours de 1938 (et 2e à l’ENS). Il est le plus jeune, né suisse en 1920 mais naturalisé en 1927. Mobilisé en 1940, il est gravement blessé le 22 juin 1940 en Alsace ; prisonnier, soigné par un médecin militaire allemand, il est libéré pour blessures et peut ainsi terminer sa scolarité. Sortant 4e, il décline de servir l’État français pour devenir ingénieur d’études aux « Câbles de Lyon ». Il rejoint la Résistance dès 1941. Devenu totalement clandestin début 1943, il s’attache à l’impression des tracts et du journal Combat. Mettant au point un procédé de photogravure, il arrive à faire fonctionner un réseau de 14 imprimantes en divers lieux et réussit à acheter des tonnes de papier (mensuellement, il produit plus de 1,5 million de tracts et journaux).

Recherché fort activement par la Gestapo, il est arrêté le 19 mars 1944 mais, malgré la torture, s’évade le 2 mai. Encerclé le mois suivant à son siège de la rue Viala à Lyon, il se bat, est blessé et se tire une balle en plein cœur, à 24 ans. Il sera fait compagnon de la Libération, à titre posthume, le 20 janvier 1946. Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre avec étoile d’argent et médaille de la Résistance avec rosette. Une rue longeant l’ENS de Lyon prolonge sa mémoire.

Charles Bricogne (X1932)

Né en 1913, il est le fils aîné d’un colonel, le neveu d’un aspirant tombé en juillet 1918 dans l’Aisne et le frère d’un saint-cyrien mort à Berneville près d’Arras, le 21 mai 1940 comme lieutenant de dragons. Sorti de l’X 40e, il opte pour l’artillerie. Major de l’école d’application de Fontainebleau, il rejoint le 73e RA, stationné à Lunéville. Capitaine en 1940, il reçoit une citation à l’ordre de l’Armée mais, encerclé près de Saint-Valéry-en-Caux, il ne peut s’extraire vers l’Angleterre. Il demande une affectation ultramarine et est affecté en Syrie sous les ordres du colonel Philibert Bollet (futur ComLib) à la tête d’un escadron de Tcherkesses. Réagissant aux ordres « vichystes » du général Dentz, il rejoint les FFL en mai 1941 et en forme avec brio les éléments du 1er régiment d’artillerie.

Engagé en Libye, il se distingue à Halfaya, avec la mise en œuvre de jock columns (unités mixtes mobiles). Promu commandant et second du 1er RA, il participe à la bataille de Bir Hakeim : le 10 juin 1942, lors du retrait de vive force, il est grièvement blessé puis meurt prisonnier des Allemands le lendemain. Son corps n’a jamais été retrouvé. Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle le cite parmi les trois officiers supérieurs tombés dans cette victoire défensive qui marque le retour au combat de l’armée française, avec le lieutenant-colonel Félix Broche (autre ComLib) et le commandant Savey, un prêtre dominicain de 32 ans. Compagnon de la Libération à titre posthume le 11 mai 1943, C. Bricogne était titulaire de la croix de guerre 1939-1945 ainsi que de la médaille de la Résistance avec rosette.

Raymond Decugis (X1926)

Né en juillet 1907 à Ollioules, il sort de l’École des ponts et chaussées pour servir à Madagascar dans le « cadre général des travaux publics des colonies ». Il est mobilisé sur place en juin 1940 et le régime vichyste le mute à La Réunion en qualité de directeur des travaux publics et du port. Le 28 novembre 1942, le contre-torpilleur Léopard, commandé par Jules Evenou, futur amiral et ComLib, essaie de renverser l’administration vichyste et d’installer comme gouverneur A. Capagorry (futur ComLib lui aussi). R. Decugis s’interpose dans une fusillade et est atteint mortellement, à 35 ans, par des balles vichystes. Il sera inhumé à Madagascar ; il était chevalier de la Légion d’honneur et avait reçu la croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Louis Gentil (X1919S)
Louis Gentil (X1919S)
René Gufflet (X1931)
René Gufflet (X1931)
André Jacob (X1928)
André Jacob (X1928)

Louis Gentil (X1919S)

C’est le doyen de notre liste ; né le 21 mai 1896, fils d’officier, il s’engage comme simple soldat à 18 ans et 8 mois dans l’artillerie dès le 22 janvier 1915 pour la durée du conflit, qu’il termine comme lieutenant, nommé en avril 1918, titulaire de la Croix de guerre avec quatre citations. Il fait partie de la promotion 1919S puis devient professeur de balistique et membre de l’état-major de l’école d’artillerie de Fontainebleau. Après divers postes d’expert, commandant fin 1933, il est nommé responsable à Grenoble de l’artillerie de montagne, avant de former puis commander le 68e RA à Toul. Il est muté au ministère début mai 1940, puis devient responsable du dépôt de Chamalières du nouveau service du matériel.

