Inauguration de l'espace Caroline Aigle

Espace Caroline Aigle

Dossier : Vie AssociationMagazine N°637 Septembre 2008

L’espace nautique Caroline Aigle a été inauguré à l’École polytechnique le jeudi 26 juin. L’occasion de rendre hommage au parcours exceptionnel de cette Xette 94, marqué par l’engagement.
« Caro », c’est l’engagement dans l’École, lors de sa scolarité polytechnicienne, de 1994 à 1997 ; l’engagement dans le monde sportif, surtout en tant que championne triathlète ; l’engagement dans sa vie professionnelle, par une carrière remarquable de pilote de chasse, tournée vers l’ambition et le rêve d’être spationaute ; enfin l’engagement dans la vie de famille, mariée et mère de deux enfants. Elle a cherché l’excellence et l’engagement dans tout ce qu’elle a entrepris, tout en étant humble, discrète et fraternelle.

 

« Mardi 21 août 2007 : Ce matin Caro s’est envolée pour l’éternité »
(SMS de son mari à leurs amis)

 

Un bas-relief a été dévoilé à l’entrée de l’espace nautique, ainsi qu’une plaque commémorative :

« Caroline Aigle intègre la promotion X 94 de l’École polytechnique à l’âge de vingt ans. Élève brillante, nageuse exceptionnelle, sportive accomplie, elle décroche le titre de championne du monde de triathlon par équipe en 1997. Passionnée aussi par la montagne, la plongée sous-marine et la chute libre, elle totalise 250 sauts en parachute. Rejoignant l’armée de l’air en 1999, elle est une des premières femmes brevetées pilote de chasse à l’âge de 25 ans, puis en 2005, la première femme commandant d’escadrille sur Mirage 2000-5 au 2/2 Côte-d’Or à Dijon. Elle totalise 1 600 heures de vol. Volontaire, exigeante, Caroline Aigle se préparait à un doctorat de physique et à suivre le cursus de sélection des spationautes de l’Agence spatiale européenne lorsqu’elle apprit sa maladie. Maman de Marc, deux ans, enceinte, elle décide de mettre au monde son deuxième fils, Gabriel, avant d’être foudroyée par la maladie trois semaines plus tard, à l’âge de 32 ans, témoignant de son engagement dans la vie et pour la vie. »

Extrait d’X-Info, juin 2008

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