Les relations entre science et société ont été historiquement tumultueuses. La science est source de progrès mais le progrès ne répond plus aux attentes de l’homme. La réconciliation passe par une multitude d’actions, depuis la sensibilisation des enfants, la formation des étudiants, la mobilisation des chercheurs jusqu’à l’action politique.
Si la recherche publique et la recherche privée répondent à des finalités différentes, elles ont en commun de s’inscrire dans la durée et d’être marquées par des échecs, inévitables en raison des risques inhérents à tout programme. L’indispensable collaboration entre ces deux mondes serait facilitée par un rapprochement des méthodes d’évaluation des travaux, sur base de critères mesurant à la fois la pertinence et l’excellence de ceux-ci.
On constate que le doctorat, diplôme le plus élevé de l’enseignement supérieur, donne moins facilement accès à des emplois à durée indéterminée que les diplômes de niveau « bac + 5 ». Les docteurs sont pourtant les cadres de la recherche. Les efforts d’information et de communication qui sont nécessaires pour attirer les candidats et leurs employeurs futurs ne peuvent reposer que sur une base solide : la qualité du doctorat.
Le dossier s’intéresse aussi à différentes applications de la recherche tournées vers des applications pratiques.
Le TGV Sud-Est, puis le TGV Atlantique, puis le Duplex. Pour chaque innovation, il a fallu franchir une multitude d’obstacles, mais chacune a réussi au-delà des espérances. Une aventure qui a fait passer la grande vitesse de la sphère économique à la sphère politique.
Dans un autre régistre, l’aventure du Genopole d’Evry sort totalement de l’ordinaire. Ce projet, voué à l’échec pour beaucoup, a pu prendre corps grâce à la volonté tenace de quelques grands acteurs. Les premiers succès, en particulier en matière de séquençage du génome humain, sont un stimulant pour surmonter les difficultés liées à l’éloignement géographique, la notoriété ou la dimension hospitalo-universitaire, dans la perspective d’un avenir porté par des projets ambitieux et structurants.
Sur le plateau de Saclay, l’opération Campus prévoit l’implantation d’un cluster scientifique de niveau international. Dans ce cadre, le Centre de recherche de l’École polytechnique, porté par l’École et plusieurs grands organismes de recherche, à commencer par le CNRS partenaire de tous nos laboratoires, sera plus que jamais un lieu privilégié où les chercheurs de toutes disciplines pourront conduire ensemble des projets communs et innover. Autour de ce carrefour rayonneront de grands domaines thématiques. Une réponse aux enjeux scientifiques, technologiques et sociétaux d’aujourd’hui et de demain.
Enfin, l’on rappelle qu’après la Seconde Guerre mondiale, Pierre Mendès France a été le premier à proposer une véritable politique de recherche. S’il n’a pas pu lui-même la mettre en œuvre, les principes et orientations qu’il a mis en avant ont été largement repris et restent pour beaucoup très actuels.







