La Jaune et la Rouge https://www.lajauneetlarouge.com Polytechnique Alumni Wed, 09 Sep 2020 06:45:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 https://www.lajauneetlarouge.com/wp-content/uploads/2019/02/LOGOJR_fav-32x32.jpg La Jaune et la Rouge https://www.lajauneetlarouge.com 32 32 Dominique Casajus (69) les Touaregs comme passion https://www.lajauneetlarouge.com/dominique-casajus-69-les-touaregs-comme-passion/ Tue, 08 Sep 2020 08:00:14 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106576 Trait distinctif, l’aptitude à s’émerveiller. D’une rencontre providentielle – terme qu’il affectionne –, qu’il s’agisse d’une personne, d’un livre, voire d’une langue inconnue. Une jeunesse rapatriée Comme bien d’autres, sa famille – de petits agriculteurs de la région de Sétif – quitta l’Algérie en 1962 et se réinstalla dans le Midi. DC fit ses études…

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Trait distinctif, l’aptitude à s’émerveiller. D’une rencontre providentielle – terme qu’il affectionne –, qu’il s’agisse d’une personne, d’un livre, voire d’une langue inconnue.

Une jeunesse rapatriée

Comme bien d’autres, sa famille – de petits agriculteurs de la région de Sétif – quitta l’Algérie en 1962 et se réinstalla dans le Midi. DC fit ses études secondaires à Marseille et à Pau, en section A’ (latin-grec-maths). Cette réinsertion lui laissa tant la nostalgie de l’Algérie qu’un goût prononcé pour les langues et la littérature. Il reste passionnément épris de nos grands classiques, Ronsard, Nerval, Apollinaire, parmi les poètes.

De 1967 à 1969, DC fut en prépa à Pierre-de-Fermat, à Toulouse. C’est là qu’il vécut Mai 1968 : « Je suis resté dans ma prépa, intéressé par ce qui se passait, et aussi vaguement inquiet : pour moi qui, comme aurait dit Bourdieu, étais un oblat de l’enseignement supérieur, cette mise en question de l’école – du fait scolaire – avait quelque chose d’angoissant… » À l’École, comme nombre de ses camarades, il adula Laurent Schwartz. Mais il se détourna d’une carrière de mathématicien, préoccupé par une probable éclipse de talent, la trentaine venue.

Le choix de l’humain

Où irait-il ? La période post-soixante-huitarde le vit dans la poterie. L’illumination lui vînt durant l’été 1975 : l’ethnologie serait sa voie. Sa lecture des Structures élémentaires de la parenté, le maître-livre de Claude Lévi-Strauss, l’éblouit ; de plus, « c’était de l’algèbre ». Il s’inscrivit en DEA (Diplôme d’études approfondies) d’ethnologie à l’université Paris-VII. Fut déterminante pour lui la localisation de cette spécialité dans un long couloir où Laurent Schwartz avait aussi un bureau !

 

“Faire avancer les connaissances
sur la création de beauté par les humains.”

 

Retour au Maghreb

Mais où accomplir un travail de terrain ? Retourner au Maghreb, où l’avait déjà conduit son mémoire de fin de scolarité à l’X, pour lequel il séjourna dans une ferme autogérée algérienne. Sa ­sensibilité de gauche, l’oppression dont les Kabyles souffraient en Algérie de la part du régime, le tournèrent vers les Berbères. Le bouclage de la Kabylie ne lui laissait d’autre choix qu’aller vers les Touaregs, dans l’extrême sud du pays. C’est ainsi qu’il allait devenir le grand spécialiste mondial des Touaregs, de leur société, de leur culture et peut-être surtout de leur littérature.

Il épousa en 1996 Sophie Archambault de Beaune, archéologue préhistorienne, spécialiste du Paléolithique supérieur, œuvrant à élucider les débuts de la cognition humaine via les outils et les gestes techniques. Elle conçoit son métier comme une science ­historique et l’enseigne à l’université Lyon-III. Ils ont deux fils, Emmanuel, sociologue, et Gabriel, secrétaire de rédaction.

Anthropologue de la beauté

Casajus est des grands anthropologues de notre temps. Il n’a eu de cesse, depuis son premier travail de terrain en 1976 auprès des Touaregs du Niger, d’élargir sa vision, comme en des cercles concentriques : au peuple touareg en son ensemble ; à la langue touarègue, en son attachante subtilité ; aux poésies en cette langue ; à la transmission orale, ce qui le ramena à sa fascination ­d’adolescent pour le grec ancien et les textes homériques.

Il laissa de côté les honneurs qui auraient aisément pu lui être décernés, une chaire prestigieuse ou l’élection à une académie, telle que la toute première de notre pays. Il préféra poursuivre son travail de scientifique, en sciences humaines, faire avancer les connaissances sur la vie des gens et, surtout, sur la création de beauté par les humains.

Qui plus est, ce littéraire invétéré, ce linguiste accompli, s’exprime en une langue constamment élégante, aux belles périodes, digne des prosateurs du dix-huitième siècle qu’il affectionne, comme Montesquieu ; ou encore, pour citer des auteurs plus tardifs qu’il aime aussi, Chateaubriand, Tocqueville et Proust.

Quel superbe destin !