Lié au réseau Confrérie Notre-Dame qu’il alimente en informations et armes, en congé d’armistice au printemps 1943, il est promu à Londres colonel en septembre 1943. Il devient l’adjoint du réseau Gallia puis responsable du réseau Darius Nord. Arrêté le 20 mai 1944, il réussit à saboter des V1 dans l’usine de fabrication de Dora où il a été déporté dans le dernier convoi du 15 août, mais y meurt le 8 avril 1945, sans connaître sa promotion comme général de brigade quelques jours auparavant. Officier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, médaille de la Résistance, ordre de Léopold (Belgique), ComLib par décret du 7 juillet 1945.

René Gufflet (X1931)

Autre fils d’officier, né en 1911, il choisit à la sortie de l’X l’artillerie et devient lieutenant au 12e RA, stationné à Haguenau. Il démissionne de l’armée dès 1937 pour devenir ingénieur au canal de Suez, installé à Ismaïlia. Rappelé en Syrie en 1939, il revient dès l’armistice s’occuper du déminage du canal. Rallié sur place à la France libre, il commande comme capitaine la 3e batterie du 1er RA des FFL. Il est tué d’une balle en plein cœur lors de la bataille de Bir Hakeim le 10 juin 1942 et est enterré à Tobrouk. ComLib à titre posthume le 27 mai 1943, il était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille coloniale avec les agrafes Libye et Bir Hakeim, entre autres.

Sa veuve épouse rapidement Jean-Claude Laurent-Champrosay, né en 1908, saint-cyrien ayant opté pour l’artillerie coloniale, chevalier de la Légion d’honneur pour faits d’armes au Maroc à 25 ans, puis servant en Indochine. Commandant en 1941, ComLib l’année suivante, après Bir Hakeim et El Alamein et DSO britannique (Distinguished Service Order), lieutenant-colonel début 1944, il saute mortellement en jeep sur une mine en Toscane le 18 juin. Il sera élevé rétroactivement au rang de colonel en date du 15, par un décret d’avril 1945. Être deux fois veuve d’un compagnon de la Libération mort pour la France est un cas, semble-t-il, unique.

André Jacob (X1928)

Né en 1909, il prolonge un peu sa vie militaire d’élève pour passer les brevets de pilote et d’observateur à Versailles, avant de rejoindre le secteur privé dans des fonctions d’ingénieur à La Courneuve puis au Maroc. Il s’intéresse à la thermodynamique et au moteur à réaction, en approfondissant ses connaissances universitaires : il réussit à la même session universitaire trois certificats (en calcul intégral et différentiel, en mécanique rationnelle et en physique générale) mais, au lieu de s’engager dans la recherche, il entre… au séminaire des Carmes en 1937.

Mobilisé comme lieutenant de réserve en septembre 1939, il entend l’Appel du 18 juin et dès le 21 s’envole depuis Bergerac pour Londres, sur un Potez 63-11. Il participe à cinq missions de guerre dans la RAF avant d’intégrer le groupe de combat mixte n° 1. Il part ensuite surveiller l’espace aérien du Gabon et de l’Afrique équatoriale gaulliste. Partant de Douala au Cameroun tôt le matin du 9 novembre 1940 vers le sud, son avion disparaît après un dernier contact radio à 6 h 30. A. Jacob était titulaire de la croix de guerre et ComLib, à titre posthume, par un décret du 21 juin 1941.

René Nicolau (X1917)
René Nicolau (X1917)
André Rondenay (X1933)
André Rondenay (X1933)
Raymond Roques (X1934)
Raymond Roques (X1934)

René Nicolau (X1917)

Né à Perpignan le 7 janvier 1899 d’un père lieutenant d’artillerie, il réussit le concours d’entrée de l’X mais s’engage pour le restant de la guerre qu’il termine sous-lieutenant. Il sort dans le corps des Ponts et sert comme ingénieur en chef, directeur des travaux publics à Saïgon (rebaptisée Hô Chi Minh-Ville en 1976), au moment de l’arrivée des troupes japonaises en septembre 1940. Haut responsable de la Résistance en Indochine, il est arrêté par le Kempetai (la police militaire nippone) en avril 1945 et meurt sous la torture le 20 mai. Il était chevalier de la Légion d’honneur et avait reçu la médaille de la Résistance. ComLib par l’ultime décret du 18 janvier 1946, il est enterré à Estagel (Pyrénées-Orientales).

André Rondenay (X1933)

Né en 1913, fils d’un général. Il opte pour l’artillerie à la sortie de l’X et est fait prisonnier le 20 juin 1940 dans les Vosges. Il réussit à s’évader de son Oflag en décembre 1942 et rejoint Londres en janvier 1943. Affecté au BCRA, il saute en parachute en septembre pour mettre en place le réseau Action plan tortue, destiné à coordonner l’effort de la Résistance intérieure pour contrecarrer les mouvements des unités allemandes après le débarquement allié.

Il anime la délégation militaire de la Résistance en région parisienne, puis pour toute la zone Nord en avril 1944. Arrêté le 27 juillet 1944, il est assassiné en forêt de Domont par la Gestapo. ComLib à titre posthume le 28 mai 1945, médaille de la Résistance avec rosette, médaille des évadés, DSO (GB) et Legion of Merit (USA) ; la croix de chevalier de la Légion d’honneur lui est attribuée à titre posthume en octobre 1946.

