La littérature pense

La littérature pense

Dossier : Arts, lettres et sciences | Magazine N°809 Novembre 2025Par : Marc Guillaume (X60)Rédacteur : Gérard Blanc (X68)Editeur : Éditions Descartes & Cie, mars 2025

Avec cet ouvrage Marc Guillaume inaugure une nouvelle collection des éditions Descartes & Cie, dont il est l’un des fondateurs : « La littérature dérange la philosophie. » Il s’interroge en philosophe sur la littérature : « Que fait la littérature à la philosophie ? Elle la dérange, elle la trouble et parfois même elle l’importune. Ou encore elle la précède. »

À quoi pense la littérature ? Elle fournit des descriptions de l’humanité, des façons de vivre, l’accès à l’immensité des manières de vivre et à d’autres possibles dans la vie. Elle présente l’ambiguïté, l’incertitude, le tragique de la vie. La littérature décrit les différentes facettes du rapport à autrui. À travers Proust ou Elena Ferrante, elle explore les différentes dimensions de l’autre. Elle pose de façon nouvelle la question du Mal. Elle énonce ce qui est directement indicible, impossible pour la raison, incommensurable.

De telles indications se trouvent dans les romans : s’ils sont davantage qu’une combinatoire de choses déjà observées et décrites chez les écrivains qui sont une source précieuse lorsqu’ils décrivent leur travail d’écriture, et à travers les liens singuliers entre littérature et psychanalyse qui « partagent des champs et des chemins de savoir proches » puisant à des fictions, des phantasmes et des rêves.

Souhaitons que « face à la puissance obtuse d’une prétendue intelligence artificielle » les ouvrages de cette collection montrent que la littérature est « absolument irremplaçable en explicitant les risques que pourrait entraîner son affadissement, sinon sa disparition ». 

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