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Internet des objets : distinguer le gadget de la réalité industrielle

Dossier : Dossier FFEMagazine N°723 Mars 2017
Par Jean-Michel BATICLE

Des voi­tures connec­tées aux assu­reurs pour payer selon sa conduite. Des objets de san­té connec­tés pour per­mettre une méde­cine à dis­tance. Une chaîne logis­tique connec­tée pour pré­dire les pannes. Payer de façon sécu­ri­sée en confir­mant l’identité de l’utilisateur avec son rythme cardiaque… 

La plu­part des usages ima­gi­nés hier sont aujourd’hui pos­sibles grâce à la baisse des prix des com­po­sants et des tech­no­lo­gies, la stan­dar­di­sa­tion des envi­ron­ne­ments et l’extension de la cou­ver­ture des réseaux : l’Internet des Objets (IoT) peut se banaliser. 

Il convient main­te­nant de dépas­ser l’effet gad­get et l’emballement média­tique. Pour cela, il faut éva­luer l’intérêt qu’il repré­sente concrè­te­ment en se posant deux questions. 

La pre­mière concerne la dif­fé­ren­cia­tion : puis-je sur­clas­ser mes concur­rents en ima­gi­nant un nou­vel usage, de nou­veaux ser­vices et modèles économiques ? 

Car, plus que jamais, c’est le consommateur/ citoyen final qui a le der­nier mot pour faire ou défaire les mar­chés. Cer­tains acteurs peuvent aus­si se posi­tion­ner sur de nou­velles acti­vi­tés grâce à leur capa­ci­té à « lire » de nou­velles don­nées révé­lées par l’IoT.

La seconde : puis-je amé­lio­rer la per­for­mance de mon entre­prise en opti­mi­sant mon acti­vi­té (pro­duc­tion, logis­tique, tra­ça­bi­li­té, etc.) ? 

L’INTERNET DES OBJETS CHEZ CGI, L’AVIS DE NOS EXPERTS

L’Internet des Objets révo­lu­tionne la per­for­mance des équi­pe­ments éner­gé­tiques et leur maintenance

L’IoT ouvre la voie de l’amélioration de la connais­sance des équi­pe­ments éner­gé­tiques ; en ana­ly­sant les don­nées issues de ces cap­teurs, il est pos­sible d’évaluer le com­por­te­ment des équi­pe­ments sur la durée et de pré­voir les défaillances avant qu’elles ne surviennent. 

Jean-Marc Jamet
Direc­teur en charge de l’offre Archi­tec­ture & Tech­no­lo­gies émergentes
pour le sec­teur Éner­gie & Utilities. 

Le suc­cès de l’IoT dans l’industrie passe aus­si par l’analyse

L’IoT ne peut se pen­ser qu’au sein d’un éco­sys­tème plus large, mobi­li­té, big data, outils ana­ly­tiques… Seule la com­bi­nai­son d’un ensemble de tech­no­lo­gies per­met­tra aux entre­prises de bou­le­ver­ser leur modèle d’affaires pour entrer de plain-pied dans l’industrie 4.0.

Karim Benyou­cef
Vice-Pré­sident en charge des acti­vi­tés Digi­tal, Data & Analytics
pour le sec­teur industriel. 

Si le e‑commerce n’a pas tué le maga­sin, il a tout de même mis les dis­tri­bu­teurs face à une dif­fi­cul­té majeure. Quel rôle joue­ra l’IoT ?

Récon­ci­lier l’expérience client en maga­sin et en ligne. Un défi ardu, mais pas impos­sible dans lequel les objets connec­tés deviennent incontournables. 

L’Internet des Objets aide les enseignes à créer un par­cours d’achat « sans rup­ture » entre le pro­ces­sus d’achat phy­sique et digital ! 

Samuel Huaux
Direc­teur en charge des acti­vi­tés conseil pour le sec­teur Retail. 

La sécu­ri­té a un coût, mais elle n’a pas de prix

Les objets connec­tés sont de nou­velles proies et le dan­ger est signi­fi­ca­tif sur­tout si l’objet en ques­tion est le frein d’une voi­ture auto­nome ou un sys­tème embar­qué qui gère le refroi­dis­se­ment d’une usine. 

La trans­for­ma­tion des modèles offre de belles pers­pec­tives, mais implique aus­si de grandes res­pon­sa­bi­li­tés. Être res­pon­sable, c’est inté­grer la sécu­ri­té numé­rique au coeur de tout. 