Raymond Roques (X1934)

Né en 1914, il opte à la sortie de l’X pour une carrière d’officier aviateur (l’armée de l’air a été séparée en 1933 de l’armée de terre) et réussit à Versailles les brevets de pilote, dont celui de haute altitude. Entendant l’appel du 18 juin 1940 sur la base de Toulouse-Francazal, il s’envole sur un Caudron Goéland pour Londres dès le 22 juin, avec un sergent et trois jeunes aspirants aviateurs qui seront tous trois ultérieurement et ComLib et morts au combat : Didier Béguin, René Casparius, Jacques-Henri Schloesing ! Dès le 1er juillet dans la RAF, un des tout premiers FAFL, il effectue plusieurs missions de guerre comme mitrailleur puis est affecté en Afrique centrale.

Il soutient la colonne Leclerc à Koufra, suscitant l’admiration de celui-ci pour son calme au feu. Capitaine le 15 février, il participe à la conquête du Fezzan. Totalisant plus de 60 missions de guerre et 2 000 heures de vol. Un vol d’entraînement de nuit le 23 avril 1943 sur un Blenheim lui est fatal en mer au nord de Ben Gardane, dans le Sud tunisien : son corps est retrouvé sur le rivage huit jours après. Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec trois citations, médaille de la Résistance avec rosette, médaille coloniale avec trois agrafes, il devient ComLib à titre posthume par décret du 26 septembre 1945.

Robert Rossi (X1933)
Robert Rossi (X1933)
Henri Louis Honoré 
d’Estienne d’Orves (X1921)
Henri Louis Honoré
d’Estienne d’Orves (X1921)

Robert Rossi (X1933)

Cocon d’A. Rondenay (cf. ci-avant), il était né à Ixelles en Belgique en 1913 mais avait suivi la « taupe » du lycée Thiers de Marseille. Il opte à la sortie pour l’armée de l’air. Affecté à la deuxième escadre de Nancy, il est mis en congé d’armistice comme capitaine. Il rejoint la Résistance à Toulouse, est arrêté en octobre 1943 mais s’évade de la forteresse de Sisteron où il avait été transféré, en janvier 1944. Sous le pseudonyme de « Levallois », il devient chef des FFI à Marseille puis des maquis de la Côte d’Azur. Arrêté le 16 juillet 1944, il est fusillé le surlendemain dans le Var. Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre, médaille de la Résistance, il est fait ComLib à titre posthume par décret du 28 mai 1945.

Henri Louis Honoré d’Estienne d’Orves (X1921)

C’est bien sûr le plus connu des onze. Né en 1901, il avait choisi de servir dans la Marine nationale, comme son ami d’adolescence « bordache » Bertrand de Saussines (cf. J&R n° 801, le « pacha » du sous-marin Poncelet). Après l’École de guerre navale, lieutenant de vaisseau, il devient aide de camp de l’amiral R. Godfroy, commandant la « force X », internée à Alexandrie le 4 juillet 1940 après le drame de Mers el-Kébir la veille, composée du cuirassé Lorraine, de quatre croiseurs, de trois torpilleurs et du sous-marin Protée.

Il parvient à gagner Londres en contournant l’Afrique et est affecté au 2e bureau des FNFL comme capitaine de corvette le 1er octobre, puis adjoint du colonel Passy au BCRA. Il traverse la Manche sur un petit chalutier le 21 décembre 1940, comme patron du réseau de renseignement Nemrod à développer. Il établit la première liaison radio depuis la France occupée, le jour de Noël. Après un séjour parisien en janvier, il est dénoncé par son radio, un Alsacien qui se révèle être un espion allemand qui fait tomber 26 personnes.

Arrêté à Nantes le 22 janvier, après interrogatoires à Paris et Berlin, il est condamné à mort le 21 mai par une cour martiale allemande qui par ailleurs rend hommage aux condamnés. Le général von Stülpnagel sursoit à l’exécution car l’amiral Darlan dès le 23 s’entremet, via l’amiral Canaris. L’assassinat de l’aspirant de marine allemand Moser au métro Barbès le 21 août transforme les condamnés en otages : cent sont exécutés le 29 au mont Valérien, dont le comte H. d’Estienne d’Orves qui laisse un journal exaltant sa foi catholique (attestée par l’aumônier allemand Franz Stock, en cours de béatification). Il sera décrété compagnon de la Libération le 30 octobre 1944, promu capitaine de frégate à titre posthume, puis bénéficiaire d’une forte politique promotionnelle dans l’opinion française de l’après-guerre pour illustrer par son nom la double composante « marine » et « vieille noblesse » du premier fusillé de la Résistance, et venu de Londres.

Le tableau statistique de ce groupe héroïque dont on doit raviver la mémoire comporte ainsi deux civils « Ponts » pour neuf militaires : un marin, trois aviateurs dont deux disparus dans les cieux, et cinq artilleurs dont deux tombés à Bir Hakeim. Cinq au moins étaient fils d’officier et six ont péri assassinés comme résistants par l’occupant et ses séides. 

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