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Patrice Holiner : une vie de musique à l’école polytechnique https://www.lajauneetlarouge.com/patrice-holiner-une-vie-de-musique-a-lecole-polytechnique/ Tue, 08 Sep 2020 08:00:14 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106580 Patrice Holiner, directeur musical de l’École, vient d’être admis à la retraite après avoir consacré la quasi-totalité de sa vie professionnelle aux polytechniciens. Sa personnalité a tellement marqué la pratique musicale à l’École qu’on peut dire que cette dernière s’identifie à lui depuis des années. Pour ma part, issu d’une promo des années 70, j’ai…

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Patrice Holiner, directeur musical de l’École, vient d’être admis à la retraite après avoir consacré la quasi-totalité de sa vie professionnelle aux polytechniciens. Sa personnalité a tellement marqué la pratique musicale à l’École qu’on peut dire que cette dernière s’identifie à lui depuis des années. Pour ma part, issu d’une promo des années 70, j’ai été bluffé en revenant à l’École dans les années 90 de voir, grâce à lui, les élèves chanter avec enthousiasme La Marseillaise à plusieurs voix ! La revue le remercie d’avoir accepté de lui confier ses souvenirs et ses réflexions sur environ cinquante années d’activité passionnée.

 

Maître, comment en êtes-vous venu à enseigner à l’X ?

Patrice Holiner : Dans les dernières années 60, j’animais une chorale à Saint-Cloud, où chantaient des étudiants, dont un ­« piston » ; ce dernier m’invita à diriger la chorale de Centrale ; pour compléter l’effectif, on débaucha des Fontenaysiennes (ça manquait de filles !) et des X qui vinrent en copains de taupe des centraliens. D’où l’idée de faire aussi une chorale à Polytechnique, ce qui n’avait jamais été régulièrement fait, en invitant des extérieurs dont des étudiantes parisiennes heureuses de fréquenter culturellement des X chaque semaine… : c’était alors pour moi une activité bénévole, mais ça me bottait ! Donc je suis venu à l’X par le biais de Piston ! Puis en 1972 les élèves ont demandé à la direction à avoir des cours de piano ; j’étais déjà connu et « dans les murs » et on me proposa un essai pour quelques mois ; ça a duré cinquante ans.

Pour ma part j’avais des élèves privés en piano depuis déjà quelques années. Je suis né en 1951. Ma mère, qui avait assurément une sensibilité artistique, avait voulu m’emmener au concert dès mes trois ans, sans être sûre que je me tinsse suffisamment tranquille – on s’était mis en bout de rang pour pouvoir sortir sans déranger, en cas de nécessité… Il s’agissait de concerts dominicaux du type Pasdeloup, Colonne ou Lamoureux. Toute une époque ! Ça se passa tellement bien qu’elle m’emmena entendre Wilhelm Kempff en récital à Pleyel : je fus subjugué et je décidai que je ferais ma vie là-dedans ! Il fallut d’abord que j’aborde la lecture et l’écriture, mais dès que ce fut raisonnable j’eus des cours chez une vieille demoiselle (qui devait avoir trente ans !). J’étais doué et progressais rapidement, la vieille demoiselle eut l’intelligence de ne pas me garder égoïstement et me proposa à un professeur du Conservatoire national qui ne me plut pas, mais je fus récupéré par une de ses répétitrices. Puis je fus inscrit au Conservatoire international de Paris, institution privée de la rue des Marronniers. Reçu assez jeune au concours du CNSMDP, mes études se déroulèrent classiquement (solfège spécialisé, piano, harmonie, histoire de la musique…) mais en 1968 le concours de sortie, que j’avais préparé avec ardeur, fut annulé et ça me dégoûta de le retenter. Je n’en continuai pas moins à travailler en cours privés avec notamment Monique de La Bruchollerie ou Jean Hubeau, pédagogue remarquable en même temps qu’interprète exemplaire de Fauré ou Dukas, grand chambriste aussi. Mais je n’avais pas attendu cela pour donner des cours de piano, ne fût-ce que pour payer mes propre leçons…

J’ai toujours voulu « transmettre ». Je transmis donc mes connaissances aux polytechniciens qui voulaient faire du piano ! Ce n’est qu’en 1974 que ma situation fut « régularisée » en tant que vacataire (rattaché à la direction des sports !) : 60 heures par an. Puis mon activité se développa à partir de cette position limitée.

Cours de piano par Me Holiner
Patrice Holiner enseignant le piano à un élève de l’X.

Quel était le but ? Quelles formes a pris cet enseignement ? Cela a-t-il évolué au cours du temps ?

Patrice Holiner : C’étaient des cours individuels sur un Érard installé dans l’amphi Poincaré de la Montagne-Sainte-Geneviève. J’ai ensuite fait acheter un demi-queue Kawaï qui fut installé dans l’Arago. J’eus trois élèves par semaine, puis dix, puis trente… Au moment du transfert à Palaiseau, j’en avais une bonne cinquantaine. L’École était très contente de cette activité structurée et structurante qui était offerte aux élèves dans ce désert qu’était à l’époque le platâl à Palaiseau.

C’était devenu un boulot à temps plein ; j’y mettais une forte implication humaine, au-delà de la musique ; j’étais habitué au dernier RER de 23 h 57 : je m’en souviens comme si c’était hier. Quand je ratais le RER, il me fallait remonter les marches du chemin de Lozère pour dormir dans ma salle de cours ! Dans les années 90 ça s’est su et on m’a proposé un casert d’élève (section rugby ! encore le sport…). Mais les sanitaires étaient communs, pas très commodes pour le professeur. J’eus donc une chambre à l’hôtel de l’École, c’était plus confortable. Puis un studio dans le bâtiment des élèves mariés, d’où une réelle autonomie. J’avais l’habitude d’organiser chez moi un dîner hebdomadaire d’une dizaine de personnes, car j’entretenais avec les élèves un rapport humain dans lequel je m’investissais énormément ; c’était quand même un peu étroit pour recevoir tout ce petit monde. Vers 2005 le chef de corps, qui était venu au dîner, me proposa un F2.

