Magazine N°722 Février 2017 - Trajectoires
Par René de Gaillande (64)

Articles du dossier

Par ses cocons Georges Dobias, Jacques Dumas, Jean-Claude Godard, Philippe Lazar, André Lévy-Lang, Christian Marbach et Claude Riveline
Par René de Gaillande (64)
Par Christophe Brackman (72) et François Paillusseau (72)

François de WITT (64)

Né en Angleterre d’ancêtres hollandais, François de Witt a montré un vif intérêt pour le monde de l’entreprise, ce qui le conduisit à faire une brillante carrière dans le monde des médias. Il est décédé le 11 décembre 2016.

François grandit aux États-Unis où il est nettement plus passionné par l’observation des oiseaux que par ses études au Greenwich Country Day School. De retour en France, à l’École des Roches, une provocation de son professeur de mathématiques (Vous êtes trop dilettante ; vous ne serez jamais qu’un savant inférieur) pique son amour-propre et déclenche une réaction positive.

François de Witt (64) Il rentre donc à l’École Sainte Geneviève dont il sera le ZG (président de l’ensemble des élèves), une belle exception pour un protestant dans une école dirigée par les jésuites.

À l’X, il cultivera une relation amoureuse intense, d’où des absences nombreuses qui feront de lui le recordman absolu des jours d’arrêt…

Soucieux d’échapper à un futur d’ingénieur ou d’entrepreneur, il consacre encore deux années à l’Institut d’études politiques où il choisit la section Eco-Fi, car il ne veut pas être tenté par la voie dite royale qui aurait aisément fait de lui un X-ENA.

HOMME DE PRESSE…

Dès sa sortie de Sciences-po, sa curiosité et son envie de comprendre l’entreprise et ses mécanismes de toutes natures, économiques et sociologiques, le poussent vers le journalisme, auquel il consacrera toute sa vie.

Il débute, en 1969, à L’Expansion où, sous la houlette de Jean Boissonnat, il fera ses classes puis deviendra rédacteur en chef et animera puis dirigera les Forums de L’Expansion.

Il y restera presque vingt ans et y nouera des relations quasi amicales avec les plus grands chefs d’entreprise qui lui accorderont leur estime, même si parfois ils redoutaient sa sagacité et sa perspicacité.

En 1987, il devient directeur de la rédaction de La Vie française où il restera six ans et qu’il quittera en laissant de sincères regrets à moult de ses collaborateurs.

“ Il ne veut pas être tenté par la voie dite royale qui aurait aisément fait de lui un X-ENA ”

En 1993, Claude Perdriel lui confie la direction de la rédaction de Challenges, mais la relation entre ces deux charmeurs polytechniciens se détériorera vite du fait de leurs conceptions philosophiquement très différentes de l’existence et donc du journalisme.

En 1996, il prend donc la direction de Mieux Vivre votre argent dont il se sent proche par l’esprit du fondateur. Il y restera jusqu’en 2003, avec le souci d’apporter aux nantis de bons conseils, mais aussi la sérénité et une certaine forme de détachement.

En 2004, il publie son premier essai d’envergure : Appauvrissez-vous ! François y prône, avec énergie et de nombreuses références, l’indispensable échange de l’avoir contre de l’être.

… ET HOMME DE RADIO, PUIS ENTREPRENEUR SOLIDAIRE

Mais son action de rédacteur et de dirigeant de presse écrite ne le sature pas ; il assure régulièrement des chroniques économiques à la radio : Europe 1 de 1980 à 1985, Radio Monte-Carlo de 1985 à 1988, Radio Classique de 1988 à 1990, puis enfin France Info où il restera près de vingt ans (de 1990 à 2009).

En 2007, retiré de la presse écrite, il accepte la présidence de Finansol (finance solidaire) à laquelle il va consacrer six années de sa vie et dont il était toujours, à son décès, président d’honneur.

L’IMMORTALITÉ DE L’ÂME

Mais, depuis trois ans, il était totalement absorbé par son dernier ouvrage qu’il voulait être l’œuvre de sa vie : La preuve par l’âme (recension de la JR novembre 2015). Écrire ce livre puis en porter partout le message était devenu pour lui une plénitude joyeuse : chaque être devait comprendre qu’il était sur terre pour réaliser le projet de son âme.

L’essentiel était produit ; François pouvait s’envoler pour l’éternité. Grâce à ce qu’il nous a laissé, il pourrait nous dire : Je ne suis plus, mais je suis. 1.

A propos de son dernier livre

La preuve par l'âme : Un polytechnicien démontre notre immortalité (la télé de Lilou)

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