Faire du vélo le moteur de la mobilité durable en entreprise

Face aux enjeux de décarbonation et d’attractivité, Zenride propose aux entreprises une solution clé en main pour équiper leurs salariés en vélos de fonction. Un dispositif pensé pour transformer les trajets domicile-travail et ancrer la mobilité douce dans la stratégie RH et RSE.
Comment Zenride veut-il transformer les trajets domicile-travail ?
Zenride est née avec une conviction claire : accompagner les entreprises dans la transition vers une mobilité plus durable. Notre premier produit emblématique a été le « vélo de fonction », qui permet à un salarié d’être équipé d’un vélo personnel par son employeur pour ses déplacements quotidiens. Derrière ce dispositif se trouvent des enjeux multiples : améliorer la santé et le bien-être des collaborateurs, renforcer le pouvoir d’achat en réduisant les coûts liés à la voiture, mais aussi aider les entreprises à atteindre leurs objectifs RSE. Nous nous concentrons aujourd’hui sur les trajets domicile-travail, mais notre ambition est d’élargir progressivement cette approche à d’autres types de déplacements du quotidien.
Zenride propose une offre abordable aux employeurs, tout en faisant faire des économies au salarié…
Notre modèle repose sur des formules de location tout compris. Le salarié bénéficie non seulement du vélo, mais aussi de l’ensemble des équipements nécessaires : casque, antivol, assurance contre le vol et la casse, assistance dépannage 24/7, ainsi que l’entretien et les révisions annuelles. Nous intégrons également un module e-learning dédié à la sécurité routière.
C’est l’employeur qui souscrit le contrat et met le vélo à disposition de ses collaborateurs. Selon ses priorités et ses capacités budgétaires, il peut opter pour différentes modalités de partage des coûts avec le salarié : prise en charge totale, contribution modérée du salarié, etc. L’idée reste de rendre cette solution accessible au plus grand nombre. L’employeur bénéficie par ailleurs d’une réduction d’impôt de 25 % sur les frais engagés, et l’avantage de la mise à disposition n’est pas soumis à cotisations sociales.
“Le vélo devient un atout RSE et d’engagement pour tous les salariés, quel que soit leur poste.”
Une offre qui va au-delà de la terminologie du véhicule « de fonction » ? Absolument. Le terme « vélo de fonction » est parfois trompeur. Contrairement à une voiture de service, le vélo que nous proposons est strictement personnel. Le salarié le choisit dans un magasin partenaire et l’utilise pour tous ses trajets, qu’il s’agisse de se rendre au travail, d’accompagner ses enfants à l’école ou de partir en randonnée le week-end.
Surtout, cette offre n’est pas réservée à une catégorie de collaborateurs. Chez nos clients, tous les salariés peuvent en bénéficier, du cadre dirigeant à l’ouvrier en usine. Cette dimension égalitaire est essentielle, tout comme l’ouverture de l’offre à l’ensemble des sites, y compris dans les zones industrielles éloignées des sièges sociaux.
Le vélo : un excellent moyen de contribuer au « verdissement » des flottes… C’est un levier incontournable. Nos clients, souvent de grands groupes, sont engagés dans des démarches ambitieuses de décarbonation. Cela passe par l’électrification de leurs flottes automobiles, l’installation de bornes de recharge… mais aussi par l’intégration de solutions comme le vélo. Or, il reste un potentiel considérable. Aujourd’hui, pour les trajets de moins de 5 km, la voiture reste utilisée dans 60 % des cas. Transformer ces trajets en déplacements à vélo est un moyen direct, simple et efficace de réduire les émissions. Pourtant, le vélo n’est pas encore reconnu dans les quotas de « flotte verte » imposés aux entreprises, alors même qu’il constitue un effort budgétaire réel pour elles. C’est l’un de nos combats : obtenir que les flottes de vélos, mécaniques ou électriques, soient intégrées dans ces indicateurs.
Comment Zenride perçoit-il les attentes actuelles des directions des ressources humaines vis-à-vis des avantages sociaux liés à la mobilité durable ?