Mes cours de piano étaient organisés en deux demi-heures par semaine et par élève. Je préfère ça à une heure hebdomadaire, surtout pour les débutants : l’échéance du cours stimule le travail… C’était possible parce que tout le monde était sur place. Il y a beaucoup de débutants qui profitent de la présence d’un professeur ainsi que des nombreux instruments mis à disposition. Quant à la chorale, elle avait disparu en tant que telle avec le transfert : allez faire venir des amateurs pour travailler à Palaiseau ! On s’était donc installé à Ulm, puisque des normaliens en faisaient partie. Nous avions de soixante-dix à quatre-vingts chanteurs. Ça a duré jusqu’en 1982. À l’époque la Schola cantorum cherchait un chef de chœur que je devins, accompagné de l’ensemble des choristes, et nous logeâmes dans cette institution fondée par Vincent d’Indy. Vers 1990 nous nous brouillâmes avec la nouvelle direction et le chœur partit avec le nom d’icelui sur le site parisien de l’École des télécoms. En 2012 j’ai démissionné car le chœur Vincent d’Indy ne fonctionnait plus très bien. L’X n’avait plus de chorale depuis longtemps mais en 2004 un groupe d’élèves est venu me proposer de diriger un ensemble vocal créé pour la circonstance. Cet ensemble vocal de l’École polytechnique existe toujours, et plus que jamais. Le piano c’est bien, la pratique collective du chant est encore plus riche pour une communauté en recherche de cohésion !

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Le cerveau en couleurs https://www.lajauneetlarouge.com/emmanuel-beaurepaire-le-cerveau-en-couleurs/ Tue, 08 Sep 2020 08:00:14 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106565 Déjà distingué en 2019 par le Prix Raimond Castaing de la Société française des microscopies, Emmanuel Beaurepaire vient de se voir décerner le Prix de la Société européenne de microscopie (European Microscopy Society) dans la catégorie « Sciences du vivant ». La J&R l’a rencontré, avec son collaborateur Jean Livet.   Emmanuel Beaurepaire, formé à…

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Déjà distingué en 2019 par le Prix Raimond Castaing de la Société française des microscopies, Emmanuel Beaurepaire vient de se voir décerner le Prix de la Société européenne de microscopie (European Microscopy Society) dans la catégorie « Sciences du vivant ».
La J&R l’a rencontré, avec son collaborateur Jean Livet.

 

Emmanuel Beaurepaire, formé à l’INPG et à l’ESPCI, est physicien. Il a rejoint en 2001 le LOB (laboratoire d’optique et bio­sciences) alors nouvellement fondé à l’École polytechnique pour développer de nouvelles techniques d’imagerie des tissus biologiques. Son équipe a notamment introduit une nouvelle technique pour étudier le développement cérébral, publiée en 2019 dans la revue Nature Communications. Son partenaire sur ce travail, Jean Livet, formé à l’ENS Cachan, est biologiste et travaille à l’Institut de la vision (Sorbonne Université, Inserm, CNRS) à Paris.

L’approche Brainbow

Emmanuel Beaurepaire et Jean Livet expliquent : « Tout cela part d’une technologie de marquage colorée, l’approche Brainbow mise au point il y a quelques années par J. Livet dans l’équipe de Jeff W. Lichtman à Harvard, qui consiste à marquer individuellement des cellules neuronales avec des combinaisons de protéines fluorescentes de différentes couleurs. Nous disposons de 3 ou 4 protéines primaires, dont la combinaison permet d’obtenir environ 200 teintes différentes pour marquer les cellules. Ce marquage permet deux choses : d’une part, il permet de mieux visualiser l’anatomie du réseau neuronal en contrastant les neurones individuels et de voir ainsi, par exemple, comment l’agencement des neurones entre eux peut être relié à telle ou telle fonctionnalité du cerveau. Il permet d’autre part de voir quelle est la contribution d’une cellule souche neurale du système nerveux embryonnaire à la genèse des neurones composant le réseau neuronal : ces recherches se font sur des cerveaux de souris ou de poulet en développement.

 

“Imager un cerveau de souris entier avec une
résolution de l’ordre du micron cube.”

 

La microscopie multiphotonique couleur par mélange d’ondes

Cependant, pour pouvoir effectuer de telles études, le problème consistait à imager à haute résolution plusieurs millimètres cubes de cerveau ainsi marqués. La nouveauté de notre travail a donc été de mettre en place une méthode d’imagerie permettant de visualiser ces cellules marquées en 3D dans le tissu cérébral, avec une résolution permettant de distinguer leurs prolongements tels qu’axones et dendrites. Nous avons utilisé pour cela une technologie inventée au LOB, la microscopie multi-photonique couleur par mélange d’ondes, en l’occurrence des faisceaux lasers femtoseconde, ainsi qu’un système automatisé d’enregistrement de grands volumes. Cet instrument a été développé dans le cadre du projet Equipex (équipement d’excellence) Morphoscope financé par le programme des Investissements d’avenir. Cette technique nous permet d’imager un volume allant de plusieurs millimètres cubes à un cerveau de souris entier, avec une résolution de l’ordre du micron cube. Évidemment, cela conduit à produire des volumes très importants de données d’imagerie, et donc nous avons également à résoudre des problèmes de gestion et traitement de big data ! Pour nos premiers travaux, les analyses ont été faites à la main. Mais, avec des images de quelques dizaines de milliards de pixels, il faut impérativement automatiser l’analyse, ce que nous sommes en train de faire.

Notre technique va apporter beaucoup à l’étude du développement du cerveau, avec de nouvelles descriptions de la façon dont les cellules souches neurales construisent les différentes régions du cerveau. Par exemple, nous avons déjà obtenu une description nouvelle de la mise en place chez l’embryon de souris du réseau des astrocytes, ces cellules supports des neurones. Notre approche permet également d’étudier la connectivité à grande distance des cellules entre elles. Elle intéresse d’ores et déjà d’autres équipes de neurosciences françaises et américaines.  

