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Michel LE VAN QUYEN

Michel LE VAN QUYEN

Ingénieur Télécom (Sup Télécom Bretagne), 1990
Doctorat de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), 1996
Habilitation à Diriger les Recherches (HDR), Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), 2011.

Titres et travaux :

Après mes classes préparatoires, j’ai intégré en 1987 Sup Télécom Bretagne et j'étais voué à travailler en tant qu’’ingénieur dans l'industrie. Néanmoins, j’ai vite compris que c'était la science que j’aimais et j'ai décidé de faire un doctorat dans le domaine des neurosciences. Il existe aujourd'hui peu de passerelles entre les filières, et j'ai eu la chance de rencontrer Francisco Varela, un neurobiologiste, hors des sentiers battus, qui a accepté de diriger ma thèse et qui a pris le temps de me former à la neurobiologie.

Selon lui, les outils mathématiques sont essentiels pour mieux comprendre le cerveau qui a une dynamique très complexe, chaotique (impliquant a fortiori l’impossibilité de prévoir leur évolution sur un long terme) et j’ai développé des méthodes mathématiques pour rendre intelligible cette irrégularité et qui permettent l’identification de certaines lois cachées. J’ai effectué ma thèse dans le LENA (CNRS), un laboratoire très hybride, situé au cœur de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris, qui a réuni psychologues, médecins, physiciens, mathématiciens autour de la recherche sur le cerveau.

A partir d’analyses mathématiques issues de la théorie du chaos, je me suis intéressé à l’épilepsie : Cette maladie neurologique fréquente est caractérisée par la survenue brutale de crises, correspondant à une synchronisation du cerveau qui désorganise temporairement la cognition du malade et perturbe sa conscience. En analysant les activités cérébrales de ces malades, j’ai pu démontrer qu’il était possible dans certains cas de prédire les crises, parfois plusieurs minutes en avance. Ceci m’a permis d’envisager le développement de systèmes d’alerte et d’interventions thérapeutiques visant à stopper précocement la crise.

Après un post-doc en Allemagne (Forschungzentrum de Jülich), j'ai obtenu plusieurs bourses (celle de la FFRE en particulier) qui m'ont permis de revenir en France et, en 2000, j’ai pu intégrer l’INSERM à l’hôpital de la Salpêtrière. Actuellement, je continue à m’intéresser à la modélisation et aux analyses mathématiques des activités du cerveau, en particulier dans le domaine de l’épilepsie.

Tout particulièrement, j’étudie le neuro-feedback, dispositif permettant à un individu d’avoir une représentation de l’activité de son propre cerveau en temps réel sur un écran d’ordinateur. Ceci permet d’étudier l’effet causal de la conscience sur des activités neuronales élémentaires (neurones individuels, population de neurones, cerveau entier).

Je suis l’auteur de 63 articles dans des revues spécialisées dont 6 articles de revue (H-index de 24), de plusieurs brevets et de nombreuses communications dans les symposiums internationaux. J’ai encadré 5 thèses.

En 2010, j’ai rejoint le nouvel Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) dans la Salpêtrière où je dirige un groupe de recherche

Adresse professionnelle:

Groupe « Excitabilité, synapse et pathologies associées » du centre de Recherche de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM, INSERM UMRS 975 - CNRS UMR 7225), Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, FRANCE

Date de recrutement à l’Inserm :

Depuis Novembre 2000, Chargé de Recherche INSERM dans le LENA (Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale, CNRS UPR 640, dirigé par Bernard Renault puis par L. Garnero), à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Formation de recherche :

  • 2004: Séjour de recherche au département de neurologie à UCLA (Los Angeles, USA).
  • 1998-2000: Séjour postdoctoral à Paris (Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale, CNRS UPR 640).
  • Financement en 1999: Bourse INSERM-CNRS de la Fondation pour la recherche médicale (FRM) et Bourse de la Fondation Française pour la recherche sur l’épilepsie.
  • Financement en 1998: Bourse de la Ligue Française contre l’Epilepsie-Parke-Davis et Bourse de Human Science Frontier.
  • 1996-1998: Séjour postdoctoral au Supercomputing Center (HLRZ, dirigé par le P. Grassberger) du Forschungzentrum de Jülich (KFA), Allemagne, dans le cadre d'un échange bilatéral entre le CNRS et le KFA.
  • 1992-1996: Doctorat de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), spécialité Sciences Cognitives. Thèse effectuée au Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale (LENA, CNRS URP 640) de l'Hôpital de la Salpêtrière sous la direction de Francisco Varela. De 1994-1996, séjour scientifique sous la direction de H.G. Schuster à l'Institut de Physique Théorique de l'Université Christian-Albrechts de Kiel en Allemagne (bourse allemande de recherche du DAAD). Titre de la thèse: Mécanismes de résonances coopératives dans les systèmes neuronaux. Mention: Très honorable avec félicitations du jury.
  • 1990-1991: Informaticien dans l'unité d'imageries médicales à l'Hôpital de l'Université de Kiel (Allemagne).
  • 1987-1990: Formation d'Ingénieur à Sup Télécom (ENST Brest) avec spécialisation en traitement du signal, image, et communications numériques. Stage de fin d'étude en traitement du signal chez Honeywell-Elac (Kiel).

Activités d’enseignement universitaire :

  • Enseignements à l’École polytechnique au master de sciences cognitives (dirigé par Y Fregnac).
  • Enseignements à l’université Pierre et Marie Curie (Paris 6) au Master BIP (Sciences et technologies, mention biologie intégrative et physiologie), spécialité neurosciences (dirigé par Stéphane Charpier et Régis Lambert),
  • Enseignements à l’université Pierre et Marie Curie (Paris 6) au Master UE « De l'expérimentation à la clinique dans les maladies neurologiques humaines » (dirigé par C. Lubetzki).

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