Le vélo est perçu comme un véritable avantage social. Pour les directions RH, il représente un outil concret d’attractivité et de fidélisation. À la différence d’autres avantages, il est utilisé deux fois par jour, matin et soir, et répond à des préoccupations très tangibles : qualité de vie, économies financières, santé et bien-être.
Le gain de pouvoir d’achat est particulièrement visible. En France, le coût moyen d’un trajet domicile-travail en voiture est estimé à environ 120 € par mois. Avec un vélo de fonction, la dépense est bien moindre, ce qui rend le calcul évident pour de nombreux salariés.
Mais au-delà de ces aspects financiers, le vélo favorise aussi l’engagement. Beaucoup de collaborateurs affirment que leur trajet quotidien est source de stress ou d’insatisfaction. Offrir une alternative agréable contribue à l’attachement à l’entreprise. Enfin, pour les groupes industriels, c’est aussi un outil d’alignement interne : le vélo permet à chaque salarié, quelle que soit sa fonction, de participer aux objectifs RSE et climat du groupe.
Dans un contexte de transition écologique, on nous demande de plus en plus de « faire des efforts ». Celui-ci est plus qu’acceptable…
La plupart des mesures de transition écologique sont perçues comme des contraintes. Le vélo, au contraire, est une action simple, accessible à une majorité de collaborateurs vivant à moins de 10 km de leur lieu de travail.
Surtout, c’est un effort qui génère immédiatement du positif : meilleure santé, forme physique, bien-être mental. Le vélo combine donc deux vertus – écologique et personnelle – ce qui en fait un outil d’adhésion puissant.
En tant qu’acteur opérant partout en France, quelles synergies créez-vous entre les infrastructures locales pour garantir une expérience fluide et électrifiée ?
Nous avons tenu à bâtir une offre équitable sur tout le territoire. Près de 75 % de nos vélos sont déployés hors des dix plus grandes villes. Pour cela, nous nous appuyons sur un réseau de plus de 1 200 magasins partenaires, allant du détaillant indépendant aux grandes enseignes comme Decathlon ou Intersport. Ce réseau permet aux salariés de tester et choisir leur vélo, mais surtout de bénéficier d’un entretien et d’un service de proximité. C’est essentiel : un vélo doit être ajusté, entretenu et sécurisé. Cette approche profite aussi aux territoires. Environ 63 % de la valeur créée par nos contrats est réinjectée dans l’économie locale via ces commerces. Pour les grands groupes, c’est un moyen de conjuguer une politique RSE nationale avec un soutien concret au tissu économique local.
Une solution également pour garantir la sécurité, sur le trajet domicile-travail ? C’est un élément central. Les employeurs ont une obligation de moyens pour assurer la sécurité de leurs collaborateurs lors des trajets domicile-travail. En fournissant un vélo neuf, entretenu, équipé d’un casque et assorti d’une formation en sécurité routière, nous leur permettons de remplir cette responsabilité.
Quels sont les principaux défis que Zenride anticipe pour généraliser l’électrification des mobilités professionnelles, et comment comptez-vous les surmonter ?
Les défis se situent à trois niveaux.
Le premier est lié aux infrastructures. Pour accélérer l’adoption du vélo, il faut développer les pistes cyclables et les espaces de stationnement sécurisés. Ce sont des investissements qui dépendent des collectivités, mais il est essentiel que l’État continue de les encourager.
Le deuxième défi est réglementaire. La France reste en retard par rapport à ses voisins. On compte environ 2 millions en Allemagne et 200 000 en Belgique, qui atteignent ces chiffres par un dispositif fiscal clé : la conversion de salaire. Dans ces pays, une partie du salaire brut peut être utilisée pour financer la location d’un vélo, de manière exonérée.
Enfin, le troisième défi concerne l’élargissement de l’offre. Le vélo ne pourra jamais remplacer tous les trajets. Pour les salariés vivant loin de leur lieu de travail, il faudra proposer des solutions complémentaires, qu’il s’agisse de vélos cargos pour les déplacements professionnels urbains, de flottes partagées ou de dispositifs hybrides.
Notre ambition est de faire du vélo un levier central de la transition écologique, mais aussi de contribuer à un modèle plus large de mobilité douce en entreprise.