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Créer un Spotify des médias ! https://www.lajauneetlarouge.com/pressmium-creer-un-spotify-des-medias/ Tue, 08 Sep 2020 08:00:13 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106586 En janvier 2019 Walid Ghanem (2013), Ezéchiel Kahn (2013) et Aloïs Bazin de Jessey (Edhec) ont créé Pressmium, une plate-forme d’information qui propose au lecteur un accès illimité à l’intégralité du contenu de médias partenaires via un abonnement. L’idée est que les lecteurs souhaitent avoir accès à des sources variées d’information et consultent l’actualité de…

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En janvier 2019 Walid Ghanem (2013), Ezéchiel Kahn (2013) et Aloïs Bazin de Jessey (Edhec) ont créé Pressmium, une plate-forme d’information qui propose au lecteur un accès illimité à l’intégralité du contenu de médias partenaires via un abonnement. L’idée est que les lecteurs souhaitent avoir accès à des sources variées d’information et consultent l’actualité de manière transversale.

 

Quelle est l’activité de Pressmium ?

Pressmium est une plate-forme d’information qui propose au lecteur un accès illimité à l’intégralité du contenu de nos médias partenaires via un abonnement. L’originalité de notre offre repose sur deux axes d’innovation : une ergonomie de lecture qui offre une expérience fluide, dynamique et interactive de consultation, et une offre de services fondés sur des algorithmes d’IA (recommandation de lecture, classification de l’information, personnalisation des flux, veille automatisée, et bien d’autres). Aujourd’hui, nos lecteurs ont accès à une liste de quarante médias partenaires, français et étrangers, qui croît chaque semaine avec l’arrivée de nouveaux éditeurs. Nous sommes disponibles sur Apple Store et Google Play, et nous avons également une version Web.

Les fondateurs de Pressmium
Walid Ghanem (2013), Ezéchiel Kahn (2013) et Aloïs Bazin de Jessey (Edhec), fondateurs de Pressmium, une plate-forme d’information qui propose au lecteur un accès illimité à l’intégralité du contenu de médias partenaires via un abonnement.

Quel est le parcours des fondateurs ?

Nous sommes trois cofondateurs. Aloïs Bazin de Jessey est diplômé de l’Edhec. Ezéchiel Kahn et moi-même sommes X2013. Avec Aloïs, nous avions déjà mené une aventure entrepreneuriale en parallèle à nos études avec la création d’une agence digitale, Direct Lemon. L’agence est toujours active et la direction a été reprise par notre troisième associé. À la suite de cette expérience, Aloïs a fait un passage en audit financier chez PwC, puis en investissement au sein du groupe Bel. Ezéchiel s’est spécialisé dans les mathématiques appliquées et s’est immergé dans l’innovation en travaillant à la stratégie de Cap Digital. Pour ma part, j’ai fait ma quatrième année à HEC Entrepreneurs et j’ai suivi une formation en probabilités et data science. L’aventure Pressmium a officiellement débuté en janvier 2019, date à laquelle mes associés et moi-même terminions nos études.

Comment vous est venue l’idée ?

Pressmium est né d’une frustration commune à nous trois. En effet, force est de constater qu’aujourd’hui les principaux acteurs de l’information (médias, kiosques digitaux et réseaux sociaux) ne répondent plus à notre usage de consommation. Les médias n’offrent chacun un accès qu’à une face de l’information, moyennant un abonnement souvent onéreux (plusieurs dizaines d’euros par mois). Les kiosques numériques souffrent d’une digitalisation à l’ancienne et enferment le lecteur dans une consultation linéaire (par titre) sans analyse ni mise en relief de l’information. Et les réseaux sociaux polluent le lecteur avec de la publicité invasive et un contenu de pauvre qualité, voire fake. C’est pourquoi nous avons imaginé Pressmium : une plate-forme dédiée à l’information de qualité issue de sources fiables et munie d’un socle technologique au service du lecteur.

Qui sont les concurrents ?

Plusieurs initiatives plus ou moins similaires ont émergé avant Pressmium. En Europe, la plus connue est Blendle qui d’abord s’est lancé aux Pays-Bas puis s’est développé en Allemagne et aux États-Unis. Cependant Blendle utilise peu de leviers technologiques et a misé à tort sur un business modèle de vente à l’article dans un contexte où le lecteur préfère un abonnement illimité. Blendle a essayé de s’introduire en France, mais en vain. Au Japon, SmartNews a connu un essor fulgurant avec une levée conséquente de 92 millions d’euros cette année, qui va permettre à cette licorne d’asseoir sa notoriété aux États-Unis. En France, les acteurs historiques du marché sont Cafeyn (ex-LeKiosk), ePresse et SFR Presse. Ces derniers proposent encore une lecture très linéaire de l’information avec une ergonomie peu adaptée aux usages du moment (ils utilisent toujours le format PDF…). Certains, comme SFR Presse, ont essayé de moderniser leur offre. Mais cela reste difficile compte tenu de la rigidité du groupe et du lectorat habitué à l’ancien mode de consultation. Finalement, la concurrence la plus rude pourrait émaner des GAFA, qui visent de plus en plus à intégrer le contenu au sein de leur plate-forme. Déjà deux faits marquants illustrent cette tendance : le lancement aux États-Unis d’Apple News +, version Premium d’Apple News, et Facebook News, un fil d’actualité « de qualité » conçu avec des médias professionnels pour endiguer les fake news.