Il y va du déve­lop­pe­ment éco­no­mique du pays, mais aus­si de sa sécu­ri­té dont l’État s’est sai­si avec l’ANSSI.

Jean-Michel Baticle.

L’IoT dans l’aéronautique, décol­lage immédiat

Dans un envi­ron­ne­ment où les normes et les contrôles qua­li­té sont très stricts, l’Internet des Objets peut aider à amé­lio­rer la qua­li­té de la pro­duc­tion indus­trielle par la détec­tion des erreurs de fabri­ca­tion en amont. 

En connec­tant les machines-outils, il est désor­mais pos­sible d’identifier en temps réel les déviances de pro­duc­tion de la machine. Le défaut iden­ti­fié per­met ain­si de pro­duire plus effi­ca­ce­ment les pièces et de réduire les gas­pillages liés à la des­truc­tion des lots com­pre­nant des défauts. 

Les dif­fé­rentes don­nées éma­nant des machines équi­pées de cap­teurs peuvent être ana­ly­sées sur la durée et per­mettent ain­si l’identification de signaux faibles préa­lables à une panne (varia­tion anor­male du niveau des fluides, de la posi­tion, de la cha­leur émise, de l’étanchéité…).

La pré­ven­tion des inci­dents garan­tit donc une meilleure dis­po­ni­bi­li­té de l’appareil de pro­duc­tion et aide à mieux pla­ni­fier les inter­ven­tions d’entretien et le renou­vel­le­ment des stocks de pièces de rechange. 

Pier­ric Villoin
Direc­teur en charge de l’offre IoT pour le sec­teur industrie. 

L’IoT dépen­dant de l’évolution des men­ta­li­tés dans le sec­teur de la San­té et la Prévoyance

Dans 10 ans, on estime que plus de 30 % des contrats seront per­son­na­li­sés en fonc­tion de don­nées col­lec­tées sur les assu­rés et aux ser­vices qui les accom­pa­gne­ront pour amé­lio­rer la san­té et notre bien-être. Tous les acteurs du sec­teur s’interrogent sur les moyens d’inciter les assu­rés à por­ter un bra­ce­let ou à trans­mettre ces don­nées de leur plein gré. 

Cet obs­tacle du consen­te­ment sera bel et bien fran­chi une fois que l’on aura pas­sé le cap à par­tir duquel l’assuré consi­dère que le ser­vice ren­du est supérieur. 

Thier­ry Vandenbroucke
Vice-Pré­sident Centre Ouest chez CGI. 

La home­box, une tech­no­lo­gie qui « assure »

Dans le domaine de l’habitation, via l’installation d’une Home­box au domi­cile de l’assuré, il est pos­sible de détec­ter en temps réel une fuite d’eau, un début d’incendie ou encore une panne électrique. 

L’incident est remon­té à l’assureur qui peut faire inter­ve­nir en un temps très court l’un des par­te­naires de son réseau (plom­biers, élec­tri­ciens…) dis­po­nible à proxi­mi­té et pla­ni­fier l’intervention au plus vite afin de pré­ve­nir le sinistre, d’en limi­ter l’ampleur et de déchar­ger l’assuré de cette tâche. 

Alban Noguès
Res­pon­sable Inno­va­tion et Technologies
sec­teur des Ser­vices Financiers. 

L’IoT « dis­rupte » le sec­teur des transports

Le récent rap­port « The Inter­net Of Things Heat Map, 2016 » de For­res­ter le confirme : les trans­ports figurent par­mi les pre­mières indus­tries uti­li­sa­trices d’IoT. Et pour cause, avec une urba­ni­sa­tion galo­pante dans tous les pays de l’OCDE, l’organisation du trans­port néces­site une moder­ni­sa­tion per­ma­nente sur l’ensemble des zones géo­gra­phiques, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans les espaces urbanisés. 

Un défi de taille auquel les objets connec­tés n’ont pas fini de contri­buer. Le trans­port rou­tier par exemple va connaître des trans­for­ma­tions impor­tantes : les cap­teurs intel­li­gents vont se mul­ti­plier dans les véhi­cules jusqu’à les rendre tota­le­ment autonomes. 

La ges­tion de tra­fic pour­ra être réa­li­sée en temps réel (com­mande des pan­neaux de signa­li­sa­tion, infor­ma­tions envoyées aux voi­tures, com­mandes à dis­tance dans cer­tains cas…). 

Marie-Eve Decroocq
Direc­trice des acti­vi­tés conseil
pour le sec­teur Trans­port – CGI Busi­ness Consulting.

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