La stupidité humaine : des lois fondamentales de Cipolla à la relativité générale… Autant en rire !

Dossier : Arts, Lettres et SciencesMagazine N°747 Septembre 2019Par :

Philippe Bonnamy (61)

Rédacteur : Marcel Cassou (61)Editeur : Édition BoD, avril 2019

Il y a longtemps que Philippe Bonnamy (61) me vantait les mérites des lois fondamentales de la stupidité humaine énoncées voilà une cinquantaine d’années, avec autant d’humour que de talent, par un brillant universitaire italien, Carlo Maria Cipolla (1922-2000, ENS Pise et Berkeley).

Avec le même sourire en coin que Cipolla, son essai a pour objectif de vérifier la pertinence des lois de ce maître à notre époque d’individualisme forcené soumise à la tyrannie des réseaux sociaux. Autant dire tout de suite que sa conclusion est sans ambiguïté : non seulement les lois fondamentales n’ont pas pris une ride mais elles ont gagné de nouveaux corollaires qui en prolongent le bien-fondé. Qui plus est, Philippe Bonnamy revendique la découverte d’une nouvelle loi dont, semble-t-il, Cipolla n’avait pas eu l’intuition. Il est vrai qu’elle paraît plus évidente de nos jours qu’elle pouvait l’être de son temps. J’en laisse naturellement la surprise à ses lecteurs.

Chemin faisant, Philippe Bonnamy souligne aussi des parallèles troublants entre les lois de la stupidité et celles de la chimie et de l’astrophysique. Son raisonnement le conduit, entre autres, à définir (avec une méthode de calcul à la clé) un coefficient de stupidité QS qui serait à la stupidité ce que le QI est à l’intelligence mais surtout à suggérer l’existence d’un univers dont la stupidité pourrait être la cinquième dimension. Autant en rire comme il le dit lui-même ! Et je le remercie de m’avoir aidé à calculer mon propre QS.

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