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Le réseau international des ambassadeurs de l’AX https://www.lajauneetlarouge.com/le-reseau-international-des-ambassadeurs-de-lax/ Tue, 08 Sep 2020 07:59:26 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106573 En étroite liaison avec les groupes X internationaux actifs et en s’appuyant sur des enquêtes directes auprès des alumni dans les pays ou métropoles sans groupe international, un réseau d’ambassadeurs de l’AX couvrant vingt-six métropoles a été mis en place depuis septembre 2019.   Les quatre objectifs retenus par le conseil de l’AX pour le…

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En étroite liaison avec les groupes X internationaux actifs et en s’appuyant sur des enquêtes directes auprès des alumni dans les pays ou métropoles sans groupe international, un réseau d’ambassadeurs de l’AX couvrant vingt-six métropoles a été mis en place depuis septembre 2019.

 

Les quatre objectifs retenus par le conseil de l’AX pour le réseau des ambassadeurs sont les suivants : être les interlocuteurs naturels de l’AX et de l’École ; consolider les liens des alumni dans les métropoles ; accueillir les nouveaux arrivants et les stagiaires ; contribuer au rayonnement et au développement de l’École.

La base des groupes internationaux

Sur les vingt-six métropoles établies ambassades AX, nous avons pu compter sur l’engagement des groupes internationaux actifs et avons créé les ambassades de quatorze métropoles comme Abidjan, Beyrouth, Casablanca, Dakar, Tel-Aviv, Tunis, Pékin, Shanghai, Singapour, Tokyo, San Francisco, Londres, Genève-Lausanne et Zurich. Assez vite, onze nouvelles métropoles ont été agrégées à ce réseau d’alumni motivés : New York, Boston, Los Angeles, Montréal, São Paulo, Hanoi, Moscou, Bruxelles, Berlin, Munich, Milan.

Nouer ou renouer des liens entre alumni et avec l’École

Le premier objectif des nouvelles ambassades a été atteint : organiser, à l’instar des métropoles et des groupes, au moins une réunion d’alumni avant fin 2019 ou au début de 2020. New York et Moscou, où des réunions avaient déjà eu lieu auparavant, ont poursuivi leur rythme soutenu (voir interviews d’Odile Molle dans la J&R n° 749 et de Caroline Brun dans la J&R n° 750). L’ambassade de New York a reçu la visite le 5 février 2020 du président de l’X Éric Labaye tandis que celle d’Hanoi accueillait Yves Laszlo, le nouveau directeur de l’Enseignement et de la Recherche de l’X, le 4 février. Berlin (voir J&R n° 752) a organisé un dernier afterwork le 12 mars 2020, juste avant les mesures de confinement.

La mise en place de l’accueil des stagiaires

En parallèle, nous préparions avec l’École l’accueil des stagiaires 3A. Le dispositif était en place et couvrait même des villes sans ambassade comme Sydney, Stockholm et Luxembourg, où des alumni avaient bien voulu prendre ce rôle d’accueil. Le 15 mars l’École annonçait que tous les stages étaient repoussés ou annulés, mais le dispositif est prêt pour l’an prochain. La mise en place de l’accueil des stagiaires a permis à Sydney de devenir ambassade AX grâce à Anne-Béatrice Bréchemier (92) et Julien Gastaldi (2005).

La mobilisation d’énergies nouvelles

Sur les 36 ambassadrices et ambassadeurs, une quinzaine provient de groupes internationaux actifs et une vingtaine s’est portée volontaire, soit dans les enquêtes sur les attentes des alumni, soit directement, en faisant valoir les atouts de leur métropole. Je pense notamment à Alexandre vantant Los Angeles, à Claudio brandissant le drapeau italien depuis Milan et à Serigne Mouhamadou Seye (2013) défendant Dakar et l’Afrique subsaharienne.

Dès septembre, partout où les circonstances le permettront, notre groupe va reprendre l’organisation de réunions d’alumni, accueillir les stagiaires 4A et des bachelors et développer la présence internationale de l’AX et de l’École.

Merci à toutes et à tous pour votre énergie !

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Paroles de lecteurs https://www.lajauneetlarouge.com/enquete-de-lectorat-paroles-de-lecteurs/ https://www.lajauneetlarouge.com/enquete-de-lectorat-paroles-de-lecteurs/#respond Tue, 08 Sep 2020 07:59:26 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106560 Le confinement est passé par là, mais vous avez été nombreux répondre à notre enquête de lectorat. Pour résumer, vous nous avez dit : Que vous appréciez massivement notre nouvelle maquette : 89 % d’opinions favorables, et jusqu’à 97 % chez les moins de 40 ans ! Bien sûr, toutes les opinions sont représentées, depuis…

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Le confinement est passé par là, mais vous avez été nombreux répondre à notre enquête de lectorat.

Pour résumer, vous nous avez dit :

