Énergétique personnelle et sociale

Dossier : Arts, Lettres et SciencesMagazine N°573Par : André de PERETTI (36)Rédacteur : Georges Yves KERVERN (55)

Mais que faisaient les intellectuels français au cours du XXe siècle ? Pour ceux qui rêvent parfois de disposer en moins de 500 pages d’un panorama des idées, des concepts, des analyses qui peuplaient les échanges entre philosophes, cybernéticiens, systémiciens, ingénieurs, thermodynamiciens, sociologues, etc., cet ouvrage constitue la réponse.

Commencé comme une mosaïque, l’ouvrage se termine sur une architecture en synthèse.

Einstein évoqué dans plus de dix pages, Freud, aussi, Laborit aussi, Marx aussi, et Edgar Morin, et Sartre et Wiener.

La mosaïque comprend également la discussion approfondie de concepts comme accointance, aliénation, altération, assujettissement, fermeture, hétérogénéité, influence, oscillations. Ainsi se constitue un réseau de concepts dans un cadre théorique décrivant le jeu des interactions entre énergie et information.

Nous passons alors de la mosaïque à une architecture de synthèse. L’ouvrage constitue réellement une synthèse.

Il débouche en effet dans sa quatrième partie sur trois principes :

  • le principe de continuité – interaction,
  • le principe de l’économie dans la formalisation,
  • le principe de pluralité harmonique.

 
Le principe de continuité – interaction implique que je tende à situer mes activités et mes recherches en continuité, en tension d’égalité de solidarité, avec la plus grande pluralité possible de personnes, et très généralement avec ce que l’on appelle dans notre langage politique “ la base ”, les gens du peuple, les militants des syndicats.

Le principe de l’économie dans la formalisation prévoit qu’un nombre restreint de principes épistémologiques peut expliquer un plus grand nombre de lois fondamentales de la nature.

Le principe de pluralité harmonique prévoit qu’il n’est possible de correspondre à la variation, continue ou inattendue, des besoins et des finalités, individuels ou collectifs, que par le développement et l’invention de pluralité des formes et moyens expérimentaux, de complexité croissante, répertoriés selon leurs conséquences et organisés de façon comparative.

Vous vous demandez, bien sûr, quelles pourraient bien être les applications de ces principes.

La réponse est aussi dans le livre.

En effet, André de Peretti, docteur ès lettres et sciences humaines, auteur de nombreux ouvrages scientifiques, pédagogiques et littéraires a exercé des responsabilités multiples comme parlementaire, ingénieur, psychosociologue, formateur (je l’ai eu comme professeur de français en taupe et il nous lisait merveilleusement Ondine de Giraudoux) et conseiller de plusieurs ministres.

On voit bien tout au long de son livre qu’il réfléchit en permanence à la réforme de l’enseignement et de l’éducation.

C’est donc bien dans ce domaine que l’on trouvera l’essentiel des applications des principes qui constituent la synthèse de son remarquable panorama des idées au XXe siècle.

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