  • Que vous appréciez massivement notre nouvelle maquette : 89 % d’opinions favorables, et jusqu’à 97 % chez les moins de 40 ans ! Bien sûr, toutes les opinions sont représentées, depuis les enthousiastes (les plus nombreux) jusqu’aux plus rétifs : comment en serait-il autrement, dans un lectorat exigeant et critique comme le vôtre ? Mais le caractère résolument moderne et attractif de cette maquette a séduit. Nous en sommes heureux : c’était bien l’objectif que nous nous étions assigné.
  • Que beaucoup apprécient sa belle tenue, avec une présentation agréable à l’œil sur papier de bonne qualité. D’autres non, et préfèreraient une version plus frugale, au motif louable de préserver la planète, voire prônent l’abandon de la version papier pour ne retenir que la version en ligne. À ceux-là, nous conseillons de relire l’excellent dossier récemment consacré au thème « Numérique et environnement » (JR n° 754 – avril 2020) où ils pourront découvrir de quoi s’interroger sur le postulat qui fait du numérique la panacée en matière d’environnement : non, la publication en ligne n’est pas forcément moins gourmande en ressources que le papier ! Néanmoins, que ces irréductibles se rassurent : ils peuvent tout à fait ne plus recevoir la version papier. Il suffit pour cela de nous en faire la demande. En revanche, ce ne sera pas moins cher : rien n’est parfait !
“La publication en ligne
n’est pas forcément moins gourmande
en ressources que le papier !
  • Que nos dossiers thématiques vous plaisent (90 % d’opinions favorables), par la variété des thèmes abordés et leur bonne adéquation à vos centres d’intérêt. Merci à ceux qui nous ont fait des suggestions de thèmes à traiter : nous voici avec une provision de thèmes pour au moins dix ans !
  • Que, outre le dossier thématique, vous appréciez tout particulièrement notre rubrique « Rencontres » (67 % d’opinions favorables chez les jeunes), où nous vous proposons de découvrir des profils et trajectoires de camarades dont la variété vous intéresse, et bien sûr le « Carnet polytechnicien ». En revanche, vous êtes moins nombreux à apprécier le cahier « Vie des entreprises ». Sachez que ce cahier « publirédactionnel » assure une bonne part des revenus de la revue et de l’association. Au-delà du caractère publicitaire, on y trouve de vrais bons articles d’information sur de nombreuses activités dont nous n’avons pas forcément l’occasion de parler dans nos dossiers thématiques.
  • Enfin, que vous pratiquez la revue aussi bien en ligne que sur papier, spécialement les moins de 40 ans. Nous nous en réjouissons : c’est le signe que la nouvelle version numérique, mise en ligne en début de 2019, a répondu à vos attentes. À ce propos, rappelons que le site de la J&R est entièrement distinct du site de l’AX, et que le passage de l’un à l’autre que nécessitent les processus d’indentification (en tant que polytechnicien ou abonné) réserve de temps en temps des surprises désagréables, mais que nous réglons le plus rapidement possible quand elles nous sont signalées.

Merci encore à tous ceux et celles qui ont répondu à cette enquête de lectorat ! 

 

 

Thème de ce numéro : La conformité (ou compliance)

Gabs : la conformité ou compliance, enquête de lectorat pour la Jaune et la Rouge
Le thème de ce numéro : la conformité ou compliance, vue par Gabs

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2020, une assemblée générale ordinaire qui sort de l’ordinaire https://www.lajauneetlarouge.com/2020-une-assemblee-generale-en-videoconference-ordinaire-qui-sort-de-lordinaire/ Tue, 08 Sep 2020 07:59:26 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106570 L’assemblée générale ordinaire tenue le 22 juin dernier fut tout, sauf ordinaire : vidéoconférence (Covid-19 oblige), changement dans le mode de proposition des candidatures, renouvellement du profil des administrateurs élus. Ça bouge à l’AX !   Nos statuts prévoient une assemblée générale, chaque année, au premier semestre. On appelle souvent cette assemblée générale : assemblée…

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L’assemblée générale ordinaire tenue le 22 juin dernier fut tout, sauf ordinaire : vidéoconférence (Covid-19 oblige), changement dans le mode de proposition des candidatures, renouvellement du profil des administrateurs élus. Ça bouge à l’AX !

 

Nos statuts prévoient une assemblée générale, chaque année, au premier semestre. On appelle souvent cette assemblée générale : assemblée générale ordinaire. Nos statuts prévoient aussi la possibilité de tenir une ou des assemblées supplémentaires, et l’assemblée supplémentaire qui a été convoquée pour le 25 mars 2020 a été nommée assemblée générale extraordinaire.

Et, décidemment, l’année 2020 sort de l’ordinaire.

Et vint le confinement

Le confinement a eu raison de l’assemblée générale dite extraordinaire et nous n’avons pas pu nous réunir, ce soir-là, dans l’amphithéâtre du lycée Louis-le-Grand. Nous étions pourtant nombreux inscrits.

Nous étions encore plus nombreux, le 22 juin. Avec 333 inscrits, on multiplie presque par quatre le nombre habituel de participants. Pour cette assemblée générale ordinaire, beaucoup sortait de la routine.

Outre la participation, nombreuse, la forme d’une assemblée générale numérique était, pour l’AX, une première. Le président Marwan Lahoud, le secrétaire général Jean-Baptiste Voisin, le trésorier Olivier Zarrouati ont présenté le bilan et tracé les perspectives pour la prochaine année.

Les résolutions, très largement adoptées par des votes en direct, ont approuvé le bilan, remercié les donateurs, validé l’agrément de groupes X et fixé le budget pour l’année 2020.

Financièrement, 2020 sera particulièrement dure car la Covid-19 nous fait perdre des recettes et va probablement entraîner plus de dépenses de solidarité. Gageons que 2021 sera plus favorable.

 

“Avec 333 inscrits,
on multiplie presque par quatre
le nombre habituel de participants.”

L’AX se renouvelle

Enfin, cette assemblée a permis de proclamer les résultats des votes.

La modification du règlement intérieur est approuvée avec 2 076 voix pour et 91 contre.

Les nouvelles administratrices et administrateurs ont été choisis par des électrices et électeurs dont plus du tiers s’est prononcé, ce qui est un progrès considérable par rapport aux années antérieures. Sans doute la campagne active y est-elle pour beaucoup. La facilité du vote électronique a sans doute aussi contribué à ce résultat très satisfaisant.

Ont été ainsi élus comme nouveaux administrateurs (par ordre alphabétique) : Joëlle Barral (2001), Nathalie Deroche (83), Philippe Drobinski (D98), Jérémy Harroch (2003), Clément Le Gouellec (2012), Jean-Bernard Lévy (73), Jean Pierre Mustier (81) et Ban Zheng (2005).

Cette élection, avec de nombreux candidats motivés, impliqués, d’âges, d’origines et de lieux de résidence très divers, montre la vitalité de l’association, sa capacité à se renouveler et à continuer à fédérer la communauté dans l’amitié et la solidarité.

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Un nouveau mandat pour une année peu ordinaire https://www.lajauneetlarouge.com/un-nouveau-mandat-pour-une-annee-peu-ordinaire/ https://www.lajauneetlarouge.com/un-nouveau-mandat-pour-une-annee-peu-ordinaire/#respond Tue, 08 Sep 2020 07:59:25 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106558 Le Conseil de l’AX a bien voulu me renouveler sa confiance, lors de sa réunion du 29 juin dernier, à l’issue d’une assemblée générale ordinaire, bien peu ordinaire car entièrement électronique, du fait de la situation sanitaire. Cette assemblée générale a engagé notre association sur la voie de la modernisation de sa gouvernance. S’il y…

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Le Conseil de l’AX a bien voulu me renouveler sa confiance, lors de sa réunion du 29 juin dernier, à l’issue d’une assemblée générale ordinaire, bien peu ordinaire car entièrement électronique, du fait de la situation sanitaire. Cette assemblée générale a engagé notre association sur la voie de la modernisation de sa gouvernance. S’il y a lieu de se réjouir du rajeunissement de notre conseil, d’une plus grande diversité des profils de ses membres et de l’impact réel de la campagne sur l’intérêt porté par la communauté et ses plus jeunes membres à l’association, je crois que nous pouvons aller plus loin et je ferai des propositions dans ce sens dans le courant de l’automne.

La crise sanitaire et le confinement auront marqué toute cette première moitié de l’année 2020. La
Covid-19 a fauché un nombre important de nos camarades les plus anciens et je voudrais réitérer à leurs familles et leurs proches les condoléances de l’ensemble de la communauté polytechnicienne. Malgré des conditions de travail complexes, notre délégation générale a continué d’assurer les fonctions essentielles, notamment celles liées à la solidarité. En termes d’animation de la communauté et à l’image de l’École elle-même, qui en une semaine a pu assurer l’essentiel de ses cours en ligne, les webinaires de groupes X ont fleuri et nous sommes passés d’un coup à l’ère numérique. Cela doit nous encourager à aller plus loin.

La situation sanitaire et le confinement nous ont également conduits à reporter le bal de l’X, prévu le 15 mai dernier. C’est une première pour la plupart d’entre nous, la dernière période sans bal de l’X étant celle de 1940 à 1945. Le prochain bal se tiendra, je l’espère, le 7 mai 2021 à l’Opéra Garnier et je comprends que la commission du Bal nous concocte quelques surprises. Le coronavirus n’a en revanche pas eu d’impact notable sur les travaux de la Maison des X et, à l’heure où vous lirez ces lignes, notre Maison aura rouvert ses portes, modernisée pour mieux nous accueillir, dans une plus grande sécurité.

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L’entreprise, accélérateur de changement positif https://www.lajauneetlarouge.com/lentreprise-accelerateur-de-changement-positif/ Tue, 08 Sep 2020 07:58:45 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106595 Par sa dimension planétaire, la crise Covid-19 nous rappelle combien les sujets de bien commun sont essentiels pour chacun de nous. Aucun groupe humain, aucune entreprise, aucun pays ne pourrait gagner dans un monde qui perd. Comme le défi sanitaire, les défis environnementaux et sociaux qui sont devant nous ne pourront être relevés que par…

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Par sa dimension planétaire, la crise Covid-19 nous rappelle combien les sujets de bien commun sont essentiels pour chacun de nous. Aucun groupe humain, aucune entreprise, aucun pays ne pourrait gagner dans un monde qui perd. Comme le défi sanitaire, les défis environnementaux et sociaux qui sont devant nous ne pourront être relevés que par un effort collectif, où les entreprises prendront une place importante.

 

Au moment où intervient la crise sanitaire, beaucoup d’entreprises ont déjà engagé leur mouvement en profondeur. Depuis une vingtaine d’années la responsabilité sociale et environnementale s’est largement développée, mais les entreprises choisissaient librement leur terrain et étaient donc suspectées de « verdir » certaines activités sans prise en compte systématique des enjeux sociaux et environnementaux. L’année 2015 avait été un tournant, tant par ses fractures – la grande crise des réfugiés – que par ses actes de prise de conscience collective – l’adoption de l’Accord de Paris et la publication des Objectifs de développement durable de l’ONU.

Les entreprises sont désormais au cœur de ces enjeux collectifs et beaucoup se les approprient avec volontarisme, mêlant la transformation du développement durable aux autres mutations qu’elles doivent intégrer. Les technologies, l’univers réglementaire, les relations commerciales entre les pays, les modèles économiques, les attentes des clients, des actionnaires et des salariés : tout évolue. Même si la société civile n’en a pas encore totalement conscience, un travail en profondeur est désormais à l’œuvre dans les entreprises. Pour les banques, la transformation est particulièrement rapide. Concurrencées par de nouveaux acteurs, mises en tension par un contexte durable de taux bas, strictement encadrées par les régulateurs, scrutées par l’opinion et les investisseurs, elles doivent construire leur avenir en combinant les bons choix stratégiques avec une forte capacité d’innovation et une relation renouvelée à leurs clients tout comme au monde qui les entoure.

Une nouvelle utilité sociale de l’entreprise alliant performance et impact positif

Chez BNP Paribas, nous avons décidé de faire du développement durable un axe de notre stratégie de développement, au même titre que la digitalisation de nos offres et services. C’est un choix fort et exigeant. Nous avons commencé par intégrer les 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations unies à notre projet stratégique. Ces objectifs répondent aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, notamment ceux liés à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice. Ils nous servent aujourd’hui de boussole et sont un référentiel de plus en plus partagé par les entreprises du monde entier pour mesurer leur action en faveur de la société et de la planète. Chez BNP Paribas, nous mesurons la part de nos crédits qui concourt directement à ces objectifs : elle représente aujourd’hui un encours total de 180 milliards d’euros.

La raison d’être de BNP Paribas

La « raison d’être » publiée fin 2019 par notre groupe fait explicitement référence aux ODD et à deux engagements officiels concourant à les atteindre dont notre banque est signataire : les principes de l’investissement responsable et les principes de la banque responsable. Pour BNP Paribas qui est aujourd’hui la première banque des entreprises européennes, cela se traduit à la fois par des engagements chiffrés de financement de secteurs particulièrement contributifs (par exemple les énergies renouvelables ou l’économie sociale et solidaire) et par des politiques RSE qui encadrent strictement nos financements des secteurs les plus sensibles au regard du climat, de la biodiversité ou des droits humains. Nous sommes aujourd’hui parmi les leaders mondiaux des obligations vertes et développons pour nos clients entreprises des crédits à impact positif dont le taux diminue à mesure que l’emprunteur atteint des objectifs précis en matière d’impact social ou environnemental. Dans le même temps, nous avons exclu le financement de toutes les entreprises spécialisées dans les hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste, sables bitumineux…) et imposons à tous nos clients de l’OCDE qui produisent encore de l’électricité à base de charbon d’être dès maintenant sur une trajectoire qui leur permettra d’en être totalement sortis en 2030 (2040 hors OCDE).

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Jean-François Jacq (58) passionné de yoga et de mer https://www.lajauneetlarouge.com/jean-francois-jacq-58-passionne-de-yoga-et-de-mer/ Tue, 08 Sep 2020 07:58:45 +0000 https://www.lajauneetlarouge.com/?p=106591 Jean-François Jacq vient de décéder, victime de la Covid-19. Informaticien et entrepreneur, il a beaucoup donné à sa promotion, au GPX et à sa passion pour la mer.   Jean-François était bien connu de toute la promotion 1958 à qui il a beaucoup apporté. D’un naturel communicatif, entraînant dans l’action, suscitant la bonne humeur, tout…

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Jean-François Jacq vient de décéder, victime de la Covid-19. Informaticien et entrepreneur, il a beaucoup donné à sa promotion, au GPX et à sa passion pour la mer.

 

Jean-François était bien connu de toute la promotion 1958 à qui il a beaucoup apporté. D’un naturel communicatif, entraînant dans l’action, suscitant la bonne humeur, tout entier tourné vers les autres, il lui semblait normal de s’investir dans la promotion.  Profitant de nos réunions de promo, il en fut le grand animateur, grand par sa taille, grand par sa voix qui passait très bien, grand par la générosité de son action. S’adaptant à toutes les situations, il s’investissait dans l’organisation des anniversaires. Mais l’AX et le GPX lui fournissaient encore bien des  occasions de servir les autres. C’est ainsi qu’en 1997 il a fondé l’activité yoga du GPX, qu’il a menée de bout en bout.

Tradition et modernité

Il avait du yoga une conception personnelle, libre et raisonnée, ouverte à tout ce qu’il y avait de bon à la fois dans les pratiques séculaires de l’Inde et dans celles de la modernité. Désirer, et obtenir parfois, le bien-être, par l’effort et les pratiques de la méditation, pour nos corps et nos esprits devenus paresseux, voire parfois vieillissants.

Il aimait rassembler, et tous se rappellent un dîner anniversaire extraordinaire où ils furent transformés en chansonniers du Yoga. Il était un yogi convaincu, mais il aimait en rire. Il n’aurait manqué aucune occasion, si une autre maladie qui l’avait conduit à l’hôpital ne l’avait pas frappé. Il n’en parlait pas, respectons son silence et sa discrétion. Marqué également par l’incendie de son appartement,  son regret fut immense de ne pouvoir participer au dernier anniversaire sur le Rhône, autrement qu’en spectateur.

Projets professionnels et personnels

Sur le plan professionnel, Jean-François était tourné vers l’informatique. Jean-François avait fondé en 1970 Europe Informatique, une SSII comme on appelait jadis les sociétés de services informatiques. PDG d’une entreprise en plein développement, il la vendit à Syntegra, la branche systèmes d’information de British Telecom, en 1997 au moment de la retraite. Il n’avait pas cependant l’intention de se croiser les doigts : un grand projet lui tenait à cœur.

Jean-François, breton des Côtes-d’Armor, avait de l’eau salée dans les veines. Il avait un aïeul qui avait été « capitaine de prise », celui qui commandait un bateau capturé pour le ramener au port. À ce titre, Jean-François faisait partie de l’association des descendants de capitaines corsaires.

Ce grand projet était celui de faire revivre son aïeul au travers de l’histoire des corsaires dans un livre qui la raconterait et montrerait bien la différence entre le corsaire en possession d’une « lettre de course, signée du Roy » et le pirate « bandit de grands chemins ». Après un travail de recherche considérable, il sut le mener à bien en publiant en 2011 L’âge d’or des corsaires : il fut honoré par l’Académie de marine au cours d’une petite cérémonie, dans la bibliothèque de l’École supérieure de guerre navale.

Son attachement et son intérêt pour la mer étaient permanents. Propriétaire d’un Bénéteau 42, il naviguait sur son propre bateau de plaisance, en compagnie de son épouse et d’amis proches  qui se relayaient pour des navigations estivales en Écosse, au Portugal, en Espagne ou en Italie.

Sa « carrière » marine avait commencé à Toulon lors  de son service militaire, puis à Brest où il avait embarqué sur un T47 (escorteur d’escadre) qui l’avait mené jusqu’aux Antilles où il a rencontré Rose-Marie, son épouse. On ne peut évoquer l’un sans l’autre.

Voilà quelques mots pour évoquer la vie d’un camarade attachant et actif qui vieillissait bien, si on peut dire, malgré quelques sérieux accidents de santé, un homme chaleureux qui rayonnait la sympathie.

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